Quand des privés aliènent l’héritage de l’administration coloniale: Des tenanciers de kiosques envahissent le jardin zoologique et l’abattoir de Masina

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En maints endroits, le patrimoine foncier de l’Etat est mis à mal par des occupants non respectueux de la loi. Le jardin zoologique de Kinshasa, l’abattoir public de Masina, la concession du chemin de fer  (envahie par des occupants entre N’Dolo et Limete). De telles pratiques jointes à la flexibilité de l’autorité, ne corroborent guère la nouvelle citoyenneté que les décideurs appellent tout leur vœu. Cela va sans dire, quand les bourgmestres et le gouvernement provincial ne prennent le taureau par les cornes pour favoriser l’avènement d’une ville nouvelle et d’un type de citoyen nouveau, la démocratie que tous veulent participative est en péril.

Le jardin zoologique de Kinshasa et l’abattoir de Masina : l’héritage de l’administration coloniale aliéné

Depuis quelque temps, le site du jardin zoologique et celui de l’abattoir de Masina sont à la merci des tenanciers de bars. Cette situation relève d’un laisser-faire transmué en mode de gouvernance. Que des particuliers aliènent le domaine public ou l’héritage de l’administration coloniale,  cela dérange les bonnes consciences qui fustigent l’inaction de l’autorité. C’est dans cet ordre d’idée que des quartiers entiers ont vu le jour dans l’enceinte de la concession de l’ex ONATRA. «Au Congo, les scandales ne scandalisent plus, les surprises ne surprennent plus », s’est écrié en son temps, un sujet belge.

Comme le terme l’indique, l’abattoir de Masina est un lieu aménagé et conçu selon les normes, pour accomplir les services relatifs à la boucherie animale.  Dans un contexte de laissez-faire, cet endroit a perdu de son prestige de cadre exhaustif de coupe, conformément à son objet social. Ce lieu dont la conception remonte à l’administration coloniale, enregistre chaque jour des manque-à-gagner, puisque l’autorité urbaine consent les contradictions courantes des bourgmestres. Ceux-ci par l’entremise de leurs services, et en adoptant une attitude laisser-faire, cautionnent l’irrégularité et abusent du pouvoir.                                                                                         A ce jour, des arrêtés de l’Hôtel de Ville sont en souffrance, des autorités politico-administratives municipales trainant le pas à préserver l’autorité de l’Etat à la base. C’est alors que le tapage diurne et nocturne demeure caractéristique de la vie dans les quartiers de Kinshasa, contrairement à un arrêté de juillet 2005 du gouverneur d’alors, Jean Kimbunda. Il nous revient que celui-ci, dans une note circulaire qui remonte à cette date, avait enjoint les bourgmestres et les commandants de Police à veiller au respect de cette instruction. Depuis, le taux de permis d’exploitation délivrés aux tenanciers de bars de plein air a pris l’ascenseur. Il y a peu, un père de famille a jugé coupables des responsables communaux avalisant l’abattage de bœufs à portée des regards d’enfants. 

Le changement de mentalités, préalable nécessaire à la cohésion nationale     

Devant le Congrès, mercredi 23 octobre 2013, le Président de la République (dont un extrait du discours suit), avait clôturé solennellement les assises des concertations nationales.  Joseph Kabila n’est pas allé par quatre chemins pour démontrer que la cohésion nationale sans un repentir sincère, voire une métamorphose individuelle et collective, n’est qu’un vœu pieu. Aussi appelle-t-il les Congolais de tous bords à la régénération, en vue d’assumer avec responsabilité ce nouveau virage.    

« Grâce aux Concertations nationales, demain sera différent d’aujourd’hui. L’émergence de la RD Congo exige en effet, que chacun s’engage et que, là où il sert la République, il s’améliore. Par- delà la mobilisation générale, c’est donc à un changement  profond que nous sommes individuellement et collectivement appelés. Changement de mentalités, de méthodes et de comportement. Pour mettre fin aux conflits sous toutes ses formes, poursuivre la reconstruction du pays et conforter la perspective d’un Congo fort, uni et prospère, il nous faut donc plus d’éthique et de sens du bien public, il nous faut plus de participation et de consensus, tout en respectant les textes fondamentaux de tout exercice démocratique. Il nous faut plus de solidarité dans l’effort et dans le partage des dividendes, bref, il nous faut davantage de cohésion nationale » (fin de citation).

(Payne)

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