RD Congo: La desserte en eau potable largement inférieure à la moyenne africaine

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Si l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD)/Eau prévoyait le doublement du taux d’accès à l’eau potable entre 2000 et 2015, la RD Congo est loin du compte avec un taux de desserte de 26% contre 60% en moyenne en Afrique, qui devrait passer à seulement 38% en 2015. Face à l’augmentation rapide des populations en zones urbaines et périurbaines, il faut trouver des solutions novatrices, accessibles aux pauvres.  Des ateliers ont été et sont organisés  à Kinshasa (RD Congo), dans le cadre du lancement de l’étude visant à «promouvoir l’expansion des réseaux d’alimentation d’eau potable et des bornes fontaines en RDC».

Pour combler leur besoin en eau potable, les populations pauvres dans ces milieux pré et périurbains ont parfois développé leurs propres initiatives avec l’assistance des ONG et de bailleurs et il existerait aujourd’hui 500 mini-réseaux, construits pour la plupart ces cinq dernières années.

 

La Regideso, ancienne entreprise publique a été depuis 2009, transformée en société commerciale sur décision du Gouvernement central pour essayer de booster la gestion de cette entreprise qui battait de l’aile. L’objectif de l’Exécutif congolais était de relever le défi de carence ou mieux de déficit d’eau potable sur l’ensemble du territoire national où l’accès de la population à cette denrée vitale se situe encore à moins de 30 % sur la moyenne  africaine de 48 %.

Mais il se fait que la République démocratique du Congo a encore sous la main 37 millions de Congolais qui n’ont pas accès à l’eau potable. C’est en tout cas l’avis du Programme écoles et villages assainis (PNEVA) qui l’affirme par la voix de son point focal en communication.

Le manque d’accès à l’eau potable comporte les risques de contamination et qui sont responsables de nombreuses maladies, notamment le choléra, la diarrhée, la poliomyélite ou la fièvre typhoïde pourtant évitables.

Mais pourquoi un pays comme la RD Congo, qui est la plus grande réserve d’eau douce en Afrique, dotée du fleuve, des rivières, des lacs, peut-il être incapable d’offrir l’eau potable à la majorité de sa population ? S’agirait-il d’un manque de stratégies dans le chef des dirigeants et d’autres structures et organismes chargés de procurer l’eau potable à la population dans la capitale et dans le reste des provinces ?

Peut-on parler du manque de moyens financiers à la Regideso censée produire et distribuer de l’eau potable à la population ? Nous ne saurons encore donner une réponse fiable et documentée à cette préoccupation. Mais les observateurs avertis qui suivent de près le fonctionnement de la Regideso soutiennent que le manque de moyens serait pour quelque chose quand-même. Parce que sans moyens financiers conséquents, comment la Regideso pour ne citer que celle-là, pourra-t-elle effectuer des investissements dans les équipements, les produits chimiques et autres besoins que nécessite l’augmentation de la production d’eau potable qui, il faut le dire, a un prix.

A ce jour, l’Etat congolais doit par exemple  plusieurs millions de dollars américains à la Regideso et ce, depuis plusieurs années. Des dettes occasionnées par l’eau consommée dans des camps militaires, des universités publiques, des écoles, des hôpitaux publics,  des ministères et même des services publics qui ne payent pas du tout les frais de leur consommation. Or avec la réforme des entreprises décrétée par les pouvoirs publics, la Regideso aujourd’hui, société commerciale devait fonctionner comme toute entreprise revêtue de ce statut et qui doit avoir pour objectif, faire des bénéfices, réaliser le profit. C’est le Gouvernement congolais qui leur a assigné cette mission.

L’explosion démographique

Un autre problème et non de moindre auquel la Regideso est  confrontée, c’est l’explosion démographique. Le réseau installé à l’époque pour une population équivalant à 2 millions d’habitants par exemple pour ne parler que de la capitale, s’en trouve débordée aujourd’hui avec l’augmentation de la population estimée aujourd’hui à 8 millions d’habitants pour la seule ville de Kinshasa. Ensuite, beaucoup de quartiers périphériques sont nés sans nécessairement se conformer aux normes urbanistiques. Ce qui prend un peu de cours la Régideso qui est obligée de refaire ses calculs.

Le deuxième problème, c’est le boum immobilier. La quantité d’eau qu’on peut desservir à 50 maisons par exemple sur une avenue va être réduite à cause de 2 ou 3 nouveaux immeubles à hauteur construits entre-temps. Ce qui entraînera le fractionnement d’eau et la réduction de la puissance déjà absorbée en amont. C’est un problème réel.

(Lu pour vous par RTM)

 

 

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