Réforme de la gestion des finances publiques en Afrique

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Dakar a abrité la conférence sur la gestion des finances publiques

La conférence sur la gestion des finances publiques (GFP) contribue à faire avancer la réforme dans les pays Francophones d’Afrique. Au terme de cette conférence, les ministres chargés des Finances ont eu à lancer un appel à l’action relatif aux réformes de la GFP dans la région. La conférence était conjointement organisée par la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Fédération Internationale des Comptables (IFAC), la Fédération Internationale des Experts Comptables Francophones (FIDEF), la Fédération panafricaine des experts comptables (PAFA) et ONECCA.

Les ministres des Finances, les décideurs et experts en finances publiques en provenance de 17 pays africains francophones avaient rejoint les partenaires internationaux et les professionnels de la comptabilité à l’occasion de la Conférence sur la Gestion des Finances Publiques à Dakar, au Sénégal. Le but de cette conférence était de faire le point sur les progrès accomplis dans la réforme de la gestion des finances publiques (PFM), avec comme objectif de lancer un appel à l’action afin de relever les défis persistants.

L’Afrique est classée parmi les régions affichant la plus forte croissance à l’échelle mondiale, et compte 6 des 10 économies dont le taux de croissance est le plus élevé au cours de la dernière décennie, laquelle performance est principalement attribuable aux les cours favorables des matières premières. Toutefois, les perspectives économiques mondiales et africaines qui sont actuellement plus modérées obligent les autorités publiques en Afrique et dans d’autres parties du monde à améliorer leur gestion des ressources publiques par le biais des processus et des systèmes de GFP plus efficaces.

Samia Msadek, Directrice, département Mobilisation des ressources publiques et gouvernance en matière de gestion, Groupe de la Banque mondiale, a déclaré: «Les objectifs de développement durable récemment annoncés reflètent notre rêve d’un monde où tous les citoyens peuvent atteindre leur plein potentiel… Le Groupe de la Banque mondiale est un partenaire clé dans ce programme qui contribuera à atteindre l’objectif de réduire l’extrême pauvreté à 3% d’ici 2030 et au renforcement de la prospérité partagée, en se concentrant sur les 40% de la population qui consistent des plus démunies ».

Pour sa part, Alta Prinsloo, directrice exécutif en charge des stratégies et directeur des opérations à la Fédération internationale des comptables, a de son côté souligné que «Le point de départ de l’amélioration de la gestion des Finances Publiques est une information financière de haute qualité que les décideurs peuvent utiliser pour prendre des décisions éclairées en ce qui concerne la budgétisation, la mobilisation des ressources, la répartition, l’audit et le contrôle ».

Selon le communiqué nous parvenu, les délibérations on été conçues de manière à aboutir à l’adoption d’un appel à l’action par les ministres des Finances des pays africains francophones et donner une impulsion à une approche collaborative et proactive en ce qui concerne les réformes de la GFP. Au cours des différentes tables rondes, les participants ont partagé les expériences et perspectives du Madagascar, des Iles Comores, du Cameroun, du Gabon, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, du Niger, du Mali, le Tchad, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée, le Togo, le Burundi, la République de Congo, la Guinée Bissau, le Bénin, le Sénégal, le Maroc et la Tunisie.

Pour Mamour Fall, président de la FIDEF, «La région de l’Afrique francophone affiche ces dernières années des avancées impressionnantes en termes de facilité de faire des affaires et d’attraction des investissements étrangers. Une gestion plus efficace et efficiente des ressources publiques donnera lieu à un éventail toujours plus large de services publics de qualité, une croissance économique durable, une augmentation de l’emploi et une meilleure promotion de la lutte contre la pauvreté et l’inégalité…».

Améliorer l’efficacité, la transparence et la responsabilité dans les processus de mobilisation et d’affectation des ressources est un facteur clé pour s’assurer d’une gestion judicieuse des ressources publiques, au profit de l’inclusion de tous dans l’économie, a indiqué Mamadou Lamine Ndongo, Représentant résident de la BAD au Sénégal. Ces processus, a-t-il ajouté, sont assez complexes et exigent donc de nouer des partenariats solides. « Cette conférence nous a permis de gagner en perspicacité dans les expériences et les besoins de nos pays membres francophones», a déclaré Mamadou Lamine.

Asmâa Resmouki, présidente de la PAFA (Fédération panafricaine des comptables) a quant à lui affirmé que « plusieurs changements se pointent à l’horizon en Afrique, en termes d’amélioration de la gestion financière publique. Les organisations professionnelles de comptables ont un rôle central à jouer dans ce long parcours». D’après lui, cette conférence était une excellente occasion de réunir toutes les parties prenantes autour de la même table.

(Lepetit Baende)

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