Rapport mondial 2016 sur la parité hommes-femmes « L’égalité des hommes et des femmes, pas avant 2186 »

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Une vue de la ministre en charge de la femme en Rdc
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La Journée internationale des droits des femmes est célébrée le 8 mars de chaque année. Elle met  en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Mais ce combat engagé par la gente féminine depuis des décennies, continue à récolter des résultats mitigés. Le rapport mondial réalisé l’an passé par le forum économique mondial le démontre.

Le rapport mondial 2016 sur la parité entre hommes et femmes du Forum économique mondial consiste en une étude comparative annuelle qui mesure les progrès en termes de parité entre hommes et femmes dans quatre domaines: le niveau d’instruction, la santé et la survie, les opportunités économiques et l’émancipation politique. Ce document montre que les progrès en termes de parité dans les secteurs clés de l’économie mondiale connaissent un recul sans précédent. Le fossé entre les sexes, désormais de 59 %, est plus élevé qu’il n’a jamais été depuis 2008. Selon ce rapport, le monde risque de gâcher un nombre alarmant de talents s’il n’agit pas rapidement pour réduire les inégalités entre les sexes qui peuvent compromettre la croissance et priver certaines économies de possibilités concrètes de développement.

Plusieurs facteurs expliquent le recul

Ce recul s’explique par un certain nombre de facteurs. Le premier concerne les salaires: à l’échelle mondiale, les femmes gagnent, en moyenne, un peu plus de la moitié du salaire que perçoivent les hommes, malgré de plus longues heures de travail, rémunérées comme non rémunérées. Le deuxième concerne le problème chronique du taux d’activité stagnant, avec en moyenne 54 % de femmes actives contre 81 % d’hommes actifs dans le monde. Le nombre de femmes occupant des postes à haute responsabilité reste également très faible. À l’échelle mondiale, seuls quatre pays comptent un nombre équivalent d’hommes et de femmes aux postes de législateur, de cadre supérieur et de directeur, et ce, malgré le fait que la proportion de femmes diplômées d’une université soit égale voire supérieure à celle des hommes dans 95 pays.

En 2015, les projections réalisées sur la base des données du Rapport mondial sur la parité hommes et femmes suggèrent que l’écart économique pourrait être comblé dans l’espace de 118 ans, soit en 2133. Les progrès se sont toutefois inversés depuis, après avoir atteint leur pic en 2013.  En marge de l’économie, l’écart entre les sexes dans le secteur de l’éducation s’est réduit de 1 % l’an dernier, à plus de 95 %, ce qui en fait l’un des deux secteurs où le plus grand progrès a été réalisé à l’heure actuelle. La santé et la survie, l’autre pilier à avoir réduit son écart de 96 %, s’est légèrement dégradé. Deux tiers des 144 pays sondés pour ce rapport peuvent désormais affirmer avoir totalement supprimé les disparités entre les sexes à la naissance, tandis que plus d’un tiers a pleinement comblé l’écart en termes d’espérance de vie en bonne santé.

La Rdc absente de la liste des pays champions de la parité

Étant donné que l’accès à la santé, à l’éducation, à la participation économique et à la représentation politique dont bénéficient les femmes équivaut maintenant en moyenne à deux tiers de celui des hommes, un certain nombre de pays sont désormais sur le point de détrôner les États nordiques de leur statut de sociétés les plus égalitaires du monde. Bien que les quatre pays en tête du classement soient l’Islande, la Finlande, la Norvège, et la Suède, ils sont suivis de très près par le Rwanda, qui se place devant l’Irlande en 5eposition. Derrière l’Irlande, les Philippines restent à la même place, en 7eposition, juste devant la Slovénie, 8e et la Nouvelle-Zélande, 9e qui avancent toutes deux d’une place. La Suisse ne fait plus partie des dix premiers, la 10e place étant désormais occupée par le Nicaragua. Ailleurs dans le monde, les États-Unis, 45e ont perdu 17 places en un an, principalement du fait de l’introduction de mesures plus transparentes en termes de revenu estimé du travail.

Parmi les autres puissances économiques du top 20, le rapport cite l’Allemagne, 13e, la France, 17eet le Royaume-Uni, 20e. Au sein du groupe BRICS, l’Afrique du Sud, 15e reste la meilleure élève après avoir gagnée deux places en un an grâce à diverses améliorations dans tous les secteurs. Elle est suivie par la Fédération de Russie, 75e, puis par le Brésil, 79e. L’Inde, 87e, gagne 21 places et dépasse la Chine, 99e après avoir réalisé des progrès dans les domaines de la participation et des opportunités économiques, et du niveau d’instruction. Comme on peut bien le constater, la République Démocratique du Congo ne figure pas sur la liste de ces pays qui se distinguent dans la promotion et la représentativité de la femme. Rien d’étonnant quand on sait que l’actuel gouvernement qui compte plus de 65 membres, les femmes ne sont pas représentées qu’à près de 10 %.

 

(Patrick Mpezo)

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