Rdc : 410 actes de violations des droits de l’homme commises en mars dernier

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Comme à l’accoutumée, la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies s’est tenue mercredi 13 avril 2016, simultanément à Kinshasa et à Goma. Au cours de celle-ci, les traditionnels points ont été abordés, notamment des informations relatives aux activités des composantes de la Monusco et de l’Equipe-pays des Nations-Unies, ainsi que sur la situation sécuritaire qui a prévalu dans le pays au courant de la dernière semaine. Une séance de questions-réponses a couronnée la conférence d’hier, animée par le porte-parole de la Monusco, Félix Prosper Basse.

  1. José-Maria Arnaz, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo a fait part,hier,aux journalistes de Kinshasa et à ceux de Goma, du dernier rapport publié du BCNUDH sur les principales tendances des violations des droits de l’homme observées au cours du mois de mars 2016. A cet effet, il a indiqué que durant ce mois, le BCNUDH a enregistré 410 actes de violations des droits de l’homme à travers tout le territoire de la Rd Congo. Ce qui représente une augmentation par rapport au mois de février.

Les provinces les plus touchées restent celles de l’Est de la République (Nord-Kivu, Ituri, Tshopo, Haut-Uélé et Sud-Kivu) avec 301 actes de violations et 427 victimes. Les provinces de l’Ouest de la Rdc ont enregistré 108 actes de violations des droits de l’homme, ayant causé au moins 161 victimes.

Les types de violations les plus rapportés au mois de mars 2016, indique la note d’information du BCNUDH, sont les atteintes au droit à la liberté et à la sécurité de la personne ; les atteintes au droit à l’intégrité physique ; les atteintes au droit de propriété ; et les atteintes au droit à la vie (3 cas) ; dont 22 violations et 29 victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires par des agents de l’état.

Les agents étatiques (policiers, militaires, ANR et autres autorités administratives) sont ainsi responsables de la majorité de ces violations des droits de l’homme, 265 violations ayant fait 388 victimes (soit 65 pourcent). Parmi les auteurs, il se trouve dans le top 3, les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) avec 114 actes de violations et 223 victimes ; des FARDC avec 110 actes de violations et 130 victimes ; et les agents de l’ANR avec 13 actes de violations.

Quant aux groupes armés, José-Maria Arnaz,les FRPI et les FDLR continuent à être les auteurs de la majorité d’acte de violations des droits de l’homme dans l’Est de la Rdc. Ils ont été responsables de 145 actes de violations des droits de l’homme rapportées durant le mois de mars ayant fait au mois 200 victimes.

Les membres de la Société civile victimes des violations

Au cours du mois de mars 2016, le BCNUDH a documenté 46 actes de violations des droits de l’homme liées à la restriction de l’espace démocratique sur l’ensemble du territoire congolais. Les plus rapportées sont les atteintes à la liberté de réunion pacifique, suivie des atteintes à la liberté d’opinion et d’expression et celles au droit à la liberté et à la sécurité de la personne.

Lesquelles ont été principalement commises dans les provinces du Tanganyika (13 cas), suivie des provinces du Nord-Kivu (9 cas), du Haut-Katanga (6 cas), de la Tshopo et du Kongo-central (5 cas). Ce qui porte à 429 le total d’actes de violations des droits de l’homme en lien avec la restriction de l’espace démocratique documentées depuis le 1er janvier 2015. Les membres de la Société civile et ceux des partis politiques sont les principales victimes, indique la note d’information du BCNUDH.

« A l’instar du mois précédent, le BCNUDH reste vivement préoccupé par les restrictions à la liberté d’expression dans le pays et la sécurité de ceux qui expriment des opinions divergentes sur les actions du Gouvernement ou la volonté prêtée au Président de la République de réviser la Constitution », renseigne la même source.

Le BCNUDH a également documenté au cours du mois de mars dernier, 18 victimes adultes de violences sexuelles « tout comme le mois précédent », principalement perpétrées par les agents de l’Etat et les groupes armés (FRPI et Maï-Maï) dans les provinces du Haut Lomami et Nord-Kivu.Le BCNUDH salue les efforts des autorités congolaises dans le cadre de la lutte contre l’impunité, a affirmé José-Maria Arnaz. D’autant plus qu’il note avec satisfaction qu’au mois de mars, au moins 14 militaires des FARDC et 4 agents de la PNC ont été condamnés pour des actes constitutifs de violations des droits de l’homme sur tout le territoire de la Rdc.

Le BCNUDH a enregistré cinq cas de décès en détention dans les prisons des provinces du Kongo-central, Kasaï-Oriental, Haut-Katanga et Nord-Kivu, causés par la malnutritionetun manque d’accès aux soins médicaux appropriés pour les détenus.

(LepetitBaende)

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