Réagissant à la méthodologie de la Cpi en Afrique

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  1. Mende estime qu’il y a à boire et à manger

Le ministre congolais des Médias, Lambert Mende Omalanga, qui réagissait le mercredi dernier lors d’un point de presse, estime qu’il y a à boire et à manger dans la méthodologie de la Cour pénale internationale dans sa coopération avec le continent africain.

Le porte-parole du Gouvernement de la République démocratique du Congo, visiblement détendu lorsqu’il répondait à cette question de plus en plus évoquée dans les milieux politiques africains, pense comme plusieurs d’ailleurs, qu’une grande injustice internationale se cache derrière le fonctionnement de la Cour pénale internationale.

Ce tort, déplorent plus d’un analyste africain, doit être réparé. Car le mal n’est pas seulement africain, mieux n’est pas seulement commis par les Africains. Le mal est humain. Et donc, de ce fait, la Cpi doit étendre ses champs d’investigation à travers le monde afin de ne pas donner l’impression qu’elle est une justice dirigée, contre les Africains ou les anciens chefs d’Etats africains.

«  La République démocratique du Congo est le pays, qui a le plus justifié l’existence de la Cour pénale internationale. La Rdc est le pays qui a le plus coopéré avec la Cpi. Il y a même un citoyen congolais de la Rdc et pas le moindre qui est à la Cpi suite à un problème en République centrafricaine,  et pour le reste, nous pensons qu’il y a à boire et à manger dans la méthodologie de la Cour pénale internationale et le continent africain. Parce que jusqu’à présent, on a l’impression dans ce vaste rôle, il ne se passe des violations massives des droits de l’homme qu’en Afrique. Et vous comme moi, savons que c’est faux, alors que partout ailleurs, il se passe des choses parfois, plus graves que celles qui se passent en Afrique et il n’y a que des dossiers africains qui sont prise en charge par la Cpi… », a indiqué le ministre congolais des Médias.

Cette réaction tombe quelques jours après justement la déclaration d’une proposition en faveur du retrait des pays africains de la Cour pénale internationale. Cette proposition a été faite par le président kényan Uhuru Kenyatta. Celle-ci a été adoptée à la fin du sommet de l’Union africaine, le dimanche dernier à Addis-Abeba en Ethiopie.

Le président kenyan, M. Kenyatta a proposé à ses pairs du continent de préparer une feuille de route censée aboutir au désengagement des pays africains du Statut de Rome, par lequel la Cpi a été instituée.

Selon le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno, le nouveau président en exercice de l’UA, renseigne une dépêche de la Radio okapi, la proposition kényane repose sur le sentiment que la Cour pénale internationale cible notamment les dirigeants africains.

Ainsi, rappelons ici que la Cpi a abandonné ses poursuites contre Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto, qu’elle soupçonnait d’être les principaux instigateurs des violences consécutives aux élections générales de 2007, au Kenya.

(Yassa)

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