Ralentir la féminisation du VIH/SIDA

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Nécessité d’une politique de proximité pour mettre la femme en confiance 

L’Onusida tire constamment la sonnette d’alarme sur la féminisation de la pandémie du VIH/SIDA, en Afrique subsaharienne. Cet appel situe la responsabilité de la communauté internationale, après moult tentatives de programmes de sensibilisation et de prise en charge, dans le cadre du partenariat nord-sud. C’est dans ce contexte que l’OMS préconise notamment l’avancement de la thérapie du VIH dans les pays en développement. Pour maints observateurs, en effet, l’heure est venue d’envisager un virage décisif, pour mettre la femme en confiance.

Ignorance et pauvreté, des écueils aux programmes de lutte

Le tableau qui inquiète l’Onusida est dépeint notamment de la persistance de tares telles que l’ignorance et le paupérisme. Là où le bât blesse, c’est dès lors qu’il s’observe que leur taux est continument en hausse parmi la gente féminine. Les bailleurs des fonds sont passés de programme en programme, ils ont été désenchantés par la persistance des indicateurs qui laissent planer quelque doute quant à une issue favorable.                                                                                             En son temps, parlant de l’OMS, le Dr Unni Karunakara, non sans émettre quelques réserves, a salué en qualité de président international de Médecins sans frontières (MSF), une nouvelle option de l’OMS : « L’instauration précoce d’un traitement contre le VIH change radicalement la donne : elle permet aux patients de rester en meilleure santé et contribue également à éviter la propagation du virus au sein des communautés. Mais pour déployer rapidement ces recommandations, nous avons besoin d’un soutien politique et financier », a-t-il indiqué. L’orateur a insisté, par-dessus le marché, sur l’avantage de parvenir à une mise en œuvre rapide de ces recommandations, pour que les patients et les programmes des pays en développement puissent en profiter. « Il est donc capital de mobiliser le soutien international dont ils ont besoin, y compris les fonds des gouvernements bailleurs et du Fonds mondial destinés à financer les programmes de traitement contre le VIH », a renchéri le président international su-évoqué.

L’Organisation mondiale de la Santé, pour rappel, avait alors préconisé l’instauration plus rapide d’un traitement antirétroviral (ARV) chez les personnes séropositives, l’amélioration des protocoles visant à prévenir la transmission mère-enfant et une surveillance régulière et plus efficace de la « charge virale » des patients, en vue de s’assurer de l’efficacité du traitement.

Féminisation de la pandémie : Quand l’Onusida reste sur sa soif 

Quelque deux décennies en arrière, des programmes de luttes amorcées en Afrique subsaharienne ont mis à l’avant-plan des aspects tels que la prévention et la prise en charge. Progressivement, l’engagement des bailleurs des fonds a connu une dégringolade, sans toutefois donner lieu à une appropriation de hauteur similaire, au niveau des institutions locales.

Comme on le comprend, sortir l’Afrique subsaharienne de cette triste réalité relèvera bien entendu d’une planification. Car pour l’heure, la persistance des tares qui prédisposent la femme s’érigent en obstacles aux efforts que produisent les programmes multisectoriels et triennaux, quinquennaux, septennaux, etc. de lutte contre le VIH/SIDA. C’est en l’occurrence : l’analphabétisme ; le paupérisme ; la servitude à l’égard des coutumes ; la persistance des conflits armés qui exposent l’intégrité de la femme ; la montée des violences faites à la femme et le caractère perplexe des organes judiciaires, non en mesure de dire la loi ; l’absence de politique de promotion de la femme susceptible de mettre de la lumière entre la conception traditionnelle et des discours relevant de la modernité, à l’instar du Genre.

Une politique de proximité pour mettre la femme en confiance

La montée des conflits armés en Afrique subsaharienne et les vagues de déplacements des populations ont fatalement, ces deux dernières décennies, empêché les milieux ruraux de maintenir des efforts constants dans la lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme. Parallèlement, la politique d’accès au microcrédit amorcée par certaines ONG appuyées par des bailleurs des fonds n’a pas été richement poursuivie, pour stabiliser et mettre la femme en confiance. D’où la nécessité, au niveau des communautés de base, d’appuyer utilement des efforts de valorisation de la jeune femme. Ceci permettrait d’éviter que « l’autonomie et l’apprentissage d’un métier » ne se réduise en un simple slogan.

En juin 2013, le « New England Journal of Medicine » a fait échos de la première évaluation d’impact rigoureuse, relativement au soutien psychologique aux survivantes de violences sexuelles dans des pays touchés par des conflits.

En effet, depuis plus de dix ans en RD Congo, l’IRC fournit divers services pour aider les survivantes de viol et d’autres formes de violences à se rétablir. Des actions menées à cet effet sont notamment : des consultations individuelles, des soins médicaux et le soutien juridique et économique.

(Payne)

 

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