Ratification de l’Accord de Paris: La Rdc toujours en retard

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En principe, le gouvernement congolais devrait ratifier l’« Accord de Paris » sur le climat avant même la tenue de la COP22. Cependant, jusqu’à présent, la Rd Congo est encore en retard par rapport à d’autres pays, parce que la question de cette crise planétaire du climat ne bénéficie pas de la priorité requise. Conséquence : le pays risque de manquer de grands financements disponibles pour des projets d’envergure dans le cadre de l’action climatique mondiale.

Tenue du 07 au 18 novembre dernier à Marrakech au Maroc, la COP22, entendu, la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), avait comme principal objectif d’accélérer l’action climatique de tout Etat et non-Etat acteur. Mais aussi et surtout, de développer les règles en vue de la mise en place de l’Accord de Paris sur le changement climatique (2015 – 2020).

Cet accord international marque donc une nouvelle étape dans le combat mondial pour limiter les émissions des gaz à effet de serres. Il a été ratifié par plus de 170 Chefs d’Etat et de gouvernement du monde, le vendredi 22 avril 2016 à New-York (USA).

A savoir, la COP 20 tenue à Lima au Pérou a été une conférence des négociations. La COP 21 tenue à Paris en France a été celle des décisions avec d’adoption de la « Déclaration de Paris » que la République démocratique du Congo était le tout premier pays africain à signer, par le Président de la République Joseph Kabila Kabange. A ce jour, la mise en œuvre attend encore la ratification au niveau du gouvernement de la République.

Et la COP 22 c’était une conférence des actions, de la mise en œuvre des décisions. Le but principal était de développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris – Lima puis Paris – Marrakech. A ce titre, la COP 22 est considérée comme la première réunion historique des Parties, cadre où l’Accord de Paris est entré en vigueur.

La Rdc était également représentée à ces assises mondiales sur le climat tenues en terre africaine, le continent le plus vulnérable au changement climatique.

Risque de manquer le financement

Cependant, ce pays très stratégique après le Brésil pour l’équilibre climatique mondial, se trouve encore à ce jour très en retard quant à la mise en œuvre de cet Accord de Paris. Et pour cause, la non-ratification par le Parlement congolais, de l’Accord de Paris. Puisque, les pays signataires ne sont contraints à respecter les engagements pris en signant l’Accord de Paris qu’après la ratification dudit traité par leurs organes législatifs.

Donc, la Rdc est jusqu’ici incapable de pouvoir mettre en œuvre une quelconque décision quant aux prochaines actions environnementales adoptées à la COP 22, d’autant plus qu’elle garde encore cette grande « dette » environnementale qu’est la ratification de l’« Accord de Paris ». Par conséquent, le pays risque de manquer le financement qui lui est dû en tant que nation la plus importante d’Afrique et la deuxième au monde en ce qui concerne la lutte contre le changement climatique et la réduction des gaz à effet de serres, afin de concrétiser ses actions sur le terrain.

Voilà pourquoi, le Parlement congolais a tout intérêt de se hâter pour procéder à la ratification de l’« Accord de Paris » sur le climat, en inscrivant déjà ce point à l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire. Les députés nationaux, élus du peuple soient-ils, sont ici exhortés, une fois de plus, de mettre en priorité cette importante question du réchauffement climatique, car, la vie des populations en dépend, ainsi que l’avenir de la planète et des générations futures de l’humanité.

Ce qui permettra à la Rdc, d’être classée parmi les premiers pays manifestant de l’intérêt particulier dans la crise du climat qui secoue le monde et l’Afrique, le continent le plus vulnérable.

A savoir, les principales thématiques autour desquelles ont gravité les assises de la COP 22 à Marrakech, se concentrent sur l’agriculture africaine, particulièrement l’agriculture familiale, qui doit prendre de l’ampleur ; sur l’agro-industrie, laquelle nécessite des espaces vastes pour les plantations à huile ; sur la foresterie communautaire ; sur la problématique de la conservation de la nature, etc.

La Rdc au cœur du combat climatique 

L’arbre est un grand secret dans cette problématique de changement climatique et une porte de solution durable. Ce qui explique l’importance capitale que le Bassin du Congo, comme deuxième massif forestier du monde après celui de l’Amazonie au Brésil.

Et la République démocratique du Congo est au cœur des forêts du bassin du Congo (deuxième poumon mondial après l’Amazonie au Brésil) dont elle possède à elle seule, plus de 60 % de la superficie. Aussi, les forêts occupent-elles 66,5 % du territoire de la Rdc dont la superficie est de plus de 2.345.000 Km².

Coffre-fort de la biodiversité mondiale et régulateur du climat subsaharien, la Rdc représente 7% du potentiel REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts) mondial.

Voilà pourquoi, les députés congolais s’ils sont réellement conscients et responsables, doivent être interpellé afin de pouvoir accélérer la ratification de l’Accord de Paris. Ce, pour permettre au pays de faire valoir son immense richesse écologique et ses intérêts dans la crise du climat qui secoue le monde et l’Afrique comme continent le plus vulnérable ; ainsi que son importance cruciale pour l’équilibre climatique mondial.

(Lepetit Baende)

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