Quand les fêtes passionnent les adolescentes : « Il ne faut pas que les jours de fêtes occasionnent des bêtises »

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Karim Yunduka conseille

Journaliste, présentatrice et productrice des émissions télévisées et radiodiffusées depuis plus d’une dizaine d’années d’expérience, mademoiselle Karim Yunduka est une femme kinoise d’une trentaine révolue. Native du Kongo-central, elle est célibataire et mère de deux enfants (toutes des filles). Au cours de cet entretien, elle conseille les jeunes filles et adolescentes dans le cadre des festivités de fin d’année que la fête n’est pas une occasion de faire des bêtises, ni de braver des situations difficiles à cause des futilités. Ci-dessous, l’essentiel de l’entretien qu’elle a accordé volontiers à notre édition L’Avenir-Femme de cette semaine.  

L’Avenir : Comment vous préparez-vous pour les festivités de fin d’année ?

Mademoiselle Karim Yunduka : « En tant que mère, je pense déjà à faire des provisions, afin que les enfants aient à manger. Au moins en ces jours festifs, on part du 25 décembre courant au 1er janvier 2017 prochain. Donc, comme mes enfants sont des filles, certainement elles vont vouloir des habits, des petites robes neuves, juste pour les égailler. Nos parents en ont fait pour nous, et en notre tour, nous le faisons également pour nos enfants ».

« Par rapport à la fête, j’ai déjà acheté la décoration avec mes filles, ainsi que tout ce qui fait briller Noël. En ce moment, ma maison brille de beaucoup de petites lumières, et déjà la boisson et quelques provisions sont stockées. Sauf des vivres frais que je ne m’en suis pas encore procurés, vu la situation de l’électricité ici à Kinshasa précisément. Donc, j’attends la veille pour acheter ces vivres. Mais il y a déjà la boisson, quelques bouteilles de vin pour nous les parents et les amis, et de jus pour mes filles afin d’accompagner les repas aux jours des fêtes ».

Pensez-vous également vous donner du temps pour fêter ?

« En tant que maman, je vais rencontrer mes amis, je vais m’offrir une sortie au restaurant le jour de nouvel an. Parce que le 25 décembre c’est pour les enfants, mais moi-même, le 1er janvier je vais m’offrir un petit bon repas au restaurant avec une bonne bouteille de vin. Juste pour passer du temps avec des amis ».

Pourquoi donc accordez-vous beaucoup d’importances à ces festivités ?

« Personnellement, j’accorde de l’importance à ces festivités parce que pour moi ce n’est qu’une tradition. Je suis née, j’ai trouvé cette tradition, je l’ai acquise, et je suis entrain de la perpétrer avec mes enfants ».

Et s’il n’y a pas d’argent, on ne peut pas passer la Noël et la Bonana sans fêter ?

« Je pense qu’en soi, les fêtes ne se préparent pas au jour-J. On prépare les fêtes toujours bien avant. Ça dépend. Moi je fais mes économies sans attendre seulement le mois de décembre, j’aurais peut-être pas d’argent. J’épargne par exemple un vingt ou même un dix dollars chaque jour dans les mois précédents. Et quand on arrive en décembre, je n’aurai pas du mal à faire mes courses. Parce que j’avais déjà un budget pour les fêtes ».

Et votre amant, comment vous l’avez traité en préparation de ces festivités ?

« Premièrement je dois avouer que je n’ai pas d’amant, ni de copain. Ce qui fait que je me suis bien préparée pour que les fêtes se passent bien. Mais, quant bien même qu’on est mariée, qu’on a un amant ou un copain, les hommes s’intéressent moins aux fêtes. Ce sont des personnes qui ne sont pas festives. Puisque, il arrive qu’un homme n’achète qu’une seule veste pendant toute une année. Ce qui n’est pas le cas pour les femmes. C’est presque chaque mois qu’on s’achète des nouveaux pagnes. C’est-à-dire que la fête, comme ça se dit : la fête – la femme, c’est beaucoup plus pour les femmes. Les hommes ne font que subir les conséquences de la fête. Mais la festive c’est la femme ».

Quel conseil donnez-vous aux jeunes filles kinoises et adolescentes ?

« En tant que mère et grande sœur, le conseil que je peux prodiguer aux jeunes filles et adolescentes, c’est de leur dire que la fête n’est pas une occasion de faire des bêtises, ni d’aller braver. Je ne sais pas quel problème pour l’une ou l’autre raison. Pour se faire belle, comme ce sont des filles, je pense qu’elles sont censées apprendre comment être belle dès le bas-âge. Même avec une vielle robe, on peut ce jour-là la mettre, et se faire belle, sans se créer des ennuis, des tralalas… Et le jour passe. Peut-être que le jour de votre fête d’anniversaire, l’on pourrait s’habiller mieux que les jours de Noël et nouvel an. Il ne faut pas que ces jours-là, occasionnent des bêtises. Et si les parents manquent à vous offrir de quoi fêter comme il vous faut, contentez-vous de ce que vous avez déjà. Essayez d’être coquettes avec ce que vous avez. Il n’y a pas à se casser la tête pour un ou deux jours de fête ».

(Propos recueillis par Lepetit Baende )

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