Réflexion

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Ecouter, voir, danser et pleurer : le quarté gagnant universel de l’humanité

« Je suis un homme. Je mange quand j’ai faim, je bois quand j’ai soif et je dors quand j’ai sommeil », me disait un jour un ami de longue date. Aujourd’hui dix ans après, Je me remémore de cet ami. Depuis lors, l’eau a coulé sous le pont. Je continue à mûrir la conception de mon vieil ami et me permets de l’enrichir en y adjoignant une assertion d’un auteur français contemporain qui a écrit ce qui suit : « En vivant et en voyant les hommes, il faut que le cœur se brise ou se bronze. »

Mises ensemble, les deux affirmations constituent une macédoine appétissante et enrichissante.

L’homme, le seul être vivant qui réfléchit

En fait, à la différence des autres êtres vivants (le poisson, l’animal ou la plante), l’homme est le seul qui réfléchit. Il reconnaît qu’il est un homo sapiens matérialisant la profonde philosophie de Descartes : « je pense donc je suis ».

L’homme réfléchit, c’est-à dire qu’il écoute l’environnement dans lequel il vit. Puisqu’il écoute, il parle ; puisqu’il parle, il transmet le message, il observe la nature qui l’entoure en vue de la façonner, de l’apprivoiser, mission que Dieu créateur lui confia depuis le début des temps immémoriaux, c’est-à-dire à sa création et qu’il est appelé à transmettre durant les siècles des siècles. Ainsi parlent les Saintes écritures. L’homme qui n’écoute pas la nature, les chants des oiseaux, le bruit des feuilles, le sifflement du serpent, la voix, les pensées et les réflexions de ses semblables est voué à une mort sinon subite mais certaine et douloureuse. L’homme qui écoute et met en pratique les recommandations de Dieu qu’il ne voit pas mais dont la voix s’entend à travers ses représentants (disciples, apôtres, évêques, pasteurs, curés, calotins, intercesseurs, etc.)  à travers ses semblables devient immortel. Ecouter devient primordial. Le chasseur qui n’écoute pas les sons de diverses proies risque un jour de laisser sa peau en forêt, mordu par un serpent, dévoré par une bête féroce ou happé par un crocodile. L’Israélien qui oublie le paysage qui l’entoure périt. Le dirigeant qui n’écoute pas les pleurs du peuple remplit le vase de ses lamentations qui, une fois débordé, finit par déverser sa bile sur lui et ses œuvres.

L’accouchement, une épreuve douloureuse, parfois mortelle

L’homme naît dans la douleur et les lamentations.  Aucune mère n’est heureuse les instants qui précèdent l’accouchement, une épreuve douloureuse, parfois mortelle. Et les premiers cris qu’émet le nouveau-né sont des pleurs. L’enfant pleure, il est donc vivant. Et la sage-femme va voir l’entrejambe pour annoncer le sexe du bébé à sa mère. Pleurs et lamentations constituent les premiers reflets de l’humanité. Or, l’homme n’a pas été créé pour pleurer mais bien pour jouir de la nature et la dompter. La douleur, les lamentations et la mort qui en est la résultante doivent être bannies. Voilà pourquoi l’humanité se mobilise pour lutter contre la mortalité infantile, la mortalité de la  mère à l’accouchement, contre les guerres, le terrorisme, les maladies  endémiques, les épidémies, le banditisme qui sont les causes avérées de mortalité. La lutte souvent sans merci engagée contre le terrorisme est loin d’être gagnée. Au contraire, elle augmente l’intensité et la hargne des minorités qui expriment leur inadaptation aux règles et normes par des actes de barbarie à l’endroit des cibles innocentes et sans défense qu’elles massacrent lâchement et sans scrupule nuitamment ou en plein jour en faisant sauter des explosifs dissimulés dans leurs tenues vestimentaires. Ces kamikazes constituent une race meurtrière difficile à exterminer parce que issue de souche prétendument religieuse donc fanatique. Une mentalité puisée dans la foi ou les croyances est refractaire au changement.On ne peut les vaincre ni s’attaquer à eux avec succès sans tenir compte de leurs revendications et des objectifs qu’ils poursuivent. Eux-mêmes ou du moins la plupart d’entre eux ne connaissant pas les tenants et les aboutissants de la lutte qu’ils mènent au risque de leur vie.

La danse, une expression de joie-fête

Enfin, il y a la danse. Elle se veut la somme de tous les autres. Ecouter, pleurer, voir, c’est-à-dire observer et communiquer sont des vertus cardinales. Après tout ce travail, on se repose, on médite et on danse. La danse étant à la fois une expression de joie-fête, concerts avec  tambours et trompettes. On danse quand on est heureux, on danse pour pleurer les

morts, on palabre en s’appuyant sur la chanson et la danse. Le quarté gagnant ainsi constitué. Ecouter, pleurer, danser et voir  font l’homme. Retenons qu’en vivant et voyant les hommes, le cœur se brise, se lamente, où se bronze c’est-à-dire se raffermit, devient insensible aux malheurs et aux joies.

Fernand MukakuLalabi-Muke

 

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