RDC : la cartographie agricole vivement réclamée

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Rien ne vaut plus que la terre pour un agriculteur. En d’autres termes, il n’y a pas d’agriculteur sans la terre. Pourtant en Rd Congo, les espaces verts devant servir à l’exploitation agricole posent beaucoup de problèmes. En d’autres termes, les producteurs agricoles congolais connaissent d’énormes difficultés d’accès à la terre. Aujourd’hui structurés suffisamment, leur vœu est que le Gouvernement puisse arriver à définir une cartographie agricole du pays afin de permettre les paysans de vaquer librement à leurs occupations.

Face à la presse vendredi dernier, les trois principales faîtières nationales des producteurs agricoles de la Rdc, se sont prononcées unanimement face aux multiples difficultés éprouvées dans l’agriculture familiale en Rdc. D’autant plus qu’aujourd’hui, les paysans congolais font face à d’énormes défis pour produire, transporter et commercialiser leurs produits agricoles dans de grands centres de consommation.

Le problème de l’accès aux avoirs, un véritable défi Parmi ces défis, le président de la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (CONAPAC), M. Paluku Mivimba Mathusalem, a épinglé l’épineux problème d’accès aux avoirs, notamment les avoirs naturels dont principalement la terre, la forêt, l’eau, etc. Pour ce paysan du Nord-Kivu, les paysans ont besoin des terres, lesquelles doivent être aussi sécurisées.

Les agriculteurs congolais ont un autre problème d’accès au financement et à l’équipement agricole. Il y a aussi le problème d’accès au marché, ce, sans omettre les difficultés d’ordre institutionnel, ni celle de l’analphabétisme des paysans congolais… Un autre problème, pas le moindre, est que le pouvoir exécutif ne consulte guère les paysans à la base pour la mise en œuvre des différents projets.

Pour sa part, le président de l’Union des éleveurs et agriculteurs du Congo (UNAGRICO), M. Pierre Bukasa, s’est beaucoup plus appesanti au problème lié à l’accès à la terre, comme la principale difficulté des producteurs agricoles congolais en général, et ceux de la ville-province de Kinshasa, en particulier.

Il a indiqué que les espaces verts qui devraient servir à l’agriculture posent beaucoup de problèmes en Rdc.

La cartographie agricole est indispensable

Voilà pourquoi recommande-t-il au Gouvernement de la République, de définir une cartographie agricole pour la Rdc, et voire même la planimétrie.

« Nous avons remarqué la recrudescence des chefs coutumiers dans la ville-province de Kinshasa. Les producteurs agricoles ont de sérieux problèmes pour vaquer librement à leurs occupations. Les chefs coutumiers, les hommes en uniforme, les magistrats, etc., s’accaparent des terres d’exploitation agricole. Par conséquent, l’on compte aujourd’hui beaucoup de procès au Tribunal de Grande Instance de N’Djili », a déclaré M. Pierre Bukasa.

Le constat est très amer, a-t-il dit, dans la gestion des terres agricoles à Kinshasa. Il cite ainsi plusieurs exemples des espaces agricoles spoliés notamment à Bandalungwa, à Kimbanseke, à N’Djili, à Kingabwa, à Masina, etc. Pierre Bukasa pointe du doigt les chefs coutumiers qui, pour lui, sont à la base de beaucoup de problèmes des terres agricoles à Kinshasa.

L’Etat ne reconnaît que 72 sites agricoles sur les 150 existant

Selon lui, ces chefs coutumiers ne comprennent pas leur rôle. « Tout a été biaisé. Il faut que la loi congolaise puisse définir le rôle du chef coutumier », a déclaré Pierre Bukasa.

Répondant à nos questions, le président de l’UNAGRICO a affirmé que jusqu’en 1972, il n’y avait pas encore de problème concernant les espaces agricoles de Kinshasa. En 1980, il y a eu un arrêté ministériel sécurisant les maraîchers de la capitale.

Selon M. Bukasa, le problème de la spoliation des terres agricoles à Kinshasa remonte de la période allant de 1990 à 1997. Mais, c’est à partir de 2000 à 2002 que ce problème s’est accentué jusqu’à ce jour.Quant à la situation actuelle, il signale que la ville-province de Kinshasa compte au total 150 sites agricoles. Mais, l’Etat congolais n’en reconnaît que 72. Cela sous-entend que les autres sites non reconnus ne sont pas encore en règle avec les documents de l’Etat.

L’Unagrico, poursuit son président Pierre Bukasa, dans son travail et avec ses propres moyens de bord, procède au recensement des sites maraîchers de la capitale. Et pour cela, elle a déjà la cartographie de 17 sites à ce jour.

L’Unagrico réclame la terre pour les producteurs agricoles de la ville-province de Kinshasa. Elle demande à cet effet, des certificats collectifs d’abord et puis, des certificats individuels pour des maraîchers. L’Unagrico sollicite du Gouvernement, des arrêtés octroyant des terres aux producteurs agricoles. Aussi, de renforcer les capacités de l’Unagrico pour qu’elle termine le recensement des sites maraîchers de Kinshasa.

Avant tout, M. Paluku Mivimba, le président de la CONAPAC, a expliqué les journalistes la structuration du mouvement paysan en Rdc, laquelle a commencé depuis l’époque coloniale. Mais aussi, les différentes formes de cette structuration ainsi que leurs avantages.

(Lepetit Baende)

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