Rappel historique, Kinshasa 16 février 1992 : La marche pacifique des Chrétiens se termine dans le sang

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« 16 février 1992-16 février 2017 », cela fait totalement 25 ans, lorsque de centaines des congolais tombaient sous les balles de l’armée de l’ancien dictateur, le Marechal Mobutu à travers la République. La marche des chrétiens organisée par la Coordination des Laïcs Catholiques et réprimée dans le sang avait pour objectif de réclamer la réouverture de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) fermée par l’ancien premier ministre Jean de Dieu Ngunz À Karl I Bond ».

Rappel des faits…..

Décembre 16 février 1992, une marche est réprimé dans le sang. Cet épisode dramatique de l’histoire de la démocratie congolaise, Zaïre à l’époque, restera dans la mémoire collective des Congolais comme étant « la marche pacifique des chrétiens ». Pour rappel, c’était en décembre 1991 lorsque la Conférence Nationale Souveraine dirigée par Monseigneur Monsengwo Pasinya, alors archevêque de Kisangani et président de la Conférence Épiscopale Nationale, a été sanctionnée par le premier ministre de l’époque Jean de Dieu Ngunz A Karl I Bond. Aussitôt recouverte, la CN a été de nouveau suspendue par le gouvernement qui évoquait comme raison, son coût exorbitant. En réalité,  le pouvoir du Marechal Mobutu, ancien président de la 2ème République, voulait étouffer dans l’œuf le début de déballage politique, mettant en cause les dignitaires du régime. Les Zaïrois (congolais à ce jour) qui avaient placé tous leur espoir dans la Conférence Nationale demandent la reprise des travaux de la CN, mais exigent désormais que celle-ci soit souveraine. Aidée par une société civile organisée et structurée, des manifestations, tantôt pacifiques et parfois violentes, sont organisées çà et là.

Le 16 février 1992, à l’appel des mouvements laïcs de l’église catholique, des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour réclamer la convocation immédiate d’une Conférence Nationale Souveraine(CNS). Pris de panique, le gouvernement fait intervenir l’armée et la police, qui ouvrent le feu sur les manifestants. Le bilan officiel faisait état de plusieurs morts et blessés.  Cette répression dans le sang, connue désormais comme « La marche pacifique des chrétiens », va soulever une indignation et un tollé général de protestations à travers le pays et même à l’extérieur. Mobutu, sous pression et acculé de tout part, cède. La Conférence Nationale devient Souveraine et ses travaux reprennent en avril 1992. Ils se poursuivront normalement jusqu’au 14 août 1992, lorsque Etienne Tshisekedi Wa Mulumba est élu Premier ministre du gouvernement de transition qui doit conduire le pays vers les élections. Après, s’en suivra l’élection de 453 membres à titre de conseillers de la République dont le mandat sera de nature législative. La Conférence Nationale Souveraine (CNS) clôturera ses travaux en décembre 1992. Ce, dans des circonstances quelque peu confuses. Malgré tout, ni le projet de constitution, ni le calendrier électoral, élaborés par ces assisses ne seront mis en pratique.

(Nephtali Buamutala Usseni)

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