Rd Congo « Que le droit soit dit pour les quinze journalistes assassinés »

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« Chaque fois que l’auteur d’un crime échappe à son châtiment, cela encourage d’autres criminels et crée un cercle vicieux de violence. Il faut que cela cesse. J’invite instamment les Etats à prendre toutes les mesures nécessaires par la législation, des mécanismes de protection et tout nouveau moyen adapté pour garantir que les enquêtes et des procès relatifs aux crimes perpétrés contre les journalistes soient menés », ce message est de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

En outre, l’oratrice a exhorté chacun à se lever le 2 novembre et à demander que l’Etat de droit soit pleinement appliqué, lorsque des journalistes sont attaqués et tués dans l’exercice de leurs fonctions. Pour le président de l’UNPC, Kasonga Tshilunde, la presse congolaise a payé un lourd tribut.  15 journalistes assassinés dans l’exercice de leurs fonctions, les familles de victimes n’attendent que justice soit faite. Pour Kasonga Tshilunde, aucun procès n’a abouti. « Nous n’avons pas su qui a tué…qui a commandité ce meurtre… dans le cas des crimes commis contre les journalistes », a évoqué l’orateur, qui attend que les familles de victimes puissent être soulagées et rétablir une vérité.  L’orateur a plaidé pour la libération des journalistes qui sont en prison.

Dans le même registre, il a plaidé aussi pour l’accélération de l’examen de la loi sur la dépénalisation des délits contre les journalistes au Parlement.  A la veille des élections en RD Congo, l’UNPC plaide pour un  moratoire pour que les journalistes ne soient pas arrêtés et assassinés. Et à la veille du dialogue, l’UNPC interpelle le pouvoir public qui doit ouvrir tous les médias qui sont fermés.  Le Directeur de cabinet adjoint  du ministre de la Communication et Médias, Pascal Amisi, a insisté sur la professionnalisation des journalistes et autres opérateurs des médias. Il a invité les journalistes à observer plus de rigueur dans la régulation et l’autorégulation.  A titre personnel, il a promis de transmettre à qui de droit les préoccupations des partenaires médias à savoir l’UNPC et l’UNESCO.

A cet effet, une table-ronde des professionnels des médias s’est tenue hier au cercle de Kinshasa à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour des crimes commis contre des journalistes. A l’occasion, le Représentant de l’Unesco a procédé à la lecture du message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de ladite journée.  La Directrice générale de l’Unesco a constaté que moins d’une affaire d’assassinat de journaliste sur dix parvient un jour à être résolue.

« L’impunité quasi-totale dont jouissent les auteurs de crimes contre les journalistes va à l’encontre de toutes les idées que nous défendons, de nos valeurs partagées, de nos objectifs communs », a déclaré l’oratrice. Dans le même registre, la Directrice générale de l’Unesco a témoigné de cas de crimes contre les journalistes  en ces termes : « Ces six dernières années, j’ai condamné publiquement et sans ambiguïté plus de 540 cas d’assassinats de journalistes, professionnels des médias et producteurs de médias sociaux qui sont à l’origine d’un important travail de journalisme ».

A la lumière des multiples  attaques contre les journalistes, l’Unesco a lancé le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité, en vue de mettre fin à l’impunité en favorisant des actions concertées entre les institutions des Nations Unies, œuvrant de concert avec des gouvernements, la société civile, le monde universitaire et les médias eux-mêmes partout dans le monde.

(Saint Hervé M’Buy)

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