Réagissant aux sanctions de l’Union Européenne: Roger Lumbala exhorte le Gouvernement au dialogue avec une diplomatie agissante

par -
0 312
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

De passage à l’émission 2 heures de News sur la RTG@,  Roger Lumbala Tshitenge dans un franc parler, a accordé un entretien au Quotidien L’Avenir, mardi 21 juin 2017, au regard de son récent voyage en Hollande et en Russie de son appui au Gouvernement Bruno Tshibala, à la non-ingérence dans les affaires internes de la République face aux sanctions  de l’Union européenne, à la confirmation de la mise en caveau d’Etienne Tshisekedi, et enfin de son projet d’industrialiser la RDC par l’agriculture qui va ouvrir 9 grands marchés importants de ses neufs voisins.

S’agissant de la réaction de Roger Lumbala, Président national du RCD/N, en sa qualité de Républicain, il se dit malheureux, mais également déplore le fait que certains de ses compatriotes congolais passent au clair de lune, passent le temps à l’étranger pour faire des démarches en vue de comploter contre sa patrie, et obtenir des sanctions contre les autorités de la République Démocratique du Congo. « Nous avons des problèmes dans notre pays c’est vrai, et personne ne peut pas nier ça. Mais, ces problèmes nous devons les régler nous-mêmes et entre nous. Mais, livrer notre pays en pâture, vouloir que les responsables politiques congolais soient arrêtés par des pays étrangers, c’est vendre notre pays. Et ça, je ne tolère pas », a-t-il martelé.

Sinon, le Président national du RCD/N précise qu’ailleurs, en l’occurrence les pays qui sanctionnent le nôtre, ils ont des problèmes politique, économique et social comme au Congo,  jamais leurs citoyens n’ont livré leur pays en pâture comme le font les Congolais. Sinon, il rejette les sanctions de l’Union européenne, quand bien même la RDC recourt au financement de ces pays. D’où, son appel aux autorités de la République d’harmoniser les relations bi et/ou multilatérales avec les pays de l’Union européenne.

La notion de souveraineté est confuse

En somme, dit-t-il, bien que l’Union européenne renferme plus d’une vingtaine de pays, les sanctions viennent souvent de la Belgique et de la France, pays qui connaissent mieux les acteurs politiques de la RDC, plutôt que de la Finlande ou du Danemark. « Donc, à l’Union européenne, il y a des pays qui animent cette action pour qu’on arrive à des sanctions. C’est pourquoi je dis que nous devons rétablir des bonnes relations avec la France et la Belgique », a évoqué Roger Lumbala. Et d’indiquer que ces pays qui sanctionnent nos autorités ont pour exigences : donner le calendrier électoral ; fixer l’opinion nationale et internationale sur l’organisation des élections et accéder aux enquêtes de la commission des Droits de l’Homme. « Le conseil que je peux prodiguer à nos autorités, au Premier Ministre Bruno Tshibala et au Chef de l’Etat Joseph Kabila, c’est de mettre une diplomatie susceptible de désamorcer tous ces problèmes que connait le pays », a-t-il confié.

Pour lui, il n’est pas aisé d’engager un bras de fer avec l’Union européenne, du fait de sa puissance et ramification dans d’autres organisations internationale. Bref, il suffit de garantir l’organisation des élections et permettre l’enquête de la Commission des Droit de l’Homme, les choses deviendront à la normale, ajoute-t-il.

S’agissant de la souveraineté de la République Démocratique du Congo quant à l’organisation des élections, Roger Lumbala note que la nôtre a été bradée du fait de la mendicité consistant à financer notre budget à hauteur de 50%. Ce discours, souligne-t-il, n’est pas bon pour les Congolais si l’on veut affirmer sa souveraineté. « Ce qui est important aujourd’hui, c’est ne pas de brandir notre souveraineté, mais de trouver un virage ; une porte de sortie aux sanctions que l’Union européenne impose aux autorités congolaises. L’Union européenne nous mène déjà la vie dure. Pour ma part, c’est le moment que le Chef de l’Etat Joseph Kabila qui a un bon vice-ministre, ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu qui mène bien sa diplomatie. Il faut que ce dernier aille voir les Belges, les Français en leur donnant la garantie sur l’organisation des élections et la commission d’enquête. C’est tout le problème ».

Du moins pour bien éclairer l’opinion, la Commission d’enquête doit être mixte, question d’éviter les représailles  ou embuscade qui peuvent advenir à cette commission au risque de les endosser une fois sur la responsabilité de nos autorités. En somme, Roger Lumbala sur cette question s’inscrit dans la logique évoquée par Lambert Mende, que la Commission d’Enquête doit se faire selon les règles et la feuille de route édictée par la République Démocratique du Congo conformément à la procédure de la justice militaire. « La souveraineté devient une question très confuse quand on est un pays pauvre. C’est pourquoi personnellement, je dis qu’il faut absolument que nous puissions avoir une commission mixte. Il faut trouver d’autres arguments au lieu de parler de la souveraineté. C’est pourquoi je dis, cette commission ne peut pas être en sécurité dans une zone rouge et la République ne peut endosser la responsabilité de ce qui peut advenir demain. C’est le seul argument convaincant qui peut tenir débout pour avoir une commission mixte pour mener ces enquêtes et éviter à la République d’autres problèmes », a-t-il confié.

Les problèmes de l’UE s’est d’être fixée sur l’organisation des élections

Quant au délai fixé pour l’organisation des élections selon l’Accord de la Sainte Sylvestres et la mise en place du Comité national de suivi de l’accord, CNSA, Roger Lumbala est d’avis que les élections peuvent se tenir dans le délai. Car, la mission du CNSA n’est pas d’organiser les élections ; c’est plutôt de contrôler le processus électoral. Sinon à ce stade, la Ceni fait normalement son travail, a reconnu Roger Lumbala. « Je pense que si nous avons la volonté politique d’organiser les élections, nous pouvons le faire. Et moi, j’ai un projet pour l’organisation des élections avec un coût réduit de moins de 500 millions de dollars   peu avant d’arriver même à la date échéance. Le problème que nous avons avec la Communauté internationale, c’est le fait qu’elle soupçonne la Ceni d’être inféodée au pouvoir actuel en tergiversant pour publier le calendrier électoral, mais également l’on soupçonne le manque de volonté politique d’organiser ses élections. Le plan dont je dispose va me permettre de le présenter et de discuter avec le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur  quant à l’organisation des élections à moindre frais », a-t-il mentionné, soulignant que ces pays vont laisser la RDC en paix.

L’UDPS est un parti qui s’est illustré dans les mensonges

Toutefois, Roger Lumbala affirme qu’Etienne Tshisekedi est réellement mis en caveau et ce, après une autopsie selon la législation belge. Du moins, précise-t-il, Etienne Tshisekedi n’est pas mis en terre, mais dans un caveau où à tout moment, l’on peut procéder au retrait de son corps, comme le cas avec François Mitterrand qui est dans un caveau. « Je dis, Tshisekedi a déjà été enterré et il y a des signaux : dans sa résidence il y avait la chapelle mortuaire, elle n’est plus ; vous constatez le comportement de son fils. Il quitte le Congo pour aller suivre le match de football au Maroc avec Moïse Katumbi Chapwe. Alors que, suivre le match, c’est un moment de loisir. Comment vous pouvez aller dans un moment de loisir pendant que votre père n’est pas enterré ? Il y a trois semaines, la famille a organisé une fête d’anniversaire pour l’épouse d’Etienne Tshisekedi, Maman Marthe ; ils ont soufflé des bougies et bu du champagne. Pouvez-vous avoir ce type de comportement étant africain et étant Luba  si votre mari est dans une morgue où on ne l’a pas encore enterré.? », a révélé Roger Lumbala. Pour le Président national du RCD/N, l’UDPS est reconnu comme parti politique de menteurs. « Ils mentent sur tous les plans. C’est ce qui a fait que durant 36 ans, Monsieur Etienne Tshisekedi n’a pas pu avoir le pouvoir. Parce que, le pouvoir c’est autre chose et être applaudi c’est autre chose. Nous avons vu Monsieur Kengo wa Dondo qui n’a pas besoin d’applaudissements, mais il est toujours au pouvoir. Thisekedi, on l’a beaucoup trompé avec des applaudissements, et il est mort sans prendre le pouvoir parce que la base de ce parti UDPS était sur le mensonge », nous-a-t-il confié.

Cependant dit-il, avoir lancé un message à la famille biologique d’Etienne Tshisekedi que seul, Bruno Tshibala, ami a Etienne Tshisekedi pendant 36 ans de lutte ensemble, et porte-parole du Rassemblement désigné par Etienne Tshisekedi de son vivant, est le seul qui est à même d’organiser les obsèques, le deuil national d’Etienne Tshisekedi. « Il y a une confusion énorme dans cette famille là et même son jeune frère, l’évêque Gérard Mulumba a constaté ce désordre et voudrait que le corps de son grand-frère puisse être mis en terre et ne veut plus écouter les balivernes de sa famille », a indiqué Roger Lumbala qui confirme la rencontre qui a lieu entre Gérard Mulumba et Bruno Tshibala quant aux obsèques d’Etienne Tshisekedi. « Il y a une sortie médiatique du Secrétaire Général de l’UDPS qui demande l’enterrement à N’Selé de Tshisekedi. Est-ce un parti sérieux peut faire sortir des balivernes pareilles ? », s’interroge-t-il.

Pour Roger Lumbala, la famille d’Etienne doit demander et voir supplier le Président de la République pour qu’il accepte que le mausolée qui était en construction à la Gombe puisse être mis à la disposition de la famille pour enterrer Etienne Tshisekedi.   

L’industrialisation agricole pour booster le développement par la création d’empois

Parlant de son récent voyage en Hollande et en Russie, Roger Lumbala revient avec un projet salutaire non seulement de création d’emplois, mais aussi d’industrialiser l’agriculture en République. Après avoir visité les usines de fabrication de matériels agricoles, Roger Lumbala, dit-il, avait plaidé en faveur de l’implantation des usines au Congo, plutôt d’acheter le matériels au prix exorbitants, sans maintenances et techniciens devant les réparer. D’où, son insistance à implanter des usines au Congo, qui d’ailleurs les pays de l’Afrique de l’Ouest sont en avance.

A en croire Roger Lumbala, les partenaires sont favorables pour implanter quatre usines, conformément aux quatre zones linguistiques, mais beaucoup plus concentrés dans la partie centrale et occidentale du Congo car, affirme-t-il, à l’Est du pays, la population a déjà surmonté et escamoté la famine par l’agriculture. Le problème se pose beaucoup plus à l’ouest et au Centre. Le Centre sera le premier bénéficiaire argumente-t-il du fait que à Mbuji-Mayi est sa circonscription électorale. En somme, Roger Lumbala veut mettre fin à l’importation des devises à l’extérieur du fait que le Congo importe tout, voire les produits de première nécessité. « Avec ce projet, nous n’allons plus importer le maïs, le manioc, de l’huile de palme, le riz et autres choses. Avec ce projet, la République Démocratique du Congo avec ses neufs voisins, aura neuf marchés importants. Tout ce que nous allons produire chez nous, nous allons d’abord le vendre avant de l’exporter à l’étranger », a-t-il pressenti.

(Pius Romain Rolland )

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse