Réduction des risques de catastrophes

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Vers une position commune de l’Afrique centrale face aux enjeux contractuels

La sous-région Afrique centrale se doit de définir une position commune qui sera portée par tous les états membres en vue de la lutte contre les catastrophes naturelles qui sévissent dans les pays de façon récurrente, les inondations, les sécheresses, etc. Un plaidoyer commun pour la consolidation de la position de la sous-région face aux enjeux contractuels, est donc le résultat attendu à l’issue des travaux d’une conférence ministérielle organisée par la CEEAC qui s’est ouverte depuis hier à Kinshasa.

Kinshasa abrite depuis hier mercredi 28 octobre 2015, la quatrième session de la plateforme régionale Afrique centrale pour la réduction des risques de catastrophes. Ces assises qui se clôturent déjà demain vendredi 30 octobre 2015, coïncident avec la deuxième session de la conférence ministérielle Afrique centrale sur la réduction des risques de catastrophe.

Elles font suite à la conférence des Chefs d’états et de gouvernements de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) tenue à N’Djamena au Tchad en mai 2015. Laquelle a débouché sur l’adoption de la Stratégie régionale Afrique centrale pour la prévention des risques, la gestion des catastrophes et l’adaptation au changement climatique.

Cette conférence ministérielle de Kinshasa s’inscrit dans le cadre des activités de la CEEAC en Afrique centrale, partie intégrante du Programme Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) – Union européenne (UE) – pour le renforcement de la résilience aux catastrophes dans les régions, les pays et les communautés d’Afrique subsaharienne. Elle est ainsi organisée par la CEEAC avec le soutien de la Banque mondiale, et en collaboration avec le Gouvernement de la République.

L’objectif pour un nouveau Cadre de Sendaï

L’objectif de la réunion de ces deux jours, a indiqué le représentant de la Banque mondiale, M. Déo Ndikumana, est principalement de travailler à l’adaptation du cadre d’action de la stratégie régionale au nouveau Cadre de Sendaï 2015 – 2030, adopté en mars dernier lors de la troisième conférence mondiale des Nations-Unies pour la prévention des risques de catastrophes. Ce nouveau cadre qui prolonge et améliore le Cadre d’action de Hyogo en vigueur jusqu’en 2015, vise à réduire de manière substantielle, les pertes et les risques liés aux catastrophes à l’horizon 2030 en écartant notamment les nouveaux risques de catastrophes et réduisant les risques existants.

C’est donc un représentant du vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui a procédé hier à l’ouverture officielle de ces travaux de la quatrième plateforme d’Afrique centrale pour la réduction des risques de catastrophes. Lesquels travaux permettent aux participants de procéder à l’harmonisation des points de vue en ce qui concerne la mise en œuvre du nouveau Cadre d’action de Sendai. Puisque, selon le représentant du VPM Evariste Boshab, ces travaux de la quatrième Plateforme devraient se pencher sur les stratégies permettant à la sous-région d’atteindre les objectifs fixés par ce Cadre de Sendai.

Pour une position commune et un plaidoyer

D’autant plus qu’à l’issue de ces assises, a indiqué le représentant du vice-premier ministre dans son allocution, la sous-région Afrique centrale se doit de définir une position commune qui sera portée par tous les états membres à la sixième réunion de la Plateforme régionale de l’Afrique qui se tiendra prochainement sous l’égide de l’Union africaine (UA). Il a également démontré aux participants la nécessité de voir les Etats d’Afrique centrale intégrer différentes préoccupations dans un document de plaidoyer commun en vue de la consolidation de la position unique de la sous-région face aux enjeux contractuels.

Le secrétaire général de la CEEAC, l’ambassadeur Ahmad Allam-Mi, dans son mot de circonstance, a déclaré ce qui suit : « Notre souhait est qu’au sortir des discussions, l’Afrique centrale dispose d’un programme holistique qui intègre les préoccupations d’un développement résilient, mettant en exergue la nécessité d’un dialogue rentre tous les intervenants dont les plus en vue sont le secteur en charge du climat, les secteurs agro-pastoraux, énergétiques, sanitaires, urbains, infrastructurels, etc. Car, faut-il le souligner, la gestion des risques serait une leurre sans un dialogue franc entre tous ces secteurs ».

 

(Lepetit Baende)

 

 

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