Rdc: L’UNICEF appelle l’ensemble des groupes armés et des milices à mettre fin à l’utilisation d’enfants

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Alors que la République Démocratique du Congo (RDC) fait face à un nombre croissant de conflits, les enfants sont de plus en plus souvent victimes de violences et de violations de leurs droits. L’UNICEF est particulièrement préoccupé par le nombre important d’enfants qui sont utilisés comme combattants, porteurs, espions, cuisiniers ou esclaves sexuels au sein de groupes armés et des milices au centre et à l’Est du pays. A l’occasion de la Journée internationale des enfants soldats, l’UNICEF appelle l’ensemble des groupes armés et des milices à mettre fin à l’utilisation d’enfants dans les conflits.

Il n’existe pas de données précises au sujet du nombre d’enfants utilisés comme soldats en RDC, indique le communiqué de presse de l’UNICEF parvenu à la rédaction du Journal L’Avenir. En effet, l’UNICEF et ses partenaires estiment que dans la seule région du Kasaï, entre 5.000 et 10.000 enfants ont été associés aux milices. « Les enfants qui sont sortis des milices et que nous prenons en charge nous racontent les horreurs de la violence et la guerre », souligne le Dr Tajudeen Oyewale, Représentant ai de l’UNICEF en RDC. « Ces enfants ont été témoins de tueries. Nombreux d’entre eux ont été obligés de tuer eux-mêmes. Leur enfance leur a été volée. »

L’utilisation des enfants ne se limite pas à la région du Kasaï. L’UNICEF estime que dans les Provinces du Tanganyika et du Sud-Kivu, où la violence fait rage depuis plusieurs mois, plus de 3.000 enfants seraient aujourd’hui utilisés au sein des milices. Le phénomène d’enfants soldats reste également très répandu dans les Provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où les groupes armés sont de plus en plus nombreux.

L’UNICEF rappelle que toute forme d’utilisation d’enfants dans des conflits armés est illégale. L’interdiction de l’utilisation d’enfants soldats, inscrite dans la Constitution de la RDC, découle d’instruments ratifiés par le pays, notamment la Convention relative aux Droits de l’Enfant, le Protocole facultatif concernant l’Implication d’Enfants dans les Conflits Armés ainsi que le Statut de Rome qui stipule que l’utilisation d’enfants de moins de 15 ans est constitutif de crime de guerre, passible de poursuites devant la Cour Pénale Internationale.

« La place d’un enfant est dans sa famille et à l’école et non sur un champ de bataille. Les enfants utilisés par des milices et groupes armés sont des victimes et doivent être traités comme tels », rajoute le Dr Oyewale. L’UNICEF appelle les forces de sécurité de la RDC à remettre tout enfant soldat arrêté immédiatement aux services de la protection de l’enfant compétent pour une prise en charge et de ne pas le mettre en détention.

Soulignons que l’UNICEF se mobilise depuis des années avec ses partenaires pour prévenir le recrutement d’enfants, pour sortir les enfants des milices et groupes armés et pour les réintégrer au sein de leurs communautés. En 2017 l’UNICEF a facilité la sortie des groupes armés et la prise en charge de plus de 3.000 enfants à l’est du pays et près de 1.000 enfants dans la région du Kasaï.

Mais les fonds manquent pour prendre en charge tous les enfants sortis des groupes armés et des milices. L’UNICEF a besoin de 11,5 million de dollars américains en 2018 pour la prise en charge des enfants sortis des milices et groupes armés et pour leur réintégration dans la communauté, sans quoi entre autres près de 5.000 enfants ne pourront pas être assistés et deux centres de transit et d’orientation devront fermer leurs portes.

(JMNK)

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