Quand Transco « pleure » ses bus: La dégradation généralisée de la voirie de Kinshasa écourte la durée des engins

par -
0 294
Vue d’un bus en difficulté sur la chaussée défectueuse (ph Transco )
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Il ne se passe plus un jour sans que les équipes de dépannage de Transco soient sollicitées pour décanter des pannes aussi bien au réseau que dans les ateliers techniques situés dans l’enceinte du dépôt 1 : Crevaisons à répétition et déclassement des pneus par ci, problèmes de suspension par-là, mais également les cassures des carters moteurs et support de boîte de vitesse, ce sont là les maux qui sont devenus monnaie courante sur les minibus et standards de l’Etablissement Public Transports au Congo.

Treize mois plus tôt,  pour 2.109.720 kilomètres, 682 pannes mécaniques ont été enregistrées avec un chiffre record pour les barres de direction et accouplement, qui a représenté plus de 15% des problèmes mécaniques. Les pannes sont toutes de diverses origines, les unes aussi bien que les autres : la dégradation de la voirie, le vieillissement des véhicules et le non-respect des normes de conduite. Ainsi, 1 bus connait un problème mécanique tous les 3.093 kilomètres. A ces jours, il s’observe une politique de sagesse à laquelle recourt cet établissement public, mais non sans pénaliser certains passagers. « Quand on n’a pas les moyens de sa politique, l’on recourt à la politique de ses moyens », recommande une sagesse. Ceci entrainant cela, la société a concentré un nombre important de ses engins disponibles sur la ligne Pont Matete- Kinkole. Et pour la simple raison que le boulevard Lumumba est bien praticable sur ce tronçon.

Avec les meilleures conditions d’exploitation, le remplacement de ces éléments devrait normalement se faire 5 ans après la mise en circulation des véhicules mais, à cause de l’état de dégradation de la voirie, des pannes pour ces organes se sont  manifestées à moins de 50.000 kilomètres. D’où, la suspension des lignes 9 : UPN- Campus et 14 : Matete- UPN  parce que 80% des bus desservant ces lignes étaient victimes de ce type de pannes en un mois d’exploitation. Le dommage très avancé de la route By-pass entre en ligne de compte. Mais la situation est quasi générale sur les différents tronçons qu’empruntent les bus des vingt-huit (28) lignes du réseau d’exploitation.

Les décideurs doivent user d’empressement

Ce tableau qui met en exergue les problèmes techniques est plus qu’un signal alarmant. Cela devrait interpeller l’autorité publique, pour une action urgente pour permettre de baisser le nombre de pannes mécaniques au kilomètre. A ce point précis, la norme voudrait que l’on rencontre un problème mécanique tous les 5.000 à 10.000 kilomètres pour une flotte en exploitation urbaine, avec une voirie en parfait état. D’une manière idéale, une flotte bien entretenue, exploitant des services urbains sur des bonnes routes avec des bonnes normes de conduite, devrait atteindre jusque 20.000 kilomètres sans panne mécanique majeure. Ce qui n’est pas le cas pour les engins Transco.

Pour rappel,  bientôt c’est 4 ans depuis que Transco offre ses services à la population. Mais de l’avis des spécialistes, l’amortissement est accentué par l’état défectueux des routes dans le rayon d’exploitation, Kinshasa. « Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tableau de la technique, pour se rendre compte que les bus subissent des chocs sévères. Déjà en le lisant l’on peut remarquer que l’élément principal qui frappe est l’indicateur kilométrage par panne mécanique. Celui-ci permet d’évaluer la fiabilité mécanique d’une flotte  dont les paramètres d’influence sont : les normes d’entretien, les conditions de fonctionnement, l’âge de la flotte et les normes de conduite », a rapporté un agent technique.

En ce qui concerne les normes d’entretien, il nous revient que Transco planifie sans coup férir les opérations de maintenance préventive. En effet, les entretiens cycliques s’effectuent à tous les 7.500 kilomètres tel que prescrit par le constructeur MCV suivant les normes de maintenance définies par Mercedes-Benz. Quant aux conditions d’exploitation, la voirie kinoise, cela saute aux yeux, cause des problèmes mécaniques et pneumatiques indéniables. Les pannes récurrentes sont entre autres les problèmes de suspension (barre de direction, barre d’accouplement, amortisseur, ressorts ou lame).

En outre, en  quatre (4 ) ans d’exploitation consommés,  un grand nombre de bus constituant la flotte Transco a déjà atteint 250.000 kilomètres. Par conséquent, plus la flotte prend de l’âge, plus le coût de la maintenance sera élevé parce qu’il  y aura plus de pannes dues à l’amortissement. Comme on le comprend, le charroi de cet établissement public nécessite donc un renouvellement, afin de réduire le coût de maintenance.

 

(Payne)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse