RDC : le BCNUDH enregistre 407 violations des droits de l’homme en octobre dernier

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C’est ce qu’a indiqué hier au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies de chaque mercredi à Kinshasa, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH), M. José-Maria Arnaz. Selon lui, le BCNUDH a documenté 407 violations des droits de l’homme sur le territoire de la Rdc, une baisse par rapport au mois de septembre dernier où 503 violations avaient été enregistrées. Les provinces les plus touchées restent celles de l’Est de la République, les premiers responsables étant les agents étatiques et les combattants des groupes armés. Dans le cadre du processus électoral, 21 violations ont été documentées.

Le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH), M. José-Maria Arnaz, a rendu public hier mercredi 18 novembre 2015 au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies, les principales tendances des violations des droits de l’homme au cours du mois d’octobre 2015, à travers le territoire congolais. Ce rapport indique que durant le mois d’octobre 2015, le BCNUDH a documenté 407 violations des droits de l’homme sur le territoire de la RDC.

Ce qui représente une baisse par rapport au mois de septembre 2015 au cours duquel 503 violations avaient été enregistrées. Les provinces les plus touchées restent celles de l’Est du pays, à savoir le Nord-Kivu (154 violations), l’ex-province Orientale (125 violations) et le Sud-Kivu (50 violations). Les premiers responsables de ces violations sont les agents étatiques (PNC, FARDC, ANR et autorités administratives) avec 60 % du nombre total de violations, soit 242 violations ayant fait 326 victimes.

Parmi ces agents de l’Etat, ce sont les militaires des FARDC qui ont été responsables du nombre le plus élevé de violations des droits de l’homme, à savoir, 143 violations ayant fait 173 victimes. Les agents de la Police nationale congolaise (PNC) ont été quant à eux responsables de 79 violations des droits de l’homme ayant fait 116 victimes.

21 violations dans le cadre du processus électoral

Les combattants des groupes armés quant à eux, ont été responsables de 165 abus ayant fait au moins 347 victimes. Parmi les groupes armés, les combattants des Forces de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) ont été les principaux auteurs des violations des droits de l’homme documentées par le BCNUDH (57 violations et 78 victimes), suivis par les combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) responsables de 42 abus ayant fait 153 victimes.

Le BCNUDH dit avoir a enregistré, à l’instar du mois précédent, 21 violations des droits de l’homme dans le cadre du processus électoral en cours sur l’ensemble du territoire congolais. Il s’agit notamment des provinces du Kasaï Oriental (six cas), Sud Kivu (six cas), Orientale (quatre cas), Katanga (trois cas) et Kinshasa (deux cas). Les types de violations les plus rapportés sont les atteintes au droit à la liberté de réunion pacifique (sept cas) et à la liberté et à la sécurité de la personne (six cas). Ceci porte à 164 le total de violations des droits de l’homme en lien avec le processus électoral documentées depuis le 1er janvier 2015.

Les principales victimes

Concernant les cas enregistrés au cours du mois d’octobre 2015, ce rapport du BCNUDH affirme que les victimes sont principalement des membres de la société civile (six victimes), de partis politiques (cinq victimes) et des journalistes et autres professionnels des médias (cinq victimes). « A l’instar du mois précédent, le BCNUDH reste vivement préoccupé quant aux restrictions à la liberté d’expression dans le pays et la sécurité de ceux qui expriment des critiques envers le gouvernement et ses actions », rapporte cette note du BCNUDH.

Le BCNUDH dit regretter également la différence de standards appliqués à la liberté de réunion et de manifestation pacifique par les autorités locales et les forces de sécurité en fonction de l’appartenance politique, avec notamment sept manifestations organisées par des partis d’opposition et/ou par la société civile, qui ont été soit réprimées violemment par les forces de sécurité, soit interdites par les autorités locales.

(Lepetit Baende)

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