Quand le transport en commun devient une piste de malfrats

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Une victime relate son cauchemar  

« Au moment d’embarquer, j’ai vu à bord le chauffeur avec deux passagers. Ils m’ont dit que par respect pour la femme, je devais prendre place au milieu des deux passagers sur le siège arrière. Il n’était pas encore 20 heures, et j’étais à la fois fatiguée par une journée de dur labeur et les quelques deux heures et demie que j’ai passées, postée à l’arrêt de bus. Si bien que je n’avais pas de choix, je n’avais qu’à saluer cette occasion que je présumais « salutaire ». Arrivé au niveau du cimetière de la Gombe, le véhicule, à ma grande surprise, a pris une direction autre que celle menant à Kintambo magasin. Dans un premier temps, l’un des passagers a dit à haute voix, comme pour me rassurer ainsi que l’autre, que le chauffeur prenait cette direction juste pour le déposer. Je me suis rendue à l’évidence que j’étais prise en étau quand l’autre passager a pris plaisir à passer son coude autour de mon cou, comme pour me consoler : « Il ne faut pas se laisser distraire en ayant peur, pour ne rien changer… hein, madame !». A ce jour, cette scène horrible ne quitte guère mon imaginaire, puisque j’en suis sortie psychologiquement épuisée, dépourvue de mon sac et de mon téléphone ».

De faux taxis comme mode opératoire face à la duperie du public

Des voix s’élèvent pour demander à l’autorité de prendre des dispositions susceptibles de mettre hors d’état de nuire des réseaux de malfaiteurs opérant sur le boulevard du 30 juin. Car depuis quelque temps, des gangs actifs dans de faux taxis, se livrent aux exactions sur le tronçon Gare centrale-Kintambo magasin. Après le coucher du soleil, et généralement à partir de 19heures, ces pseudo-taximen font des ravages, s’alignant sur la chaussée comme s’ils desservaient effectivement le tronçon su-évoqué. Au moment de rôder aux parkings ou le long de la chaussée comme prédateur chassant sa proie, le véhicule a, selon la pratique le chauffeur avec plus d’un passager. Ceci pour donner l’illusion aux clients potentiels que le taxi ne va pas traîner. En y prenant place à bord, l’on se fait prendre au piège. A ce jour, le boulevard du 30 juin est si bondé de véhicules qu’il se pose la question de l’efficacité du contrôle. En effet, il est impératif que l’autorité urbaine tienne le taureau par les cornes et mette en place un dispositif sécuritaire valide. Car Kinshasa, mégapole à vocation touristique, n’a que le centre-ville, cette la partie de la capitale où coexistent nationaux et expatriés. Dès lors que des réseaux de malfaiteurs opèrent sur le boulevard du 30 juin sans être démasqués, il est à craindre que dans la mêlée des victimes ne figurent de touristes voire d’expatriés. Le cas échéant, cette insécurité ne pourrait être que défavorable à l’image de marque de la RD Congo. Surtout en cette période post-conflit armé, où le pays reprend du poil de la bête, à travers une ouverture diplomatique que les bonnes consciences souhaitent fructueuse.

Le changement de mentalités, préalable nécessaire à la cohésion nationale, dixit Joseph Kabila      

En fin octobre 2013, le Chef de l’Etat a prononcé un discours devant le congrès, consacrant la clôture des assises des Concertations nationales. En effet, Joseph Kabila (dont un extrait du discours suit), n’est pas allé par quatre chemins pour démontrer que la cohésion nationale sans un repentir sincère, voire une métamorphose individuelle et collective, n’est qu’un vœu pieu. Aussi appelle-t-il les Congolais de tous bords à la régénération, en vue d’assumer avec responsabilité ce nouveau virage. Citation :

« Grâce aux Concertations nationales, demain sera différent d’aujourd’hui. L’émergence de la RD Congo exige en effet, que chacun s’engage et que, là où il sert la République, il s’améliore. Par- delà la mobilisation générale, c’est donc à un changement profond que nous sommes individuellement et collectivement appelés. Changement de mentalités, de méthodes et de comportement. Pour mettre fin aux conflits sous toutes ses formes, poursuivre la reconstruction du pays et conforter la perspective d’un Congo fort, uni et prospère, il nous faut donc plus d’éthique et de sens du bien public, il nous faut plus de participation et de consensus, tout en respectant les textes fondamentaux de tout exercice démocratique. Il nous faut plus de solidarité dans l’effort et dans le partage des dividendes, bref, il nous faut davantage de cohésion nationale » (fin de citation).

(Payne)

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