Question orale avec débat à l’Assemblée nationale: Jean Nengbangba met d’accord Majorité et Opposition

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Le vendredi dernier à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Enseignement Technique et Professionnel, Jean Nengbangba, s’est expliqué sur la question orale avec débat en rapport au dédoublement de l’Inspection générale dont il serait l’auteur selon l’initiateur de la question orale avec débat, le député de la majorité Roger Mpanano. Par ses réponses, il a brisé les barrières qui séparent Opposition et Majorité, en ce que les élus du peuple toute tendance confondue se sont mis d’accord  sur  la nécessité d’une administration autonome de l’enseignement technique et professionnel.

 L’auteur de la question orale, le député national Roger Mpanano, s’est interrogé sur l’existence d’une Ordonnance-loi qui abroge celles qui crée le corps des inspecteurs consacrant l’unicité du corps des inspecteurs pour l’enseignement en République Démocratique du Congo et si le ministre de l’Enseignement Technique et Professionnel a évalué l’impact budgétaire de la prise en charge des rémunérations du personnel administratif d’appoint à engager et de la prise en compte de la transversalité des tâches dévolues aux inspecteurs de l’enseignement général et ceux de l’enseignement technique et professionnel dans le cadre du contrôle des évaluations pédagogiques.

Du dédoublement de l’inspection générale

 Prenat la parole devant plus de 450 députés nationaux, il a affirmé qu’en principe, la question ne devrait pas se poser, parce que l’acte récriminé a été reporté, pour des raisons de conformité, mais l’intention de disposer d’une inspection propre à l’Enseignement Technique et Professionnel demeure et cela pour des raisons idoines, puisque le secteur de l’enseignement en République Démocratique du Congo est régi par la loi cadre n°14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement national qui stipule en son article 149 : « il est institué un corps des inspecteurs au sein de chaque Ministère ayant l’éducation non formelle dans ses attributions ».

Entre autre, le ministre de l’ETP n’agit pas d’autorité, sinon il se plie à la première exigence lui imposée par le Premier ministre dans sa lettre de mission, laquelle lui enjoint de mettre en place les cadres et structures organiques de l’inspection générale et du secrétariat général de son ministère. Lequel travail est en cours au niveau d’une commission interministérielle regroupée sous la direction du Vice-premier ministre, ministre en charge de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale et président de la commission socio-culturelle du gouvernement. L’évolution institutionnelle dans l’organisation de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en République Démocratique du Congo place cette commission interministérielle de l’ETP au cœur d’une stratégie de mutualisation et de synergie entre les ministères impliqués dans la problématique de la formation technique.

En somme, le ministère de l’Enseignement Technique et Professionnel étant un ministère à part entière, il est en droit de disposer de son propre secrétariat général et de sa propre inspection générale pour assoir sa politique. Le contraire, c’est bloquer la machine mise en place par le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange en créant ce ministère devant soutenir le projet ambitieux de la révolution de la modernité.

Impact budgétaire et de la charge de l’Etat

 Sur cette question, le ministre de l’ETP répond qu’il n’y a pas d’impact budgétaire. Au sein du défunt ministère de l’EPSP, il y avait un personnel spécifiquement affecté à l’enseignement technique et professionnel. Dans le cadre du partage de patrimoine, ce personnel, d’avance rodé en la matière, revient de droit au ministère de l’Enseignement Technique et Professionnel ;  ces agents sont matriculés et ils touchent régulièrement leurs salaires. Concernant les tâches des inspecteurs dans le cadre de contrôle et des évaluations pédagogiques,  la différence est net, explique-t-il, avant d’ajouter qu’au niveau de l’Enseignement Technique et Professionnel, les enseignements dispensés et leur évaluations  sont focalisés principalement sur la pédagogie par approche par compétence (APC), tandis que ceux de l’enseignement primaire et secondaire et initiation à la nouvelle citoyenneté emploient la pédagogie par objectif (PPO), soit deux modes opératoires totalement distincts et qui nécessitent que l’enseignement technique et professionnel soit doté de son inspection propre telle que voulu par le Premier ministre.

Flou artistique entre les attributions et compétences des deux ministères

 Dans sa conclusion, l’auteur de la question orale avec débat a sollicité de la plénière une recommandation devant exiger la séparation distincte et totale des deux ministères pour que la représentation nationale puisse suivre sans se tromper l’évolution de l’un et l’autre dans le cadre du contrôle parlementaire. Le président de la chambre basse a mis sur pied une petite commission des députés qui devra collecter toute les informations possibles sur l’évolution du dossier de la part autant du ministère de l’ETP que celui de l’EPS-INC, tout comme  de la commission interministérielle en charge de la mise en œuvre du cadre organique  du ministère de l’ETP.

 

Pius Romain Rolland

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