Rapport 2016 du PNUD: La Rdc parmi les pays à faible développement humain

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Une vue du rapport distribué aux participants/Ph. d’archives

Ce rapport est consacré à la concrétisation accélérée de l’égalité des genres sur le continent africain. L’objectif étant de recentrer l’attention sur ce qui demeure un défi de développement fondamental… Ce rapport identifie les points d’intersection entre les processus politiques et économiques, et présente un programme d’action précis. 

Dernièrement, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a officiellement présenté à Kinshasa, son deuxième Rapport sur le développement humain en Afrique 2016. Lequel qui fait suite au premier rapport du genre publié en 2012, est consacré à la concrétisation accélérée de l’égalité des genres sur le continent africain.

« Accélérer les progrès en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes en Afrique » est le thème de ce rapport. Son objectif est de recentrer l’attention sur ce qui demeure un défi de développement fondamental, alors même que l’Afrique connaît une période de transition économique, sociale et politique sans précédent.

Il sied de signaler en outre que ce rapport est le fruit d’un important travail de coopération étroite entre le Bureau régional pour l’Afrique du PNUD et la Commission de l’Union africaine, les institutions des Nations Unies, les institutions régionales et de nombreux praticiens et chercheurs. En conséquence, outre l’Afrique subsaharienne, le rapport étudie également la situation dans les Etats arabes d’Afrique du Nord.

Les résultats globaux du rapport

Le rapport examine les progrès accomplis en matière de développement humain en Afrique au moyen de différents indicateurs élaborés par le PNUD, y compris les inégalités entre les genres. Et de manière générale, le rapport indique que l’Afrique affiche l’un des taux d’amélioration du développement humain les plus rapides au monde sur ces vingt dernières années.

Mais, elle possède aussi les niveaux de développement humain moyens les plus faibles par rapport aux autres régions du monde. Toutefois, tous les pays d’Afrique ne présentent pas un faible niveau de développement humain.

Sur les cinq sous-régions du contient africain, souligne ce rapport du PNUD, 17 pays ont atteint un niveau de développement humain moyen ou élevé : cinq en Afrique australe ; cinq en Afrique du Nord ; quatre en Afrique centrale, deux en Afrique de l’Ouest et un en Afrique de l’Est.

Et les pays africains affichant les niveaux de développement humain les plus élevés sont l’Algérie, la Libye, Maurice, les Seychelles et la Tunisie. Trente-six pays d’Afrique (sur 44 pays dans le monde) figurent dans le groupe des pays à faible développement humain.

Ce rapport 2016 du PNUD souligne qu’en moyenne, les pays africains qui affichaient initialement de faibles niveaux de développement humain ont connu une croissance rapide, réalisant ainsi d’importants progrès à l’échelle de l’Indice de développement humain (IDH). Cette dynamique s’est toutefois ralentie depuis 2010, ajoute-t-il.

Selon le même rapport, les pays ayant enregistré les avancées les plus importantes depuis 2000 sont l’Angola, le Burundi, l’Ethiopie, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Rwanda, la Sierra Leone, la Tanzanie et la Zambie.

Quid du rapport

Le rapport sur le développement humain en Afrique 2016 du PNUD se concentre sur les problèmes persistants liés à l’égalité des genres auxquels sont confrontées les femmes et les filles africaines. Il met en avant les progrès réalisés dans le domaine de l’égalité des genres, mais souligne également les insuffisances qu’il reste à combler et les défis à relever.

Le rapport fournit tout d’abord un état des lieux des avancées enregistrées en matière de développement humain sur le continent africain, en s’appuyant sur les différents indicateurs de développement humain du PNUD. Il examine aussi les politiques et approches institutionnelles adoptées par les Etats africains pour remédier aux inégalités entre les genres et accélérer l’autonomisation des femmes ainsi que la concrétisation de l’égalité des chances sur les plans économique, social et politique.

Ce rapport propose quatre grands axes qui comprennent les actions suivantes : soutenir l’adoption de réformes juridiques, de politiques et de programmes visant à promouvoir l’autonomisation des femmes ; soutenir les capacités nationales pour promouvoir et accroître la participation et le leadership des femmes dans la prise de décisions au sein du foyer, de l’économie et de la société ; soutenir les capacités à mettre en œuvre des approches multisectoriels destinées à atténuer les impacts des pratiques de santé et d’éducation discriminatoires à l’égard des femmes ; et enfin, soutenir les femmes dans leur lutte pour l’acquisition des droits de propriété et de gestion des actifs économiques et environnementaux.

Pour des politiques améliorant les conditions des femmes

Cet ouvrage invite donc les gouvernements africains à s’engager pour lutter contre les normes sociales et culturelles dégradantes, qui freinent le développement et l’autonomisation de la femme. Il plaide en faveur d’orientations politiques et de mesures pratiques qui permettent d’améliorer les conditions des femmes à tous les niveaux de la vie.

Ce rapport affirme également en conclusion que la concrétisation accélérée de l’égalité des genres nécessite des mesures hautement collaboratives, impliquant non seulement les administrations nationales et locales, mais faisant aussi appel aux organisations non gouvernementales, au secteur privé, aux groupes de pression et à des organisations communautaires efficaces.

Pour le PNUD, le meilleur moyen de remédier aux inégalités entre les genres du point de vue du développement humain en Afrique, consiste à renforcer les capacités des femmes et à accroître les opportunités qui s’offrent à elles, ainsi qu’à contribuer à l’amélioration des résultats pour les générations actuelles et futures.

(Lepetit Baende)

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