Reconnu coupable Bemba attend sa peine

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*Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République a été reconnu coupable par la CPI de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis lors de l’opération menée en République centrafricaine (RCA) du 26 octobre 2002 jusqu’au 15 mars 2003 par un contingent du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Toutefois, la CPI décidera de la procédure à suivre pour fixer la peine après avoir entendu les parties et les représentants légaux des victimes

*A Kinshasa, la députée nationale Eve Bazaiba, Secrétaire générale du MLC se dit satisfaite du fait que la Cour ait confirmé que Jp Bemba avait agi, mais les mesures n’étaient pas suffisantes. Pour elle, les véritables responsables sur pied de l’article 28 n’ont pas été appelés tout le long du processus. « C’est donc un procès incomplet et la Cour aurait du aussi se prononcer en matière de la peine pour qu’on l’on soit fixé. Aujourd’hui, on nous a laissés en suspens et la peine reviendrait plus tard », dit-elle

Attendue par tout le monde, la Cour pénale internationale a répondu au rendez-vous. Ainsi, elle a à l’unanimité déclarée le Sénateur Jean‑Pierre Bemba Gombo coupable au‑delà de tout doute raisonnable de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage). Ces crimes ont été commis lors de l’opération menée en République centrafricaine (RCA) du 26 octobre 2002 ou vers cette date jusqu’au 15 mars 2003 par un contingent du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Jean‑Pierre Bemba faisait effectivement fonction de chef militaire exerçant une autorité et un contrôle effectifs sur les forces qui ont commis ces crimes.

Selon le communiqué de presse rendu public à cet effet, la CPI a constaté que Jean‑Pierre Bemba, était Président du MLC et commandant en chef de l’Armée de Libération du Congo (ALC) ; figure de proue de l’organisation, il était à l’origine du financement, des objectifs et des buts de celle-ci. À la demande de l’ancien président Ange‑Félix Patassé, Jean‑Pierre Bemba a déployé en RCA en 2002 un contingent du MLC composé de trois bataillons, soit environ 1 500 hommes, pour lutter contre les forces qui soutenaient l’ancien chef d’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA), le général François Bozizé.

La CPI a constaté sur la base des éléments de preuve qui lui avaient été présentés que le conflit qui s’est déroulé en RCA du 26 octobre 2002 ou vers cette date jusqu’au 15 mars 2003 était un conflit armé opposant, d’une part, les autorités gouvernementales centrafricaines, soutenues entre autres forces par le MLC, et, d’autre part, le groupe armé organisé des rebelles du général Bozizé, composé d’anciens soldats des FACA et de ressortissants tchadiens. Elle a également constaté que les soldats du MLC avaient mené une attaque généralisée contre la population civile en RCA tout au long de la période visée par les charges.

Ils ont commis de nombreux actes de pillage, viols et meurtres à l’encontre de civils dans une zone géographique étendue, notamment à Bangui, au PK12, au PK22, à Bozoum, à Damara, à Sibut, à Bossangoa, à Bossembélé, à Dékoa, à Kaga Bandoro, à Bossemptele, à Boali, à Yaloke et à Mongoumba et dans leurs environs. La Chambre a constaté au vu des preuves que les meurtres, les viols et les actes de pillage avaient été commis selon un mode opératoire précis, dès les premiers jours et tout au long de l’opération menée en RCA en 2002‑2003 : quand les troupes du général Bozizé avaient quitté un secteur, les soldats du MLC le ratissaient maison par maison à la recherche de rebelles, violant des civils, pillant leurs biens et, dans certains cas, tuant ceux qui leur résistaient. Au regard de tout ce qui précède, la CPI décidera de la procédure à suivre pour fixer la peine après avoir entendu les parties et les représentants légaux des victimes.

La satisfaction de Eve Bazaiba

Réagissant au verdict de la Cour pénale internationale (CPI), l’honorable Eve Bazaiba, Secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo (MLC) explique qu’on accuse Jean-Pierre Bemba parce qu’il aurait du faire mieux. « Il a trop peu agi, mais il a quand même agi », explique-t-elle, avant de conseiller qu’il ne faut pas voir le verre à moitié vide, il faut voir le verre en moitié plein. Elle pense qu’entant qu’humain, pendant qu’il était préoccupé par les questions du Congo, notamment les négociations politiques inter congolaises en République Sud-Africaine, il avait tout de même apporté une solution aux Centrafricains. Pendant que l’institution des Nations Unies et la RCA n’avaient pas agi.

« Je suis satisfait que la Cour ait confirmé que JP Bemba avait agi, mais les mesures n’étaient pas suffisantes. Je ne sais pas les mesures qu’un individu pouvait prendre plus que les Nations Unies qui étaient saisie officiellement par lui, de même que la République centrafricaine », mentionne-t-elle, avant de renchérir que lorsqu’il y a une opération militaire sur terrain, il n’avait pas la chaine de commandement sur place, mais en Centrafricaine. Il faut aussi dire que la Cour a reconnu que cette guerre opposait le président Patassé et Bozizé. Nulle part la Cour n’a dit que la guerre opposait JP Bemba à Patassé ou à Bozizé. Donc, les véritables responsables sur pied de l’article 28 n’ont pas été appelés tout le long du processus. Ça sort quand même de l’ordinaire. C’est un procès incomplet et la Cour aurait du aussi se prononcer en matière de la peine pour qu’on le sache. Aujourd’hui, on nous a laissé en suspens et la peine reviendrait plus tard, avoue-t-elle.

(JMNK)

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