Rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi: Basile Olongo accuse la famille biologique et l’UDPS

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Six mois depuis la mort d’Etienne Tshisekedi, à Bruxelles en Belgique, la nouvelle ne cesse de défrayer la chronique politique non seulement dans les états-majors des partis politiques, mais aussi dans les milieux des institutions de la République. La dernière sortie médiatique de la veuve Marthe Tshisekedi a alimenté une fois la chronique.  Cette dernière accuse le Gouvernement de la République d’entraver la signature entre la famille Tshisekedi et les autorités de la République, sur les documents devant permettre le rapatriement de la dépouille de son défunt épouse, puis mettre fin aux discussions entre la famille et les autorités du ministère de l’intérieur. Une accusation très mal perçue par l’autorité ayant en charge la territoriale, la sécurité de biens et des personnes, et les affaires coutumières. En l’absence de son titulaire souvent entre le quatre avions au service de la République, son vice-ministre Basile Olongo Pongo est sorti de son silence et refuse d’endosser la responsabilité dont l’Etat congolais serait mis en cause par la famille Tshisekedi.

Pour le député national élu sur la liste Soutien à Etienne Tshisekedi, Basile Olongo Pongo, les responsables ayant été mandatés par l’Etat congolais à prendre langue avec la famille Etienne Tshisekedi dans le but d’organiser dignement les funérailles de l’ancien premier ministre, n’ont pas été à la base de l’interruption desdites discussions.

Des moyens ont été donnés

Invité sur une station de Radio de Kinshasa, le vice-ministre Basile Olongo Pongo pointe du doigt la famille politique, ainsi que la famille biologique d’être à la base de cette léthargie. Les uns voudraient faire de la dépouille mortelle de la récupération politique et marchandage politique pour être nommé au poste de responsabilité ; d’autres par ailleurs, voudraient monter les enchères d’exigences avec condescendance les lieux d’inhumation d’Etienne Tshisekedi, foulant ainsi au pied les prérogatives de l’Etat congolais. L’adjoint d’Emmanuel Shadari affirme en outre qu’après que la famille biologique et politique aient interrompu les discussions, du moins elle avait reçu une enveloppe consistante pour l’organisation des obsèques du défunt président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social.

« Nous avons eu à rencontrer ici dans notre ministère ceux qui gèrent au quotidien l’UDPS. Ils sont venus ici, nous avons échangé avec eux et le Gouvernement congolais avait donné un peu des moyens (Ndlr 250.000 dollars américains) pour organiser les obsèques. Et aussitôt, le Chef de l’Etat Joseph Kabila a instruit le Gouvernement, à l’époque du Premier ministre Samy Badibanga. Nous avons fait tout pour qu’Etienne Tshisekedi soit enterré dignement et l’endroit a été désigné ici à la Gombe. Vous vous souviendrez que c’est Maman Marthe et la famille politique « l’UDPS » ayant appris que nous avons engagé des dépenses quant à ce, elle a refusé l’offre du Gouvernement congolais d’enterrer le président nationale de l’UDPS et premier ministre honoraire ici au cimetière de la Gombe », déclare Basile Olongo Pongo. Ce témoin aux discussions sur les obsèques d’Etienne Tshisekedi affirme la main au cœur que le Gouvernement de la République s’était suffisamment impliqué moralement, matériellement et financièrement pour enterrer dignement ce fils du pays. Le refus est venu de ces deux familles, politique et biologique qui ont exigé sans respect des autorités de la République leurs propres lieux d’inhumation (devant le Palais de la Justice ; dans sa résidence personnelle ; au siège du parti, à l’Université de Kinshasa, plus précisément à la Faculté des Droits, Concession familiale à la Nselé etc.)  sans tenir compte des lois de la République en cette matière, ni de la considération des autorités en la matière qui gèrent les congolais au quotidien.

« Moi personnellement, si l’on me demandait mon point de vue, le Premier ministre honoraire, le feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba devrait être enterré à Kabeya-Kamwanga avec honneur. Mais, la famille nous ; écoutez, nous avons une concession, il faut l’enterrer ici à Nselé », précise-t-il.

S’agissant de cette dernière demande d’enterrer Etienne Tshisekedi dans la concession familiale de la Nselé, le vice-ministre Basile Olongo Pongo affirme avoir présidé la réunion avec la famille politique quant à ce, ont aplani les divergences puis lever l’option de l’enterrer dans la concession familiale de la Nselé. Curieusement, le Gouvernement de la République, l’Etat congolais se trouvent mis au banc des accusés pour la énième fois par la veuve Marthe Tshisekedi, accusant les autorités d’interrompre les discussions avec sa famille. Une situation qui jette le discrédit à l’image du pays. « Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur qui était en dehors de la capitale à la recherche de la paix, aussitôt rentré alors qu’l n’avait même pas terminé sa mission dans le Grand Kasaï, aussitôt arrivé à Kinshasa, nous apprenons de l’UDPS qu’il n’est plus question de négocier avec le Gouvernement. Tantôt c’est l’UDPS qui s’en prend et dit plus question de négocier avec le gouvernement, nous même nous allons agir et nous allons enterrer le président Etienne Tshisekedi; nous allons organiser la collecte ; nous allons sensibiliser toutes les premières dames du monde pour enterrer Etienne Tshisekedi, et que le Gouvernement aurait refusé d’enterre Etienne Tshisekedi », a déploré le vice-ministre Basile Olongo Pongo. « Cela nous étonne d’entendre ce mensonge de l’UDPS. Quand est ce que nous avons refusé ?», s’est-il interrogé.

Pas de récupération politique

Le feuilleton du rapatriement de la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi est loin de se fermer car, les uns veulent faire d’elle de la récupération politique et marchandage pour s’attirer de la sympathie des milieux politiques extérieurs hostiles au Gouvernement de la République ; d’autres par contre veulent qu’il y ait respect des morts, respecter les procédures qui régissent les funérailles et obsèques en République Démocratique du Congo.

Un autre son de cloche ne cesse d’affirmer, qu’Etienne Tshisekedi serait déjà enterré, soit mis en caveau à Bruxelles, puisqu’une famille endeuillée ne peut en aucun cas célébrer le jour de l’anniversaire de l’épouse Tshisekedi, mais aussi que Felix Tshisekedi se prélasse entre les airs, sillonnant pays et continent à la recherche de sa nomination au poste de Premier ministre. Une institution qui serait la chasse gardée de ladite famille. Sans elle, tout celui qui serait Premier ministre de la République Démocratique du Congo est illégitime. Pourtant, la tradition africaine renseigne que lorsqu’une famille est éprouvée, elle reçoit des autres les condoléances et lettres de compassion. A l’UDPS par contre, la famille tant biologique que politique s’active dans les menaces contre l’autorité de l’Etat, croit s’être tout permis et accuse les uns de vouloir empêcher l’enterrement du Sphinx de Limete, estimant que tous ceux qui seront le long de la route ou à sa dépouille seraient une réponse aux autorités de la République qu’Etienne Tshisekedi mort ou vivant est le plus populaire de tous les hommes au Congo.

L’opinion nationale est en droit de se demander « Qui aurait interdit à la famille biologique et politique d’Etienne Tshisekedi de rapatrier la dépouille de l’illustre disparu ? Que signifient alors les travaux de la construction de la tombe d’Etienne Tshisekedi au cimetière de la Gombe ? »

(Pius Romain Rolland)

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