Réduction des risques de catastrophes: Société civile et médias renforcent leurs capacités

par -
0 467
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Des acteurs de la Société civile et des journalistes (membres du Réseau des communicateurs pour la réduction des risques de catastrophes) sont sortis vendredi dernier à Kinshasa, d’un atelier d’appropriation du processus d’élaboration de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes (RRC). Ce séminaire organisé par le PNUD, visait le renforcement des capacités des participants à la revue et appropriation des politiques et stratégies existantes sur la réduction des risques des catastrophes (RRC).

Il est organisé dans le cadre du Projet d’appui renforcement des capacités dans le domaine de réduction des risques de catastrophes en RD Congo, programme de la Direction de la protection civile du Ministère de l’Intérieur, appuyé par PNUD, en vue de la mise en place de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes. Celle-ci devra se conformer à la stratégie internationale de prévention des risques de catastrophes.

Un expert, consultant national, le professeur Fils Makanzu Imwangana de l’Unité de recherche et de formation en gestion des risques naturels/Géosciences de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été recruté quant à ce, comme facilitateur de l’atelier. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il a d’abord rappelé aux participants que le risque zéro n’existe pas, même dans les pays les plus nantis. « Comme on ne peut annuler les risques, on doit les réduire », a-t-il indiqué.

Etablissant un lien entre le développement et l’humanitaire, le professeur Fils Makanzu a affirmé que 85 % de la population mondiale est ainsi exposée aux catastrophes (séismes, cyclones, inondations, sécheresses, etc.). Et, la majorité n’a pas de capacités d’adaptation, puisque se trouvant dans des pays en développement. Voilà pourquoi, les pays du monde doivent investir dans la prévention des risques de catastrophes.

« Le coût massif des catastrophes fait peser une menace considérable sur la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), spécialement le premier objectif qui ciblait la réduction de la pauvreté de moitié de septembre 2000 (Ndlr : date de la tenue du Sommet du millénaire des Nations Unies pour le développement) à 2015. En résumé, la réduction des risques de catastrophes protège les investissements en matière de développement et aide les sociétés à accumuler de la richesse, en dépit des aléas », a fait savoir cet expert. Et de renchérir : « La réduction des risques de catastrophes  (RRC) augmente la résilience de la communauté en matière de développement ».

Le CAS expliqué aux participants

Dans son exposé, il a commencé par apprendre aux participants des concepts clés comme catastrophe, aléa, vulnérabilité, capacité d’adaptation, risque, résilience, enjeux,… Ensuite, il a souligné l’importance de la politique de la réduction des risques de catastrophes et de la loi qui énonce les principes généraux en matière de gestion des risques des catastrophes.

Le consultant du PNUD s’est également appesanti sur la stratégie, le plan d’action, le plan de réduction des risques, et le cadre d’action sur la RRC. Ce qui lui a permis par la suite, d’expliquer aux participants le Cadre d’action de Sendai (au Japon) pour la réduction des risques de catastrophes (CAS-RRC) 2015 – 2030 (15 ans), ses sept objectifs, ses six principes directeurs et ses quatre priorités, ainsi que les recommandations de la 7ème réunion du Groupe de travail (Yaoundé du 21 au 23 juillet 2015).

Aussi a-t-il expliqué aux participants le cadre d’action de la Stratégie Afrique centrale pour la réduction des risques de catastrophes. Ce, avant de répondre à la question : où se situe la Rdc par rapport à ces instruments et mécanismes de coordination et de dialogue ?

Des quatre priorités du CAS

Rappelons qu’après chaque point, la place était aux échanges qui ont permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations, lesquelles ont trouvé des réponses adéquates de la part de l’expert consultant du PNUD, le professeur Fils Makanzu.

A savoir, les quatre priorités du Cadre d’action de Sendai sont : comprendre les risques des catastrophes ; renforcer la gouvernance des risques des catastrophes pour les gérer ; investir dans la réduction des risques de catastrophes aux fins de la résilience ; et renforcer la préparation pour intervenir de manière efficace et reconstruire en mieux dans le relèvement, la réhabilitation et la reconstruction.

Sur base de ces priorités, les participants étaient conviés à se grouper en panels pour réfléchir autour des mesures à prendre par le Gouvernement de la République sur la prévention des risques de catastrophes dans le pays. Le projet de loi y afférant se trouvant déjà au Parlement à ce jour.

Enfin, les participants ont proposé des axes prioritaires devant permettre d’établir une stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse