Rdc : La Banque mondiale présente ses interventions dans le secteur de l’éducation

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Nombreux sont ceux qui ne savent pas en réalité ce que fait la Banque mondiale en Rd Congo et ne cessent de se demander si cette Institution a déjà développé un pays. Ils oublient vite que cette Institution de Bretton Woods a un portefeuille de 3,8 milliards de dollars Us pour 29 projets actifs (y compris les projets régionaux et les projets de l’initiative des Grands Lacs) et vient en appui aux projets du Gouvernement dans plusieurs secteurs (Infrastructures, éducation, santé, environnement, etc.), pour l’élimination de la pauvreté extrême et la promotion de la prospérité partagée.

C’est pour permettre à la Banque mondiale d’expliquer aux Congolais en quoi elle peut leur être utile, que cette présentation a été faire hier au n°49 de l’avenue Tshatshi, dans la commune de la Gombe, où siège cette Institution en République démocratique du Congo. C’était en présence de M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la Banque mondiale, des experts sectoriels de cette institution, des Coordonateurs de projets, notamment Mme Wali Belade pour le projet de soutien à l’éducation de base (PROSEB), Mme Raïssa Malu, chef de l’Unité technique d’appui (UTA) et de M. Jean-Claude Ikwa.

Pour le n°1 de la BM, l’engagement de son Institution se justifie, parce que l’éducation réduit la pauvreté et recule l’iniquité, un potentiel souvent compromis par les inégalités telles que la discrimination fondée sur le sexe. Et pourtant, des recherches démontrent qu’une année supplémentaire d’études secondaires pour les filles peut accroitre leur futur salaire de 10 à 20%, d’autant plus que l’instruction est un puissant moteur de développement et l’un des instruments les plus efficaces pour améliorer la santé, faire progresser l’égalité hommes-femmes et assurer la paix et la stabilité.

Il a dit comment son Institution est encouragée d’observer que la part du budget national alloué à l’éducation s’élève à 18% et espère qu’il sera de 20% en 2018 pour atteindre le niveau d’autres pays africains, pour réaliser l’éducation de base pour tous. Il n’a pas manqué de souligner comment la BM appuie le secteur de l’éducation depuis de nombreuses années, notamment de 2007 à 2014 par l’entremise du Projet d’appui à la réhabilitation du système d’éducation (PARSE), avec plusieurs avantages comme le fait que près de 5 millions de Congolais aient bénéficié directement de ce projet.

Actuellement, la Banque a étendu son champ d’action avec quatre projets. Il s’agit du Projet de soutien à l’éducation de base (PROSEB), pour un montant de 100 millions de dollars Us ; du Projet pour la qualité et la pertinence des enseignements aux niveaux secondaires et universitaires (PQPESU) doté de 200 millions de dollars Us ; Projet d’amélioration de la qualité de l’éducation (PAQUE) et Renforcement des systèmes pour le développement humain.

Toutefois, certaines innovations intervenues dans le secteur de l’éducation méritent d’être mentionnées dans les projets appuyés par la Banque mondiale. Il s’agit du partenariat public-privé, de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC), la présence des mécanismes pour accroitre la participation de la société civile et les mécanismes innovateurs de financement, où on paie sur base aussi bien d’intrants que des résultats atteints.

Des Coordonnateurs s’expriment

Tous les projets évoqués ci-haut nécessitent l’implication des équipes sur terrain qui sont coordonnées par des experts du domaine. C’est dans cette optique que Mme Wali Belade, l’assistante du Coordonnateur du Projet de soutien à l’éducation de base (PROSEB), a expliqué que son projet qui tire déjà vers la fin, appuie certaines réformes et actions d’envergure nationale et apporte un appui approfondi dans les anciennes provinces de l’Equateur et du Kasaï-Occidental. Il a ainsi permis, dans son volet accès, la reconstruction et réhabilitation de salles de classes : 135 écoles, soit 798 salles de classes ; amélioration de l’accès à l’eau pour les écoles : 52 forages et puits. Dans sa qualité, il a permis l’impression et distribution de manuels scolaires : plus de 22 millions, le renforcement de la formation continue en Equateur et au Kasaï-Occidental : 10, 909 écoles primaires organisées en 2,333 réseaux d’échanges. Terminons avec le volet renforcement de la gestion aux bureaux gestionnaires de proximité et nous apprenons qu’il a atteint près de 9.500 personnes.

M. Jean-Claude Ikwa du Ministère de l’Enseignement technique et professionnel, a quant à lui expliqué que son projet a permis de redynamiser les activités liées à la vie des jeunes, sans oublier le fait que la Banque mondiale a identifié quelques filières qui feront l’objet de modernisation. Il y a aussi une nouvelle vision au niveau de la gestion des écoles, selon laquelle les besoins de l’école doivent venir de la communauté. Ce qui permet de financer le plan de développement qui correspond aux critères de gestion les plus modernes. Il va aussi permettre la mise en place d’une politique en matière d’enseignement technique et professionnel.

Quid de la gratuite de l’enseignement

Voulant comprendre certains aspects de cette intervention de la Banque mondiale en Rd Congo, des journalistes présents à cette présentation ont voulu savoir la compréhension de la Banque mondiale par rapport à la gratuité de l’enseignement primaire et quels efforts elle peut fournir, lorsqu’on sait que le 1er septembre a été décrété « journée sans école » par le Rassemblement (une frange de l’opposition politique), réclamant la gratuité de l’enseignement primaire? Qu’est-ce qui a présidé au choix des provinces (Equateur et Kasaï-Occidental) ? Pourquoi l’éducation semble être reléguée par la BM ?

Pour le Directeur des Opérations, la question de la gratuité de l’enseignement doit être vue dans un contexte global, caractérisé par un effort énorme du Gouvernement, qui a ramené le pourcentage du budget réservé à l’éducation à 18%. Il a reconnu qu’il y a encore beaucoup de défis à relever et c’est ici qu’il faille apprécier les efforts du Gouvernement. Il a rappelé les travaux qui sont en cours sur cette question, notamment la table-ronde organisée à Lubumbashi où les recommandations seront partagées entre partenaires. « Nous reconnaissons le problème, mais il faut une démarche structurée », indique Ahmadou Moustapha Ndiaye, qui ajoute que cette question s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’administration et les appuis apportés au Gouvernement dans la régularité de la paie et la mécanisation des enseignants, sont là quelques signes visibles.

Par rapport au choix de provinces, il a cité les critères du partenariat mondial de l’éducation, le taux de scolarisation, le niveau d’intervention de partenaires et le taux de construction en dur. Et compte tenu de l’ampleur des besoins et des moyens limités, un choix sélectif est obligatoire ! Du côté du PROSEB, Wali Belade a insisté que les chiffres donnés en rapport avec la réhabilitation des écoles sont exactes et vérifiables.

(Jean-Marie Nkambua)

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