Réajustement de prix à la pompe: Joseph Kapika donne trois raisons majeures

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En République démocratique du Congo, le prix du carburant a été revu à la hausse pour la troisième fois depuis le début de cette année sur toute l’étendue du territoire. Suivant la nouvelle structure des prix adoptée par le ministère de l’Economie en concertation avec les pétroliers, le prix du litre de l’essence est de passé de 1890 (1.18 USD) à 1980 FC (1.23 USD), et le gasoil se vend à 1970 FC (1.23 USD).

Ministre de l’Economie nationale qui répondait aux questions des journalistes a précisé que ce réajustement tient compte du contexte international. « C’est un phénomène mondial, c’est le prix du baril qui a augmenté, ce qui a entrainé l’augmentation du prix moyen frontière », dit-il, avant de donner trois paramètres majeurs qui ont été pris en compte. Il s’agit du prix moyen frontière qui est dicté par le cours du pétrole sur le marché mondial, il y a le volume de consommation et le taux de change.

Et de renchérir qu’il se fait qu’actuellement depuis un temps, le taux de change est suffisamment stabilisé et il n’y a pas de problème avec le volume de consommation, mais nous sommes face au prix du baril qui monte tous les jours. En conséquence, explique-t-il, si on n’opère pas ce réajustement, il y aura pénurie du carburant. Il a donné l’exemple de Mbuji-Mayi où le manque d’anticipation a conduit à une situation où le litre se vend entre 5.000 et 6.000 Fc.

« Imaginez dans cette ville de Kinshasa, que le gouvernement dise qu’il ne veut pas revoir à la hausse les prix, il y aura pénurie. Souvenez-vous des années où on passait la nuit dans les stations d’essence. Bref, la vie va s’arrêter. Il n’y aura ni entreprise, ni armées, ni police, ni Transco, tout ça va s’arrêter. Nous sommes devant un choix. Soit on arrête cette situation ou on la laisse. Je suis là pour relancer l’économie du pays. C’est une décision que nous avons prise et qui se justifie », explique-t-il.

A la question de savoir si la hausse du baril du pétrole ne va pas impacter sur les prix de transport en commun, Joseph Kapika précise que ce n’est pas le ministre de l’Economie qui fixe le prix de la course, mais ce sont les provinces. Y aura-t-il un impact ? Non, parce que les augmentations que nous avons opérées sont inférieurs à 5%. Le syndicat des chauffeurs sont en contact avec l’Hôtel de ville. Nous avons tenu compte de tous ces éléments-là. Sur les trois paliers, insiste-t-il, toute l’augmentation n’a porté que sur 240 FC. « Je voudrais le dire, parce qu’à la cité on parle de 10 dollars Us. Nous l’avons fait en tenant compte du pouvoir d’achat de la population. J’ai pris ces Arrêtés le weekend et la mesure a été prise pour le bien-être de la population. Si nous n’avons pas revu les prix, tout ce serait arrêté », croit-il.

Et le ministre de l’Economie s’insister qu’en lieu et place d’une augmentation, je préfère le mot réajustement. Une puissance comme les Etats-Unis d’Amérique qui tremble lorsque le baril monte, que voulez-vous que je dise ? Il ne faut que je tienne un discours mensonger. Si nous nous trouvons dans des conditions telles que le marché mondial l’exige, nous prendrons la décision qu’il faut.

Il a terminé par dire que le monde entier est exposé aux chocs exogènes. Et la hausse de 80% en Rdc, qu’est-ce que ça représente ? Dans ce prix du carburant, nous servons l’armée, la police, la SNCC… C’est un phénomène mondial. Le fameux manque à gagner dont vous parler, c’est une façon pour l’Etat de subventionner les prix des carburants. Nous accordons les allégements fiscaux aux entreprises pétrolières, c’est pour soulager la population. Nous achetons le pétrole à l’étranger, mais nous avons le pétrole de Moanda que nous vendons non raffiné. C’est le pétrole raffiné que nous mettons dans nos véhicules, groupes électrogènes, etc.

(JMNK)

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