Qui a dit consensus ?

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Je me souviens d’Abdoulaye Wade. Au moment où le dialogue inter congolais de Sun City touchait à sa fin, sous les bons offices du Facilitateur Sir Ketumile Masire,  le Président de la République sénégalaise d’alors déclarait simplement qu’ « il appartient aux Congolais de saisir cette opportunité pour créer un consensus autour des idéaux qui doivent présider un nouvel ordre politique ». Cela, dans le destin commun, au-delà de leurs divergences actuelles.

Majoritairement, l’opinion dans les milieux occidentaux est très pessimiste sur l’avenir de la République démocratique du Congo. Mais c’est le lieu de rappeler qu’il est possible de renverser la vapeur. La condition sine qua non pour sortir le pays de la crise, chaque fois que celle-ci s’y invite, c’est que toutes les bonnes volontés devront se rassembler autour d’un idéal commun à savoir, la reconstruction de la Nation autour d’un Etat fort.

C’est dans cette optique qu’il sied de noter que le consensus national se veut une exigence préalable à l’instauration de la paix et l’amorce du développement. Cependant, la dynamique des crises congolaises et ses dérives, mieux ses épreuves violentes, a un nom : la classe politique congolaise, si du moins elle existe, n’a pas la maîtrise des enjeux. Elle milite toujours en faveur de positionnement politique, au profit des individus, et non de la nation.

C’est ici le lieu de se remémorer avec le sociologue Anicet Mungala que depuis la loi fondamentale, élaborée du reste par les experts et les politiciens belges, de manière expéditive, toutes les autres constitutions n’ont jamais fait l’unanimité de la classe politique congolaise.

Dans cet ordre d’idées, depuis les élections de mai 1960, organisées par l’Administration coloniale belge, aucune autre élection ne s’est déroulée sans que l’on y parle de fraudes ou corruptions massives.

Et de fil en aiguille, depuis la Table ronde de Bruxelles, en février 1960, aucun autre cadre de négociation n’a débouché à un consensus sur les questions fondamentales. Depuis le premier régime, institué au lendemain de l’indépendance, aucune passation de pouvoir ne s’est faite sans effusion de sang. Le personnel politique ne s’est jamais spécialisé dans les différents domaines vitaux du pays. Les acteurs politiques sont incapables de bonnes initiatives. Des tables rondes, conclaves, conférence, forums, dialogues, concertations, … on dirait que le salut de la Rdc échappe à ce schéma pourtant traditionnellement revendiqué et avéré. Alors, à Kinshasa de prendre à bras-le-corps la situation actuelle, qu’il y ait consensus à la Cité de l’UA ou non, peu importe !

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