RDC : les USA prônent le chaos, Les Congolais appelés à se souder pour faire face à cette menace

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*Alors que les forces vives de la Nation congolaise se sont données rendez-vous autour du dialogue politique national pour dégager un consensus en ce qui concerne le processus électoral voulu apaisé, des pressions et des injonctions comminatoires d’origine étrangère continuent ainsi de semer le trouble dans les esprits. Des dates sont fixées, des agendas qui ne tiennent aucunement compte des réalités nationales concrètes sont imposés en même temps que sont prononcées des sanctions ubuesques en violation de toutes les règles de procédure et même du droit international

*A la lumière de ces initiatives cavalières et sans qu’aucune plainte dans l’ordre judiciaire interne n’ait été articulée à l’endroit de l’un ou l’autre de ces officiers, le Gouvernement s’interroge sur la logique et les motivations des autorités américaines. Il apparait clairement qu’en revisitant l’histoire, ce schéma correspond à celui qui a conduit au chaos des pays comme la Libye ou le Sud-Soudan aujourd’hui menacés de disparition après avoir été soi-disant “aidés” par ceux qui se sont arrogés le rôle de maîtres du monde et pour lesquels sont versés maintenant des larmes de crocodile

Les Congolais, qu’ils soient de la Majorité Présidentielle ou de l’Opposition doivent, à travers ces sanctions à répétition des autorités américaines, comprendre que leur pays est en danger et il ne peut s’en sortir que lorsque tout le monde aura pris conscience. Celle-ci intervient, lorsqu’il faut faire un choix entre la protection de ce qui est chère, c’est-à-dire la Nation, par rapport à certains intérêts privés ou les calculs politiciens.

Sinon, comment comprendre ce déferlement de colère d’une communauté internationale qui est au centre du dialogue politique national et inclusif et dont les travaux reprennent aujourd’hui à Kinshasa ? Si elle avait été mise à l’écart, tout le monde lui donnerait raison de ne pas avoir compris l’impossibilité, voir la difficulté d’organiser les élections en 2016 ou de respecter le délai constitutionnel.

C’est ainsi que des pressions sont faites, des procès d’intention sont au quotidien, pendant que les Congolais ont convenu pour un dialogue sensé régler toutes ces questions préoccupantes de l’heure. Heureusement qu’en ce qui concerne la Rd Congo, les difficultés ont été partagées par les experts congolais de la CENI et ceux de la communauté internationale. Voilà qui leur a permis de lever les options pour la refonte totale du fichier électoral, ainsi que la nécessité de commencer par la présidentielle couplée aux législatives et aux provinciales.

A l’heure qu’il est, sachant la susceptibilité de la question électorale, domaine où la confiance cède facilement le flambeau à la méfiance, il était tout à fait normal que le Facilitateur de l’Union africaine (UA), l’ancien Premier ministre togolais distribue des propositions d’accord aux dialoguants. Ce qui est tout à fait normal, d’autant plus qu’un accord qui n’est pas le fruit d’un consensus peut être à la longue une cause de conflits sanglants.

Requinquée par les deux options levées par les participants au dialogue, la CENI est à même de convoquer l’électorat, après la révision totale du fichier électoral. Et penser que cela suffit de parler de la mauvaise foi du régime de Kinshasa à organiser les élections dans le délai constitutionnel, ça relève d’une mauvaise foi et de l’incapacité pour certains acteurs à voir la réalité en face. Une réalité qui s’impose à tout le monde.

C’est en ceci que les Congolais sont interpellés, surtout que depuis un certains temps, des menaces et autres paroles méchantes sont adressées au Président de la République, Joseph Kabila Kabange accusé de tous les péchés d’Israël. Son mal, c’est de n’avoir pu organiser les élections en 2016, comme si par une baguette magique tout le monde est devenu sourd aux explications fournies par les experts des Nations Unies et ceux de la Francophonie sur l’impossibilité de respecter la constitution.

Kinshasa ne pouvait, à cette allure, garder sa langue en poche. Le ministre de la Communication et médias a brisé le silence et réagi à cette attitude d’un partenaire qui n’a pas été du tout conventionnelle.

Ci-dessous la communication du Gouvernement.

L’Avenir

 

COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT

Depuis hier, c’est par les médias périphériques et les réseaux sociaux que le Gouvernement de la RDC et les Congolais ont appris ce qui apparait comme un scoop : la liste des officiers des FARDC et da la Police Nationale Congolaise sanctionnés par le Département du Trésor américain pour des prétendues violations des Droits de l’Homme en RDC vient de s’allonger de deux noms.

Il y a quelques mois, c’était le Général commandant la police de la capitale qui avait subi les foudres de ce Gouvernement étranger pour avoir porté un coup jugé trop sévère au banditisme urbain communément appelé ‘Kuluna’ dans la ville capitale Kinshasa.

L’un des officiera généraux concernés par les nouvelles sanctions unilatérales américaines annoncées hier est sanctionné pour avoir empêché avec trop de fermeté des bandes d’émeutiers qui s’apprêtaient à incendier le Palais du peuple, siège du Parlement congolais, sauvant ainsi des flammes le temple de la démocratie de notre pays. A cet officier est ajouté un autre pourtant suspendu et qui n’était pas en fonction. Le Gouvernement des Etats-Unis reproche à ce dernier d’avoir « menacé de mort les candidats de l’opposition ou ceux qui ne voteraient pas pour les candidats de la Majorité lors de l’élection des Gouverneurs dans les nouvelles provinces au mois de mars dernier ».

A la lumière de ces initiatives cavalières et sans qu’aucune plainte dans l’ordre judiciaire interne n’ait été articulée à l’endroit de l’un ou l’autre de ces officiers, le Gouvernement s’interroge sur la logique et les motivations des autorités américaines. Il apparait clairement qu’en revisitant l’histoire, ce schéma correspond à celui qui a conduit au chaos des pays comme la Libye ou le Sud-Soudan aujourd’hui menacés de disparition après avoir été soi-disant “aidés” par ceux qui se sont arrogés le rôle de maîtres du monde et pour lesquels sont versés maintenant des larmes de crocodile.

Alors que les forces vives de la Nation congolaise se sont donné rendez-vous autour du dialogue politique national pour dégager un consensus en ce qui concerne le processus électoral voulu apaisé, des pressions et des injonctions comminatoires d’origine étrangère continuent ainsi de semer le trouble dans les esprits. Des dates sont fixées, des agendas qui ne tiennent aucun compte des réalités nationales concrètes sont imposés en même temps que sont prononcées des sanctions ubuesques en violation de toutes les règles de procédure et même du droit international.

La RDC, déjà victime de ces schémas imposés de la part des mêmes Etats qui n’ont jamais, jusqu’à ce jour, rendu compte des tragédies naguère vécues par son peuple, notamment avec l’ignoble assassinat de son élu Patrice-Emery Lumumba en 1961, ne veut plus, à aucun prix, alourdir le tribut à payer aux adeptes des ingérences extérieures attentatoires à son auto-détermination.

Le Gouvernement invite le peuple congolais à se souder au-delà des divergences partisanes pour plus de réflexion et de prospective afin de comprendre où se situent réellement ses intérêts Nationaux.

 

Fait à Kinshasa, le 29 SEP 2016

Lambert MENDE OMALANGA

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