Quand le taux du dollar divise au collège St Raphaël: Le comité des parents sur le banc des accusés

par -
0 320
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Au collège St Raphaël de Limete, les parents ont donné un acompte au mois d’août, de deux cent mille (200.000 fc) francs congolais, le dollar se changeait alors à 94. A présent qu’il faut solder, l’école s’arrange à convertir l’argent encaissé à un taux de cent quarante-cinq (145), l’actuel donc. Ceux des parents qui s’identifient à ce cas litigieux, doivent ajouter cent-soixante dollars (160Usd). Des voix s’élèvent pour crier à une pratique non conforme qui consiste à traiter les parents de façon à leur manquer d’égards. Dans le même ordre d’idée, le comité des parents doit convaincre, s’il affiche une attitude naïve ou laisser-faire.

Quand les parents retirent leur confiance

La question d’argent, lorsqu’elle est mal tranchée entre partenaires, amène l’autre partie qui se sent lésée à retirer sa confiance. Il nous revient que cette situation met le comité des parents du collège St Raphaël dans une situation embarrassante. Ceci d’autant plus qu’en matière de contrat, la règle élémentaire établit les limites spatiotemporelles que les parties prennent en référence. Pour le cas d’espèce, l’école devrait tenir compte de la date de perception et comprendre que ses partenaires s’étaient acquittés de leurs obligations. Il ne revient pas au comité de gestion de l’école de faire porter aux parents le poids d’un contexte socioéconomique chancelant. Ce serait donner raison à ceux qui, par le passé, ont estimé que retirer ou délocaliser leurs enfants était le moyen approprié de tourner le dos à d’incessantes manipulations administratives de cette école, qui troque son prestige par des pratiques peu orthodoxes.

L’histoire se répète à Kinshasa

L’école et le comité des parents devraient s’inspirer d’un passé récent dans le contexte de l’enseignement supérieur et universitaire. En effet, des étudiants de l’Institut supérieur des techniques appliquées, ISTA et ceux de l’Institut supérieur des statistiques, ISS/Kinshasa sont descendus sur la place publique, les uns et les autres à leur tour, pour manifester leur ras-le bol.  Dans cet ordre d’idée, l’article qui suit remonte au jeudi 10 novembre 2016, sous la plume de  Bernetel Makambo. Face à l’ampleur des échauffourées,  si le gouvernement de tutelle n’a pas été tendre envers le DG de cette institution qui avait été catapulté, qu’en serait-il du mandat d’un comité des parents scolaire qui ne sait pas prendre le devant pour faire entendre la voix des parents ?

Un dollar US pour 1.122 francs congolais : La hausse du taux de change à l’ISTA/N’Dolo au centre des heurts

Les étudiants de l’Institut supérieur des techniques appliquées, ISTA sont descendus nombreux dans la rue, hier mercredi 9 novembre. Ils manifestaient contre le « taux élevé de change » pour le paiement des frais académiques fixés par le comité d’administration. Au cours de ces manifestations, une vingtaine d’étudiants ont été blessés dans des affrontements avec les forces de l’ordre, dans les périmètres immédiats du site universitaire.

En effet, les frais académiques pour cette année ont été fixés à 300 dollars américains ($ USD), payables en monnaie nationale (francs congolais). Selon les étudiants, ce taux de change pour payer les 300 dollars exigés a été relevé à 1.122 francs congolais le dollar, au lieu de 967 francs. Mécontents de cette hausse du taux de change en milieu universitaire, les étudiants ont recouru à la violence pour revendiquer. Voulant sécuriser les biens de l’Université et calmer la tension des manifestants, les autorités de l’ISTA ont fait appel à la Police nationale congolaise. Arrivés sur place, les agents de l’ordre ont quadrillé le site universitaire. Ce, avec l’ultime objectif de calmer les manifestants. Chose qui ne sera pas facile, car les manifestants vont s’en prendre aux agents de l’ordre. Début des heurts policiers-étudiants ! Les policiers vont faire usage du gaz lacrymogène et des armes non létales. Par après, le sauve-qui-peut ! Certains se précipitent aux homes et d’autres s’enferment dans des auditoires des cours. Ceux qui ont eu la chance ont pu diriger hors du site universitaire. A la suite de ces heurts, une vingtaine d’étudiants ont été blessés et transférés à l’hôpital militaire du camp lieutenant-colonel Kokolo, pour des soins médicaux appropriés. De ce qui  précède, des sources indiquent qu’une vingtaine d’étudiants ont été blessés, dont cinq (5) grièvement.

« Nous manifestons contre l’application d’un taux élevé décidé par les autorités académiques », a déclaré un étudiant.

Et pour le commandant de l’opération de la Police, c’est dans le but de rétablir l’ordre que la police est venue disperser les manifestants.

Voulant mettre de l’eau dans le vin, le Directeur Général de l’ISTA, le professeur Kasengedia Mutumbe a déclaré ceci : « Au nom de la paix sociale à l’ISTA, nous avons revu à la baisse le taux à 967 francs congolais le dollar américain ».

En marge de ces affrontements, deux véhicules ont été brûlés et quelques étalages de commerce endommagés. Coup de chapeau au Directeur Général qui a répondu favorablement à cette demande des étudiants. Et de rappeler aux fauteurs des troubles, qu’en cas de revendications, il n’est pas correct de se livrer aux violences, surtout qu’il existe un comité estudiantin qui est en contact permanent avec l’autorité académique.

(Lepa, CP)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse