Rdc : Le BCNUDH enregistre 198 violations des droits de l’homme en février dernier

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Ce chiffre représente une hausse par rapport au mois de janvier dernier. Au nombre de ces violations, les groupes armés, tous confondus, seraient responsables d’au moins 65 %. Les principaux étant les combattants hutu-rwandais des FDLR et rebelles du FRPI. Les agents de l’Etat, quant à eux, seraient responsables de 35 % de ces violations des droits de l’homme commises en février dernier sur le territoire congolais. Notamment, près de 20 % par les agents de la Police et plus ou moins 15 % par les militaires FARDC. Les provinces les plus touchées sont donc le Nord-Kivu, la Province Orientale et le Sud-Kivu.

Dans le cadre de ses activités routinières, le Bureau conjoint des Nations-Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) vient de rendre publiques, les principales tendances des violations des droits de l’homme commises à travers tout le territoire de la République démocratique du Congo au cours du mois de février 2015. Le nouveau directeur du BCNUDH, M. Rose Maria Arnaz, a présenté ce rapport hier à la conférence de presse hebdomadaire des Nations-Unies à Kinshasa, à laquelle il était l’invité principal.

Ainsi, dans son rapport le BCNUDH affirme avoir enregistré au cours du mois de février 2015, un total de 198 cas de violations des droits de l’homme en Rd Congo. Ce qui représente, selon cette agence onusienne, une hausse par rapport au nombre de cas enregistrés au mois de janvier 2015 (170 violations). Selon ce dernier rapport, les provinces les plus touchées restent celles de l’Est de la République. A savoir, le Nord-Kivu avec 91 violations, la Province Orientale avec 54 violations et le Sud-Kivu avec 14 violations.

Les FDLR, premiers au banc des accusés

Les groupes armés, tous confondus, selon le même rapport, seraient donc responsables du nombre le plus élevé de ces violations des droits de l’homme commises en février dernier, soit d’au moins 65 % du nombre de cas enregistrés. Parmi ces groupes armés, à l’instar du mois de janvier dernier, les combattants FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) seraient les principaux responsables, indique le rapport du BCNUDH.

Lequel rapport renchérit que « certaines de ces violations auraient été commises dans le cadre d’attaques contre des civils dans le but de piller leurs biens, parfois en représailles contre la population accusée de soutenir les FARDC dans le contexte de l’opération militaire Sukola II (lancée pour la traque de ces rebelles hutu-rwandais) en province du Nord-Kivu. D’autres violations auraient été commises par les ces combattants FDLR dans le cadre de leur affrontement avec d’autres miliciens du mouvement rebelle « Nduma defence of Congo », la population étant prise à partie, suspectée d’un côté comme de l’autre, de soutenir un des deux groupes ».

Ce rapport du BCNUDH signale également que les combattants du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) seraient responsables d’un nombre important de violations des droits de l’homme commises en février dernier. Ce, compte-tenu de la conduite des opérations militaires contre ce groupe dans le district de l’Ituri en Province Orientale et de l’échec des négociations avec le gouvernement de la Rdc sur la reddition du leader du groupe, Justin Banaloki alias Cobra Matata, et de ses combattants.

35 % de violations commises par les policiers et soldats

Le rapport indique aussi qu’à ce nombre total de 198 cas de violations des droits de l’homme enregistrés au cours du mois de février dernier, 35 % seraient commises par les agents de l’Etat, notamment les policiers et les militaires. Les éléments de la Police nationale congolaise seraient responsables de 39 violations ayant fait 79 victimes et les soldats des Forces armées de la Rdc (FARDC) seraient responsables de 25 violations ayant fait 30 victimes.

Le BCNUDH attend la conclusion de l’enquête sur la tombe commune de Maluku

Répondant aux questions des journalistes sur la fameuse « tombe commune » au cimetière Fula-Fula de Maluku à l’Est de Kinshasa, M. Rose Maria a rassuré l’appui de son bureau, tant aux autorités compétentes que logistique, à l’enquête judiciaire diligentée par le Procureur général de la République (Pgr) sur cette situation. « Tous les efforts seront mis à contribution pour faire la lumière sur cette situation… Nous attendons donc la conclusion de cette enquête pour faire le point de l’affaire », a-t-il dit.

Dans l’entre-temps, indique le n°1 du BCNUDH, des entretiens se poursuivent avec les autorités congolaises qui, d’ailleurs, sont prêtes à recevoir n’importe quelle réclamation. La Monusco par ailleurs, ne participe pas aux enquêtes, a déclaré clairement hier à la conférence de presse des Nations-Unies M. Charles Antoine Bambara, directeur de la Division de l’information publique de cette mission onusienne en Rdc.

(Lepetit Baende)

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