Quand le slam rencontre l’humour : Yekima de Bel’Art fusionne deux disciplines de stand up

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Connu par sa carrière de slameur, Yekima de Bel’Art s’est démarué au Festival Toseka III par ses vannes humoristiques à la congolaise. Quand le slam raconte l’humour, il donne un cocktail explosif dont les spectateurs ont beaucoup apprécié au Théâtre de verdure. Dans cet entretien, ce slameur humoriste se dévoile au micro du Journal L’Avenir.

Si l’on vous demandait de vous présenter auprès de nos lecteurs, que diriez-vous ?

Yekima de Bel’Art, je suis slameur à la base. Et après, je suis slameur-humoriste, désormais c’est cela, slameur-humoriste.

Pour vous, le slam est une passion, un héritage ou un cursus scolaire ?

Moi, j’écris de la poésie y a longtemps. Oui, déjà à l’école j’étais poète simple. Mais le slam, j’ai le rencontré en 2008, comme mot. J’ai toujours pratiqué l’oralité. D’ailleurs, depuis le début, j’ai toujours réclamé que l’oralité dont se sert le slam pour se faire revient de l’Afrique. Luambo Franco l’a fait, nos griots le font tout le temps. Je crois que c’est dans le sang, c’est dans le gène ou l’Adn de l’Africain que je suis et j’exploite ce côté-là.

Après, c’est un effort que je fais après avoir découvert plusieurs slameurs internationaux comme Abdel Malick ou Souleymane Diamuanka. C’était aussi un effort personnel de voir comment me faire démarquer d’eux en ajoutant une touche africaine mais surtout congolaise. Voilà, un peu ma racontre avec cet art.

Entre l’humour et le slam, y a-t-il des convergences ?

Oui, le stand up. On est tous debout généralement, on parle au public, on utilise tous l’oralité, c’est déjà ça les points de jonction entre le slam et l’humour. Et il y a, par exemple dans mes textes de slam, moyens de retrouver de beaucoup d’humour. C’est justement dans ce sens que Ados Ndombasi du Festival Toseka m’a sélectionné parce qu’il a retrouvé de l’humour dans le slam. A la 3ème édition du Festival Toseka, j’ai essayé d’apporter le côté poétique dans l’humour, qui est une petite touche singulière, innovant.

Quelle est la valeur ajoutée des ateliers avec Kodi Kym ?

Dans le slam, il y a l’humour. Il y a le côté drôlerie. Ça faisait rire, mais pas très rire. Mais il fallait ajouter une dose assez élevé sur ce qui avait déjà à la base. Et Kodi Kym, c’était ça son travail ; apporter le côté drôlerie dans ce que je fais. L’avantage est qu’il a compris ce que je suis. Il ne m’a pas bougé dans mon univers mais il y a apporté la touche humoristique. Donc, dans mon slam, j’essaye de l’implémenter avec la marque d’humour.

Festival Toseka III vient de passer, qu’avez-vous apporté de neuf ?

Déjà jusque-là, il n’existait pas le slam dans le festival Toseka dans ses deux précédentes éditions. C’est une particularité que j’ai apportée en même temps et une responsabilité.

Vos perspectives

Beaucoup de projets. L’année prochaine, on va avoir beaucoup de projets avec le slam. Parmi ceux-ci, on essaye de se démarquer de notre concours qu’on organise. J’ai aussi un album en chantier qui doit sortir d’ici fin de l’année ou début 2016. De temps en temps, j’ai fait des prestations singulières avec mon groupe Negro’S l’âme.

J’ai aussi une plateforme virtuelle sur Facebook, « Bilenge Bakoko » pour aider et apporter du soutien aux personnes âgées. Avec le blog www.arts243.skyrock.com, on va aussi dévoiler d’autres projets. J’aurai ma plus grande réussite, si suis en parfaite collaboration avec la presse que vous êtes.

 

(Onassis Mutombo)

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