Rdc: Le CEPADHO dénonce l’ambiguïté d’une certaine communauté

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Au regard de la situation du moment, Maître Omar Kavota, Coordonnateur du CEPADHO et de la Dynamique pour la Paix et le Développement, a tenu hier une conférence de presse à l’hôtel Référence Plus pour s’exprimer sur le contexte sécuritaire local et les leçons à tirer de différentes manifestations de l’opposition organisées lundi 19 septembre courant.

Au sujet du contexte sécuritaire local, il a noté qu’au regard de ce qui prévaut autour de Beni en ces jours, il est convaincu que les FARDC sont entrain de se battre contre un double ennemi faisant usage du même nom pour se camoufler. « Il nous semble qu’au delà de véritables terroristes que combattent nos militaires, il y a en ces jours d’autres poches autour de la Ville de Beni et en territoire de Beni, des rébellions locales dont l’aspiration est l’occupation du Grand-Nord », dit-il, avant d’affirmer que les attaques contre les FARDC à Vemba la journée du 24 août dernier, les récentes attaques à Kididiwe samedi 17 septembre et Malolu/46 lundi 19 septembre courant sont éloquents pour affirmer cette thèse.

Si nous sommes convaincus que ce sont les véritables ADF qui engagent actuellement  l’armée dans le triangle dit de la mort, notamment sur les axes Eringeti-Garlic-Nadui, dit-il, nous estimons cependant que ce qui s’observe comme sang nouveau au sein de l’ADF dans la partie orientale de la Ville de BENI, nous citons Kididiwe, Malolu/46 et Vemba (dans la contrée de Mayangos) est une nouvelle rébellion empruntant juste le nom de l’ADF pour asseoir  la confusion dans la mentalité de ceux qui les combattent. Et comme ils s’attendent avec les ADF avec qui ils ne sont jamais affrontés, nous les appelons des Alliés.

En ce moment précis, martèle-t-il,  ils viennent de réussir à chasser les paysans de leurs villages et champs pour affamer toute la ville de Beni. « Ne perdons pas de vue, ces gens ont leurs alliés partout dans nos villes et agglomérations. Dans leur stratégie, les combattants imposent la terreur  par de multiples attaques et leurs alliés politiques passent leur temps à opposer la population de son armée et de sa police, à enraciner la méfiance afin que tôt ou tard ils viennent se présenter en véritables libérateurs en chassant l’Armée et la Police déjà présentées/perçues  en bourreaux », explique-t-il.

Pour lui, la virulence de ces groupes en cette période précise de clôture du Dialogue National à Kinshasa n’est pas gratuite. Elle poursuit un objectif, semer le désespoir dans la population, n’en déplaise les acquis de ce Forum.

C’est pourquoi, en tant que patriotes, nous appelons la population à ouvrir l’œil et le bon.  Nous attirerons l’attention de notre Armée et de l’Autorité Centrale sur ce qui prévaut ici  pour que soit évité toute surprise désagréable.

Quelles leçons tirer ?

« On ne tue pas un peuple qu’on veut gouverner, on ne détruit pas le pays qu’on veut construire », dixit Mgr Mosengwo Pasinya. Avant tout, il a commencé par remercier les représentants des partis politiques de l’Opposition à Beni et Butembo qui ont organisés de manière responsable leur manifestation. Ils ont déjà compris que manifester ne signifie pas casser ou détruire, mais parvenir son message à qui de droit.

Cependant, en regardant ce qui s’est passé à Kinshasa, d’aucuns s’interrogent si les Opposants à la capitale ont vraiment le souci de ce pays. « Nous ne pouvons pas prétendre diriger demain en détruisant aujourd’hui ce que nous avons réussi à bâtir/construire difficilement pendant des années. On ne peut pas se déclarer manifester contre une institution, contre un individu pour casser les biens de ceux qui n’ont rien à voir ni avec la manifestation jusqu’à tuer des innocents. Malheureusement, c’est ce à quoi on a assisté hier à Kinshasa.

A l’Est de la Rdc, nous avons l’expérience de la guerre. Il ne faut jamais souhaiter ou fabriquer artificiellement d’autres guerres, parce que le sang a déjà trop coulé dans ce pays. Alors que la population attend ce qui ressortira du Dialogue pour épargner le pays de ces genres d’aventures meurtrières, il y a ceux qui trouvent du plaisir à casser, à planifier du désordre, des morts inutiles,… c’est irresponsable.

Et de poursuivre que le Dialogue c’est la bonne voix pour la paix. « Tous nous voulons les élections, l’alternance, mais de manière pacifique, apaisée et dans les conditions qui rassurent tout le monde. Si pour y parvenir (selon l’esprit du Dialogue en cours), il faudra un Gouvernement d’Union National, tant mieux. Quoi de plus normal tant qu’on évite l’effusion du sang. C’est le moindre mal », soutient-t-il, tout en insistant sur le fait que lorsque les Kinois détruisent leurs propres infrastructures (routes, bureaux, caméras de surveillance,…) ça profite à qui ? Il faut éviter ce genre de barbarie chez-nous.

Et c’est ici l’occasion de dénoncer l’ambiguïté d’une certaine communauté internationale qui parfois semble soutenir l’approche du dialogue et en même temps le désordre, les casses, les manifs destructives.  Au tant jouer franc-jeu, soit on est partisan du chaos, soit de la voie du Dialogue.

Le message du CEPADHO à la population, c’est de ne pas se laisser manipuler ou influencer par les artisans de la violence. « On ne détruit pas le pays qu’on veut construire », a dit Mgr Mosengwo.

(JMNK)

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