Quartier Mombele, Ouverture des écoles : la psychose demeure

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Depuis les événements du 19 et 20 septembre dernier menés par les militants du Rassemblement de l’Opposition congolaise, les écoles du quartier Mombele dans la commune de Limete ne savent pas ouvrir les portes pour la reprise des cours. Il est vrai que ces événements ont paralysé plusieurs activités dans la ville province Kinshasa, mais l’on trouve inadmissible qu’une semaine après, la psychose demeure. De signaler qu’après le mouvement insurrectionnel du 19 et 20 septembre, le Rassemblement de l’Opposition a encore décrété trois jours de deuil national sur toute l’étendue de la RDC. Et ces trois jours vont du lundi 26 au mercredi 28 septembre courant. Par la bouche du leader de Fonus, Joseph Olengakoy, membre de cette frange de l’Opposition, appelant les Congolais à rester à la maison durant ces trois jours de deuil national. Pas de travail donc ! Malheureusement, les Congolais n’ont pas répondu à cet appel de l’Opposition. Les routes, les marchés, les bureaux, les magasins et bien d’autres lieux de services qui étaient vides de monde la semaine passée, ont rouvert leurs portes. Les embouteillages de véhicules dans les grandes artères sont constatés, alors que ces routes étaient désertes.

Des responsables d’écoles intimidés

Voyant le calme revenu totalement dans la capitale et la reprise en main de la situation par les pouvoirs publics, certains extrémistes ont jugé bon de s’en prendre aux autorités des écoles de la périphérie. Raison pour laquelle au quartier Mombele, des parents hésitent encore d’envoyer leurs enfants à l’école. Ce, après avoir été alertés des menaces que des inconnus ont proférées à l’endroit de quelques responsables d’écoles. Le message de ces malfrats : « si vous osez recevoir les enfants dans vos écoles, on va vous saccager ». Témoignage d’un responsable d’école pris pour cible au quartier Mombele. Frustré par la menace, le responsable concerné a envoyé le message à tous les parents d’élèves de ne pas envoyer les enfants à l’école. Ce, en attendant la fin du prétendu deuil national. Car en instrumentalisant le milieu scolaire, certains opposants se montrent insoucieux de l’avenir de l’élite de demain. Une situation inacceptable, car à l’heure actuelle, l’on se pose plusieurs questions sur la perturbation du calendrier scolaire face à cette vacance improvisée par les politiciens. Malheureusement, ces derniers continuent à enfoncer la gravité de la situation, avec l’idée peut-être d’une année scolaire blanche. Inacceptable, car la jeunesse est l’avenir de demain. Et tout part par une bonne éducation intellectuelle.

Le pauvre Kinois crie au secours !

Encore un problème à ne pas négliger, car l’on sait comment l’homme de Kinshasa se débrouille pour assurer la survie et la scolarité de ses enfants. Pendant ce temps, les politiciens garantissent le séjour de leurs rejetons à l’extérieur du pays, en des lieux garantissant leur épanouissement. Ils y étudient dans des conditions optimales, puisque leurs parents mettent le paquet à cet effet. Pourquoi alors déranger l’avenir d’un désespéré ? Une situation qui nous envoie dans les Saintes écritures dans l’épitre de Paul aux Galates chapitre 4, verset 22 à 31. Ici, la Bible parle de l’enfant de la femme esclave et celui de la femme libre. Celui de la femme esclave n’a pas droit à l’héritage, alors que celui de la femme libre en avait droit, étant fils de la promesse. Et tout en marginalisant et le privant de son éducation, l’enfant Kinois, précisément celui des quartiers reculés, se retrouve comme cet enfant de l’esclave, qui naquit pour la servitude. Et tout en vivant des situations pareilles, l’on pense que les politiciens ont tort de faire peser leurs conflits sur le petit peuple. Comme l’on dirait, quand deux éléphants se battent, les herbes en pâtissent. Au secours, à Kinshasa, l’avenir de l’enfant est en danger.

Bernetel Makambo

 

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