Quand l’opération « Mbata ya Bakolo » réitère sa désobligeance

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Kinshasa et l’ONU déplorent la démesure

Les autorités de Brazzaville ont lancé jeudi à Pointe-Noire, la deuxième ville du pays, la phase II de l’opération policière “Mbata ya bakolo” (traduire en lingala: la gifle des aînés ». Les observateurs ont constaté que dans sa forme, l’opération qui se justifie par la lutte contre l’immigration clandestine, a été relancée avec la même teneur en malveillance. Mardi dernier, en effet, RFI-Matin a précisé que la phase II prend également pour cible les ressortissants ouest-africains établis notamment à Pointe-Noire. Dans un communiqué, l’ONU a reconnu que ces retours forcés ont été entachés de nombreuses violations graves des droits de l’Homme. Kinshasa pendant ce temps, a convoqué l’ambassadeur du pays concerné, pour lui faire savoir son indignation.

Des appels se multiplient pour une action policière à visage humain

Plus d’un milieu imbu de bon sens, en Afrique et dans le monde ont appelé les autorités concernées à « humaniser la méthode», sans toutefois renoncer à leur décision. Au regard de sa notoriété, la Voix des sans-voix pour les droits de l’Homme (VSV) a rejoint d’autres Organisations homologues pour appeler à une action policière qui tienne compte des droits humains. L’ONGDH dénommée « Action contre les violations des droits des personnes vulnérables, ACVDP a fait entendre sa voix, étant sensible à cette opération qui avait mis en exergue l’instinct primaire de certains hommes en uniforme (viol, extorsion, maltraitance…). Dans un communiqué publié en son temps, l’ONGDH sue évoquée a appelé le gouvernement du Congo à respecter la Convention tripartite Angola – République du Congo – RD Congo du 3 décembre 1999. A cela s’ajoutent les instruments tant sous-régionaux qu’internationaux (la déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, etc.) de protection des droits humains en général, les droits économiques, sociaux et culturels et des personnes vulnérables en particulier.

L’opération dite de dessouchage d’expatriés en situation irrégulière remonte en mars de l’année passée, à Brazzaville. Dans un communiqué disponible sur son site, en effet, la VSV démontre que cela a amplement refroidi les relations entre le Congo et la RD Congo. Pourtant, « après les exactions enregistrées lors de la même opération à Brazzaville, les autorités des deux Congo s’étaient retrouvées pour calmer les tension », poursuit le communiqué.

Regard au-delà de la désobligeance de Brazzaville

Pour comprendre les grandes choses, Victor Hugo a prodigué le conseil suivant : « efforce-toi, tout le temps, de voir dans les choses plus que les choses ». En effet, ce qui suit ressort du communiqué (sic) de la VSV :

Antoine Boyamba, le vice-ministre des Congolais de l’étranger s’étonne que l’opération reprenne sans que Brazzaville en ait informé Kinshasa. Par ailleurs, une organisation de défense des droits de l’Homme à Kinshasa a fait part mardi de ses “vives préoccupations” face au lancement d’une nouvelle opération de police contre les étrangers en situation irrégulière au Congo-Brazzaville.

L’ONGDH demande au gouvernement de prendre des mesures pour accueillir et héberger les personnes refoulées par les autorités de Brazzaville et à la communauté internationale d'”interpeller le plus tôt possible” ces dernières pour que les expulsions aient lieu “dans des conditions respectueuses de la dignité humaine”.

Selon l’Église catholique congolaise et une ONG locale, cette opération s’est traduite par une véritable “chasse à l’homme” émaillée de nombreuses violations des droits de l’Homme. Lors d’une conférence de presse tenue mardi, le porte-parole de la police de Pointe-Noire, Jules Monkala Tchoumou, a qualifié de “fantaisistes” ces accusations “sur les violations et autres bavures”.

  1. Monkala a ajouté que l’opération s’était jusque-là traduite par l’interpellation de “1.150 personnes de toutes nationalités dont 642 ressortissants de la RDC” “Nous sommes en train de reconduire tous ceux qui n’ont pas de papiers à leurs frontières”, a-t-il ajouté.

Selon des estimations, quelque 200 ressortissants de la RDC sont arrivés ainsi lundi et mardi à Kinshasa. Emmenés en train jusqu’à Brazzaville, ils ont ensuite été embarqués dans des canots rapides par petits groupes pour traverser le fleuve Congo, écrit l’ONGDH.

(Lepa)

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