Réforme de la Police nationale congolaise

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Evariste Boshab pose la première pierre pour la construction du bâtiment administratif

 « La réforme est en marche sur tous les plans… aujourd’hui, c’était le volet des infrastructures. La fois dernière, il n’y a pas un mois, nous sommes allés à Kasangulu où il y a effectivité de l’intégration de la police judiciaire au sein de la police nationale congolaise et nous avons assisté il n’y a pas longtemps au séminaire de sécurisation des élections. Aujourd’hui, c’est un grand jour qui confirme que cette réforme concerne toutes les dimensions et tous les aspects. Nous sommes pratiquement heureux de poser la première pierre du bâtiment qui va abriter l’administration centrale de la Police. J’ai considéré l’administration centrale de la Police comme un système nerveux qui fonctionne dans le corps humains, mais toute l’impulsion va partir de cette administration centrale. Pour nous, c’est un jour heureux »

Ces propos sont ceux du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieure et sécurité nationale, au lancement officiel des travaux de construction du bâtiment de l’administration centrale de la Police nationale congolaise.

Cinq temps forts ont marqué cette cérémonie. Premièrement, c’est Mme Fortinate Ciapparone, Adg de la Société d’études de service et construction (Sesco) qui, dans son allocution, a magnifié le Gouvernement de la République à travers le ministre de l’Intérieur qui a lancé l’offre, et que son entreprise l’a emporté, en vue de la construction de cet immeuble. Cet ouvrage, rassure-t-elle, sera livré dans 270 jours francs, soit 9 mois après.

En deuxième lieu, c’est l’allocution du Directeur chef de service de la PNC, qui a présenté le projet, dont le coût estimatif est de 2.979.856.000 FC,  soit 3.310.972$. C’est un bâtiment de 2 niveaux, y compris le rez-de-chaussée. La procédure a été respectée et avisée par la cellule des infrastructures du ministère de l’Intérieur avec la participation des ingénieurs de la cellule de gestion. Le contrôle et le suivi seront exécutés par la cellule des infrastructures. A ce sujet, il faut dire que la Police nationale congolaise dispose des infrastructures qui répondent aux normes selon la loi organique portant réforme de la Police.

Recensement physique du patrimoine immobilier de la PNC

Il reste de doter la Police des infrastructures conséquentes  pour contribuer à l’amélioration du travail des directions et services pour un bon rendement optimal et efficient.Depuis la promulgation de la loi organique, la PNC est passée de 34 à 64 directions et services; avec la loi sur la décentralisation, la PNC passe de  11 à 26 Commissariats provinciaux.

Après l’opération de collecte des données en mai 2013 dans les inspecteurs de SGI  au niveau de chefs-lieux des provinces, la conclusion qui s’en ait dégagée est que la Police nationale congolaise fonctionne avec moins de 10% des infrastructures à sa réforme. Ceci était avant la loi sur la décentralisation, et quelques partenaires ont construit quelques infrastructures viables.

Parlant du bilan des infrastructures, la direction des services et de quelques commissariats provinciaux  spécialisés attendent pour les uns être réhabilités, ceci sans compter les infrastructures sociales de base qui doivent aussi intégrer dans ce schéma de la Révolution de la Modernité. La PNC compte sur l’implication d’Evariste Boshab pour  que l’ouvrage soit livré dans le délai, et inscrire dans le budget national pour le compte de l’Inspection générale de la Police, question d’assurer la maintenance des infrastructures et les pérenniser. « A tous les membres de la PNC, nous lançons un appel de considérer les efforts du Gouvernement qui ne cesse de nous doter pour que le service de la PNC atteigne le standard à travers le monde. Les ambitions des autorités de la République sont affichées », a dit le Commissaire général de la Police nationale congolaise.

Travaux financés par le Gouvernement de la République, dont la mission de SGI est de gérer les biens meubles et immeubles affectés à la PNC. Il est chargé de concevoir et planifier les infrastructures sur base des expressions de besoins des unités, des directions et services. Chargé à l’élaboration de dossier d’appel d’offre à l’exécution des travaux de réhabilitation des infrastructures et le suivi des travaux en construction des partenaires. Il a la charge d’assurer l’entretien permanent des immeubles acquis et proposer leur affectation. La vision est de faire de ce service un service professionnel capable de pérenniser le patrimoine ; rendre efficace les services et directions pour un meilleur rendement.

Etats de lieux des infrastructures de la PNC

Après l’opération de données exécutée par le Service de Gestion d’Entreprises et l’Union Européenne à travers le Projet d’Appui de la Réforme en vue de faire un état de lieux des infrastructures, il se dégage un tableau des infrastructures qui répondent aux normes par la loi organique portant organisation et fonctionnement de la PNC suivant : 5 directions et services installés confortablement selon les normes, alors que la PNC compte 27 directions et services qui vont permettre de résoudre certains problèmes quant à l’installation des autres directions.

« Il y a des directions qui travaillent avec deux ou trois locaux qui rendent le travail très difficile », a dit le Directeur chef de service. La PNC dispose de 4 Commissariats construits dans les normes, notamment dans la province du Kongo central, dans la province du Kasaï Centrale, au Nord et Sud-Kivu. A cette liste s’ajoute 4 sous-commissariats provinciaux dans 26 provinces construites selon les normes, reste à construire 22 sous-commissariats provinciaux. Il faut dire que sur les 104 sous-commissariats de district qui répondent aux normes, 4 seulement répondent, reste à construire 100 sous -commissariats dont le coût évalué à 1 millions de dollars. On note également que sur les 416 commissariats, seulement 24 commissariat conformes à la réforme ont été construits, reste à construire 392 ; et sur 1664 sous-commissariats à construite, 54 l’ont été qui répondent aux normes de la réforme, reste 1610 à construite pour un coût de 300.000 dollars américains par unité. On n’a pas pris en compte pour les infrastructures spécialisées et les infrastructures pour la formation,  aussi bien de la santé et du social dont le coût n’est pas encore évalué puisque, la priorité, c’est le bâtiment administratif.

Boshab rend hommage à l’initiateur de la Révolution de la modernité

 Peu avant d’aller poser la première pierre de la construction du bâtiment administratif, le Vice-Premier ministre a tenu à rendre un hommage vibrant au père de la démocratie, et initiateur de la Révolution de la modernité. Dans son speech, il a dit ce qui suit : « ce 04 août 2015 restera un jour mémorable dans les annales de la PNC pour avoir traduit le début des travaux de construction du bâtiment de l’administration centrale de la Police Nationale Congolaise, maillon importante de la réforme initiée par le président de la République. Il vous souviendra que le chef de l’Etat, dans sa vision de la Révolution de la modernité avait impulsé plusieurs réformes dont celles relatives de services de la police pour la rendre performante et professionnelle au fin de répondre efficace de la mission que la République attend d’elle », a dit le patron de la territoriale.

A l’occasion, il a rendu hommage aux FARDC et à la PNC pour avoir compris l’essence de cette réforme qui a rénové tant l’organisation que le fonctionnement sans omettre le sort du policier lui-même au centre de cette réforme, être consacrée par une loi particulière. Aujourd’hui, c’est une autre dimension de cette réforme qui met en exergue comme l’exige les nouvelles infrastructures pour un travail de qualité. Le Professeur Evariste Boshab, dans une maxime, a dit : « dis-moi qui tu fréquente, je te dirais ce que tu es. Et moi d’ajouter, dis-moi où tu vis, je te dirai qui tu es », pour dire que l’image du bâtiment reflète l’image du pays sur le plan symbolique. Cependant, le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur a reconnu le déficit des infrastructures de la police, déficit immense, dit-il. Sinon, de dire que pour faire 100Km, il faut d’abord faire un mètre. Animé par la conviction aussi bien par le président de la République de mettre en condition la police nationale dans un environnement traduise la meilleure condition de travail.

« Comme un esprit sain ne peut mieux se mouvoir dans un corps sain, que les policiers bénéficient la coupole de cette réforme avec les conditions améliorées, et qu’en retour ils offrent une meilleure sécurisation de la population et de leurs biens. L’administration de la police nationale congolaise sera la centrale, son épine dorsale, le centre nerveux de la police nationale congolaise », a dit Evariste Boshab. Il faut dire que ce bâtiment à une surface de 4500 m carré, soit 1500 m carré par niveau ; il aura 104 bureaux et d’une salle de réunion. Ces bureaux seront paysagés, vitrés et aménagés  selon les besoins des usagers.

(Pius Romain Rolland)

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