Quoi exclus de l’AR et de la Dynamique: V. Kamerhe, J. Makila et J. Mwenze privilégient le consensus

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Une de quelques membres de l’opposition aux travaux du Comité préparatoire au dialogue
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Depuis que le Facilitateur désigné par l’Union africaine, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo a ouvert les travaux du Comité préparatoire au dialogue politique national et inclusif,  l’on assiste à un lever de bouclier pour tous ceux qui ne pensaient pas que ce jour allait enfin survenir. C’est ainsi que la participation de certains leaders a fait très mal dans les rangs des radicaux qui ne jurent que par le boycott du dialogue. Ainsi, tout membre de leur obédience qui a été aperçu à l’Hôtel Béatrice est ipso facto considéré comme un adversaire qu’il faut écarter. C’est la parfaite illustration de ce que la population congolaise a vécu voilà deux jours, où certains membres des regroupements politiques ont été exclus, pour la bonne et simple raison qu’ils ont pris part aux travaux lancés par Edem Kodjo.

Curieusement, l’on constate que d’autres membres de l’Opposition, n’ayant au préalable posé aucun problème, s’obstinent à ne pas prendre part aux travaux du Comité préparatoire, pour la bonne et simple raison que le dialogue n’est pas inclusif. Et pourtant durant toute la période des consultations, ils n’ont jamais évoqué ce problème. Que cache ce revirement à 180° ? Comment interpréter cette réaction de l’Opposition Républicaine ? C’est comme si dans ce pays, tout le monde voudrait être supplié, cajolé, amadoué pour prendre part à un dialogue qui doit décider de l’avenir politique du pays. Est-ce que tout le monde comprend réellement le danger qui guette la République suite à la non convocation du dialogue ?

Des exclusions en cascade

La participation aux travaux préparatoire du dialogue a paru comme une certaine trahison dans le chef du président de l’Alliance des travaillistes congolais pour le développement (ATD), M. José Makila, qui a été exclu de l’Alternance pour la République (AR), la plateforme de soutien à Moïse Katumbi, ce dernier étant parti pour recevoir des soins à l’étranger. Le communiqué signé par Franck Diongo, président intérimaire de l’AR est clair : sa plateforme n’a délégué aucun membre au Comité préparatoire du Dialogue présidé par le Facilitateur récusé par le Rassemblement dont fait partie l’AR. Franck Diongo parle d’une contradiction flagrante avec la ligne politique prise par le Rassemblement, renseigne actualité.cd.

Entre-temps, Vital Kamerhe, Mwenze Kongolo et José Makila ont été exclus de la Dynamique de l’opposition. A cet effet, Sam Bokolombe, Secrétaire national en charge de la Justice et la Bonne gouvernance au sein de l’UNC estime que son parti n’a pas trahi. Et ce, parce que l’UNC était parmi les premiers partis à avoir préconisé le dialogue juste après le scrutin chaotique de 2011. Et la communauté internationale a emboité le pas. « Nous avons refusé plutôt ce qu’on appelait « Dialogue Kingakati ». A partir de cette résolution 2277, on ne peut plus refuser le dialogue. Tout devrait aller rapidement. On a la garantie de la communauté internationale. On ne voulait pas d’un dialogue qui accorderait à Kabila un 3ème mandat, qui le garderait au pouvoir indéfiniment », dit-il.

A la question de savoir ce qui a changé entre-temps, il précise que la résolution 2277 reprend toutes les revendications de l’opposition : respect du délai constitutionnel, décrispation du climat politique, etc. Ce n’est pas pour rien qu’un ministre a traité la communauté internationale d’irresponsable à la conclusion de la résolution 2277. A travers le dialogue, il attend avoir un calendrier électoral précis et l’affirmation du principe d’un mandat de cinq ans une seule fois renouvelable. Pour lui, ceci est possible, parce que le dialogue demeure une voie royale de sortie de crise et on y va par des voies royales et avec l’encadrement de la communauté internationale.

Que vaut la Dynamique sans l’UNC ?

Il sied de souligner que sans le MLC et sans l’UNC, la Dynamique risque de ressembler à une coquille vide.  « Nous ne nageons pas à contre-courant. Il y a un problème d’approche. Certains voudraient que tous les préalables soient respectés avant d’aller au dialogue et nous nous disons que nous pouvons exiger la réalisation de ces préalables, même dans le cadre du comité préparatoire », précise Sam Bokolombe, tout en soutenant que sur le plan du principe, son parti soutient le respect de la Constitution,  mais pas dans la pratique.  « Je ne peux pas communiquer sérieusement sur le respect de la Constitution, c’est impossible. Aujourd’hui, c’est le 25 août. Dans moins d’un mois, la CENI est censée convoquer le corps électoral pour avoir l’élection présidentielle en décembre. Vous le voyez d’ici ? Quelqu’un de sérieux peut vous dire qu’il va réussir ? », s’est-il demandé.

Dans ce contexte, seul un consensus est capable de permettre à la Rd Congo de sortir ragaillardie de cette crise où elle est plongée. L’extrémisme et le radicalisme de donner raison à ceux qui attendent que le pire arrive enfin à l’Etat congolais. Un peu comme le pense l’UNC, l’essentiel est d’être au dialogue, afin de défendre les fondamentaux. D’autant plus que depuis l’histoire, les Congolais ont toujours trouvé un consensus en ce qui concerne l’avenir de leur pays.

(JMNK)

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