Redressement de l’Est de la RDC: La Banque mondiale approuve un financement supplémentaire

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Un communiqué parvenu hier à la rédaction du Journal L’Avenir renseigne que le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale vient d’approuver un financement de 50 millions de dollars en faveur de la République démocratique du Congo (RDC). Ce financement de l’Association internationale pour le développement (IDA) aidera les populations affectées par les déplacements forcés en RDC.

Cet appui financier supplémentaire au Projet de redressement de l’Est de la RDC entend cibler davantage les personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI), les réfugiés, les personnes rapatriées et leurs communautés d’accueil. Il servira également à étendre le projet aux nouvelles provinces du Tanganyika, qui abrite de plus en plus de personnes déplacées de force par le conflit qui sévit dans la région, et de Tshopo. Cette aide supplémentaire s’élèvera à 50 millions de dollars dont 16 millions seront octroyés sous la forme d’un don et 34 millions sous la forme d’un prêt.

« Dans un contexte sécuritaire et humanitaire en pleine évolution, la RDC doit définir et mettre en œuvre une stratégie à long terme pour venir en aide aux populations déplacées. Le pays doit aussi faciliter le retour des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs régions dans des conditions stables et durables», a souligné Moustapha Ndiaye, Directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC.

A en croire le communiqué, ce financement supplémentaire aidera les personnes rapatriées dans leurs régions et les populations d’accueil à reconstruire les infrastructures socioéconomiques détruites pendant le conflit. Il est également destiné à développer les infrastructures qui sont insuffisantes pour accueillir durablement les personnes déplacées de force, qui souhaiteraient rester dans ces régions. Il servira enfin à fournir des moyens de subsistance à court et long termes dans les régions dont sont originaires les populations déplacées et dans celles qui les accueillent.

« Le projet renforcera les formations au niveau local sur la prévention et la gestion des conflits afin d’accroître les chances d’une réintégration pacifique des personnes rapatriées dans leur communauté et minimiser les tensions entre les PDI et leurs communautés d’accueil », a indiqué Maurizia Tovo, responsable du projet pour la Banque mondiale.

Améliorer l’intégration

Disons que ce nouveau fonds provient du Programme pour les populations déplacées et les communautés frontalières de la région des Grands Lacs. Il est destiné à réduire la pauvreté, améliorer l’intégration et les perspectives socioéconomiques des populations affectées par les déplacements forcés, notamment en aidant les communautés locales qui accueillent les personnes déplacées. Ce programme régional d’un montant de 100 millions de dollars englobe également la Tanzanie et la Zambie et fait partie de l’Initiative de la Banque mondiale en faveur de la région des Grands Lacs. Lancée en mai 2013 par le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Kim au cours de sa visite conjointe avec le Secrétaire général des Nations Unies Ban-Ki Moon dans la région, elle s’élève à un milliard de dollars.

 

« La communauté internationale doit relever le défi posé par l’augmentation sans précèdent du nombre de réfugiés et de populations déplacées à l’intérieur de leur pays et qui ont besoin d’assistance. Nous souhaitons par notre action permettre aux personnes déplacées de force en Afrique de devenir autonomes et de parvenir à s’intégrer. Le Programme en faveur de la région des Grands Lacs revêt une importance mondiale et peut apporter des réponses utiles à d’autres régions », a confié Joanna de Berry, responsable du programme régional de la Banque mondiale.

Pour rappel, depuis 1992, la RDC est le théâtre d’affrontements qui ont débuté dans les provinces de l’Est et provoqué des déplacements de population. Le pays recense désormais un nombre record de déplacés internes. En décembre 2014, ce chiffre était estimé à 2,8 millions soit une augmentation de plus de 40 000 personnes en un trimestre. Pourtant, on observe des retours volontaires de déplacés et de réfugiés dans leur région d’origine. Au dernier trimestre 2014, près de 300 000 personnes déplacées à l’intérieur de leur pays sont retournées chez elles. Au total 1,8 millions de personnes sont rentrées chez elles. Ce retour pose parfois des difficultés. Les populations déplacées constatent souvent que leurs anciennes parcelles sont occupées par d’autres personnes du fait du manque d’espace disponible. Il arrive aussi que leurs biens fonciers aient été cédés illégalement à d’autres personnes. Ces retours peuvent également créer des tensions car de nombreuses populations déplacées sont considérées comme des « étrangers » par les autres groupes.

(JMNK)

 

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