Quand Tshisekedi et Kamerhe retirent leurs signatures: Les larmes d’Alan Doss

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La rencontre de Genève en Suisse accouche d’un échec total suite aux différentes manifestations de contestation observées à Kinshasa comme dans certains provinces de la RD Congo, pour dire non à la désignation de Martin Fayulu comme candidat commun de l’Opposition à la présidentielle du 23 décembre 2018.

Facilité par la Fondation Koffi Annan, avec à sa tête le britannique Alan Doss, alors ancien de la Monuc devenu Monusco entre 2007 et 2010, cette rencontre des opposants congolais fait pleurer ceux qui ont mis le paquet pour la financer. S’ils avaient tourné le dos à Félix Tshisekedi Tshilombo parce qu’il avait accepté les élections avec ou sans machine à voter, à Genève ils l’ont eu. Malheureusement, on a une seule personne, un leader, mais pas la grande base restée à Limete pour Fatshi, mais aussi sur Enseignement pour Kamerhe. Ils ont signé, et quelques heures après, ils ont retiré. La force et la maturité du peuple congolais qui ne veut plus céder à des manipulations. Le testament de Patrice Emery Lumumba n’a pas laissé les opposants tranquilles à l’extérieur du pays.

Alan Doss pleure, car c’est ce même homme qui n’a jamais réussi un coup contre le pays de Joseph Kabila Kabange. Il ne voulait pas des élections en 2011, le voilà encore attrapé par son piège en 2018. La candidature commune de l’Opposition reste dans les oubliettes. Leur fretin Martin Fayulu est isolé à son triste sort. Il aura du mal à regagner Kinshasa et rassembler les Kinois pour une quelconque communication politique. La campagne électorale lui sera alors difficile à battre.

Le britannique Doss est celui qui, alors patron de la Monuc, planifia le lâchage, en dernière minute, de la Ceni et ses besoins logistiques pour les élections de 2011. Représentant, en réalité, des lobbies affairistes derrière les opposants, Alan Doss donne raison à Kinshasa qui a refusé tout appui extérieur, même de la Monusco, pour l’organisation des élections de 2018.

A Genève où ils se sont réunis, les opposants qui ont trouvé un candidat commun pour la course à la présidentielle ne se sont presque jamais mobilisés sans le moindre coaching extérieur, et malheureusement rien d’intéressant à la fin. Comme c’est le cas chaque fois qu’ils se rendent à Bruxelles sous la férule de Didier Reynders qui met les moyens d’Etat, leur dernière rencontre à Johannesburg a été facilitée par l’organisme sud-africain ITI (In transformation initiative).

Mais lorsqu’on parle de la Fondation Koffi Annan, il faut bien aller plus loin pour savoir qu’elle est actuellement dirigée par le britannique Alan Claude Doss. Nommé directeur exécutif de cette Fondation en 2014, Alan Doss est bien connu des Congolais pour avoir été le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu et patron de la Monusco jusqu’en 2010, avant de prendre officiellement sa retraite du système des Nations-Unies. C’est Alan Doss qui a organisé cette rencontre à tous les niveaux, jusqu’à signer la lettre de demande de visa adressée à l’Ambassade de Suisse à Kinshasa. C’est lui et la Fondation Koffi Annan qui ont pris en charge le séjour genevois des opposants.

Citer Alan Doss derrière une partie à la compétition électorale en RDC n’est pas une mince affaire. Il faut remonter son pedigree en RDC pour comprendre la portée de son rôle dans l’enjeu électoral collectif au pays de Lumumba, mais surtout sur la stabilité de celui-ci. En effet, Alan Doss est celui qui succéda à William Swing à la Monuc (qui deviendra ensuite Monusco) en 2007 au sortir des élections de 2006. Sous son mandat, les rapports entre le Gouvernement et la mission onusienne auront connu des vagues dont certaines allèrent jusqu’au bord de la rupture avant qu’il ne soit remplacé en 2010, à son départ, par Roger Meece, un autre britannique.

Son mandat fut marqué, non pas seulement par de nombreux scandales – dont des abus sexuels – ayant impliqué le personnel onusien en RDC (soldats, policiers et civils), mais surtout une forte propension de la mission onusienne à se substituer à l’Etat congolais, ce qui justifia la dégradation des rapports avec le Gouvernement. L’on se souvient aussi que c’est sous son mandat que les installations de la mission onusienne à Kinshasa étaient devenues pratiquement le siège des partis et regroupements politiques de l’opposition ainsi que des associations apparentées de la société civile.

Alan Doss, c’est aussi le mandat onusien qui prit en charge le processus électoral de 2011 lorsque la Monusco lâche, en dernière minute, la Ceni au sujet des moyens logistiques pour le déploiement du matériel électoral à la veille des élections. La Centrale électorale et le Gouvernement congolais vont alors devoir recourir à la solidarité africaine pour obtenir, çà et là, des moyens de transport aériens afin de mener le processus électoral à bon port. Cette expérience, parmi tant d’autres, va ainsi déterminer le Gouvernement à se passer de l’assistance étrangère et de la Monusco pour l’organisation des élections en cours, et ce malgré les pressions suspectes de la Monusco d’apporter son appui logistique.

On en était donc là lorsqu’apparaît Alan Doss derrière une des factions en confrontation électorale. Certes, Doss travaille pour la respectable Fondation Koffi Annan, peut-on reconnaître, mais on connaît aussi le rôle que jouent aujourd’hui ce genre d’organisme dans l’immixtion des lobbies et puissances étrangères dans les affaires intérieures de la RDC. Ce sont ces organismes qui soutiennent les mouvements dits « citoyens » évoluant en marge des lois congolaises sans se faire enregistrer officiellement.

Dans le contexte et l’enjeu politiques actuels en RDC, la présence d’un Alan Doss derrière une frange de la classe politique engagée dans la compétition électorale dit tout, des appréhensions qui avaient fondé le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, et le Gouvernement à se passer des apports extérieurs et de l’ONU pour l’organisation des élections.

Quant à l’opposition, elle devra porter sa responsabilité d’avoir pris des engagements avec des puissances occidentales pour leur vendre le pays en échange de leurs appuis, alors que les lois congolaises interdisent tout soutien étranger aux forces politiques pour la campagne électorale. Voilà aujourd’hui avec cet échec du refus du candidat commun, le britannique et son institution doivent regretter leurs millions dépensés. L’histoire du Congo n’aura jamais la chance de s’écrire en dehors de ses 2.345.000 km2.

Bernetel Makambo

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