Rapport du BCNUDH bourré d’approximations délibérées et de contrevérités: Mende appelle à la résistance

par -
0 379
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Le Gouvernement de la République, à travers son porte-parole, Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et Médias a, dans un point de presse,  rejeté le rapport du Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) en République Démocratique du Congo, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations-Unies et la MONUSCO. Ces derniers qui ont rendu public un communiqué mettant en cause les forces de défense et de sécurité de la Rdc pour des graves violations des Droits de l’Homme au mois de décembre 2016, ayant causé, selon les auteurs, quarante morts et 147 blessés dans plusieurs villes de la RDC.

Lambert Mende qui s’étonne d’une série d’approximations délibérées et de contrevérités, ne donne pour sa part qu’un bilan de 31 morts. Sur ces 31 pertes en vies humaines enregistrées sur toute l’étendue du territoire national au cours de ces tristes événements, 15 (pas 40) font encore à ce jour l’objet des enquêtes de la justice militaire congolaise pour en déterminer la responsabilité et les auteurs. « 15 morts par balles dans une demi-dizaine de villes de notre pays qu’il revient à la justice d’élucider, car on est bien d’accord qu’il s’agit de 15 morts de trop. On est cependant loin, bien loin de « 40 personnes tuées par la Police et la GR » alléguées par le BCNUDH qui ne reflètent donc aucune réalité et semblent n’avoir été évoquées que dans le but d’émouvoir l’opinion ou des décideurs quelque part », explique-t-il.

Que faire ?

« C’est comme si l’essentiel était seulement de discréditer les institutions judiciaires, politiques et sécuritaires de la Rdc et non de faire triompher la justice et le droit au bénéfice de ces malheureuses victimes. Une attitude contre productive dont on a du mal à saisir la rationalité et l’utilité », justifie-t-il ce comportement, avant d’ajouter que le but inavoué à cette légende ou l’infamie, c’est de prendre le contrôle de la gestion de ce pays, en faisant perdre aux congolais toute confiance en eux-mêmes, c’est-à-dire, dans les institutions. Et comme la nature a horreur du vide, explique-t-il, la logique exige de chercher ailleurs. Les auteurs de ces « fake news » diront et se présenteront.

Ce pays n’a pas encore fini avec les tentatives de colonisation inavouée et ceci va au-delà d’un régime. Le ministre constate que c’est depuis 1960 que nous avons changé environ 4 fois de présidents et ces gens veulent que les Congolais perdent toute capacité à s’autodéterminer. « Allez-vous jouer ce rôle ? », s’et-il adressé à la presse, tout en soulignant que ceux qui sont à la tête des institutions, n’y étaient pas en 1960, de même à l’époque de « Lititi Mboka » (fausses informations sur un faux massacre d’étudiants au Campus universitaire de Lubumbashi), attribué malencontreusement à l’ancien gouverneur du Shaba, feu Koyagialo, au début des années 90. A en croire le ministre de la Communication et Médias, la réponse à tout ceci, c’est la résistance ou la résilience. Ceci est une lutte au niveau des mentalités et chaque Congolais doit se mettre à contribution pour que les mentalités changent.

Lambert Mende n’a épargné la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), lorsqu’il dit que : « nous avons suivi l’explication angoissée de la CENCO, qui dit qu’il y a la volonté de bloquer le processus électoral ». Cette position est très minimaliste, soutien-t-il, parce que c’est l’existence même de la Rdc qui est en jeux, et il s’agit de la balkanisation à terme du pays de Patrice Emery Lumumba. Evoquant l’exemple du Sud-Soudan, il a déploré le nombre des morts. Dans ce sens, diviser et opposer les Congolais ; parler seulement des élections comme si elles vont tout résoudre, c’est insuffisant. Et d’ajouter que les tentatives de balkanisation ont été multiples et elles n’ont jamais cessé. « Vous pouvez faire les élections sans résoudre le vrai problème du vivre ensemble congolais », martèle-t-il, avant de demander d’aller plus loin que l’analyse des évêques.

Le 11 mars, c’est encore tôt pour la dépouille

Au sujet des obsèques d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le ministre Mende a souligné qu’enfin de compte, la famille biologique a fixé au 11 mars prochain l’arrivée de la dépouille mortelle à Kinshasa. Mais le groupe qui organise les obsèques estime que c’est encore tôt. « Il y aura deux à trois jours d’hommages. Le lieu est entrain d’être aménagé, soit 500 m² et nous pensons que dans un délai raisonnable, la dépouille reviendra au pays », soutien-t-il.

Inhumation provisoire ou pas, le Gouvernement pense que ce n’est pas décent d’engager un débat avec Mgr Gérard Mulumba. Et ce, parce que la responsabilité de la dépouille revient à la famille et personne ne peut se substituer à la famille. Selon lui, Etienne Tshisekedi est un ancien Premier ministre et l’Etat s’est toujours chaque fois occupé des funérailles de ces personnalités en harmonie avec la famille.

Lambert Mende a terminé par préciser que tous ceux qui sont avec Ne Mwanda Nsemi sont libres de sortir. Mais il faut retenir que des gens sont morts à Kimpese, Songololo et que le Parquet général de la République cherche à perquisitionner sa maison. Pourquoi ces gens acceptent-ils d’être son bouclier humain ? Sinon, l’Assemblée nationale pour laquelle il est membre, n’a pas encore levé les immunités parlementaires.

(Jean-Marie Nkambua)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse