Rapatriement des ex-Fdlr, M. Kobler : « ils doivent vite rentrer au Rwanda »

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La question du rapatriement des ex Fdlr vers le Rwanda doit-elle demeurer une affaire volontaire ou doit-on, après tout leur refus exprimé, passer à une opération de force ? Pourtant, c’est sans danger que l’une ou l’autre de ces deux options devraient être vite prise au sérieux.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la République démocratique du Congo  Martin Köbler, il est clair que les ex combattant Fdlr, interné dans divers camps, doivent totalement relevé de la responsabilité du Gouvernement. « On ne doit pas continuer à dépenser 2 millions de dollars Us chaque mois pour les nourrir. On n’a pas d’argent ! ».

A l’en croire, il a eu à prendre langue avec toutes les parties, ainsi que leurs dépendants, leur promettant de les  accompagner jusqu’au Rwanda. Ils ne courent aucun danger à y retourner comme les 12 mille autres. « Mais le problème, c’est qu’ils ne veulent pas partir », ajoute-t-il sur ton confus, les exhortant une fois encore à «  renter au Rwanda le plus vite possible que de chercher des problèmes ici (en Rd Congo) ». C’est là que d’aucuns pensent que seule la force peut les dissuader. Les laisser, sans ration, c’est donner l’arme au diable en faveur d’autres soulèvement donnant ainsi du fil à retordre à  Kinshasa et à la Monusco.

Sur son compte tweeter ce mercredi 26 août 2015, M. Köbler a publié que « le refus des Fdlr de retourner au Rwanda expose une centaine d’enfants à la déscolarisation. C’est un crime »

Leur octroyer la nationalité ?

Déjà, la société civile, les organisations non gouvernementales et le gouvernement provincial du Nord Kivu s’inquiètent des risques qui peuvent résulter de l’arrêt annoncé de l’appui de la Mission des Nations unies en RDC  en faveur des ex-combattants des Forces Démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), cantonnés dans plusieurs centres de regroupement en RDC.

Julien Paluku, gouverneur de la province du Nord Kivu, déplore la léthargie observée dans le processus de démobilisation, désarmement et réintégration des FDLRs et propose «d’identifier les FDLR qui veulent retourner au Rwanda et relocaliser dans un autre pays, ceux qui ne veulent pas rentrer dans leur pays ». En outre, malgré les dangers que cela comporte, le gouverneur du Nord-Kivu  propose « à ceux qui veulent acquérir la nationalité congolaise de formuler les demandes et attendre les réponses du gouvernement Congolais ».

«On doit poursuivre  les efforts déjà consentis pour ne pas revenir à la case départ», a-t-il martelé.

Prévenir les violences électorales

Dans un autre chapitre, lors de son Allocution à Goma, ce mardi 25 août 2015, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du séminaire UNPOL consacré aux violences électorales, Martin Kobler a, devant plusieurs personnalités politico-administratives aussi bien de la Rdc que de la Monusco, affirmé que les principaux responsables de la police MONUSCO en RDC se réunissent pendant 3 jours pour renforcer leur action en vue de limiter les potentielles violences électorales des prochains mois. UNPOL vise notamment un partenariat de qualité avec de nombreux acteurs, dont son partenaire privilégié qu’est la PNC et s’engage sur un terrain complexe, mais crucial et noble, tant les contraintes et les incertitudes de tous ordres sont nombreuses.

Le terrain est complexe, sensible, délicat, car les équations politiques et diplomatiques concernant les élections engagent de très hautes autorités du Gouvernement de RDC tout comme le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

L’expérience acquise ces derniers mois sur le soutien au FARDC pour la neutralisation des groupes armés devrait bénéficier à la PNC dans le contexte de la sécurisation des élections.

Malgré les incertitudes, malgré la complexité des choses, je sais qu’UNPOL donne le meilleur d’elle-même pour préparer les échéances électorales, très soucieuse par ailleurs de s’inscrire dans le respect de la dimension politique de ces questions.

Le terrain est crucial et noble car lorsque nous parlons de victimes de violences électorales, nous touchons à la question de la protection des civils, et cette mission est la plus importante, la mission fondamentale des Nations Unies.

UNPOL anticipe au nom de la protection des civils et donne à la Monusco de nourrir trois priorités : la restauration durable de l’autorité de l’Etat,  les Droits de l’Homme et les élections.

Ainsi, il est question de protéger et servir la population ; soutenir avec ardeur les partenaires Congolais ; Innover, s’adapter, être flexible, mobile ; anticiper, être proactif ; s’inscrire résolument dans les stratégies et les objectifs définis par les hautes autorités, et être efficient en vue de changer les choses.

 

(Emmanuel Badibanga)

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