Quand des notions inexactes sur le cancer prennent l’ascenseur: Des spécialistes éclairent la lanterne de l’opinion

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Face à la montée des idées inexactes sur le cancer, des spécialistes de la question s’assument et apportent la bonne information, dans le souci de séparer le bon grain de l’ivraie. C’est dans cet ordre d’idée que nous proposons ci-après à nos lecteurs, la suite de l’article publié hier mercredi dans nos colonnes, sous le titre évocateur : « Quand des notions inexactes sur le cancer vont bon train : Nécessité de démêler le vrai du faux ».

En effet, l’utilisation de déodorants ou le port de soutien-gorge peut favoriser le cancer du sein : Faux. Aucune preuve n’a pu être apportée permettant d’établir un lien entre les deux. Des études réalisées auprès de souris avaient pourtant permis d’émettre des doutes. Mais « les études épidémiologiques menées chez l’homme n’ont jamais montré de lien

significatif entre l’utilisation de déodorants et l’apparition d’un cancer », assure formellement Benoît You, l’un des médecins de l’Institut de cancérologie des hospices civils de Lyon en France. Même chose concernant l’utilisation de soutien-gorge, de boxer pour les hommes. « Ce sont des idées reçues totalement démenties aujourd’hui », conclut le professeur.

Certains régimes peuvent guérir le cancer : Faux. Depuis quelques années, le jeûne et les régimes apparentés suscitent un réel engouement de la part du grand public. On entend dire qu’ils participent à la prévention de l’apparition d’un cancer ou aident le patient à mieux supporter leurs traitements. Mais là encore, les oncologues sont formels. « Il n’y a pas de preuves scientifiques », insiste Benoît You. Des études menées auprès des animaux ont montré des « résultats hétérogènes ». « Ils ne peuvent pas être extrapolés chez l’homme », poursuit le médecin. Des études prospectives qui consistent à étudier l’impact des régimes sur la modification des traitements et sur l’évolution de la maladie, n’ont pas permis de trancher. Sur les neuf déjà réalisées, quatre n’établissent aucun lien, trois laissent entrevoir le contraire et deux autres n’ont pas permis d’y voir plus clair. Baptismaux

En résumé, le chocolat, les sucres, les graisses et la viande rouge ne doivent pas être bannis de l’alimentation. jeûnes complets, les restrictions caloriques ou protéiques sont à proscrire. « Le danger avec ces régimes est d’engendrer une dénutrition », alerte Claire Falandry. « Les patients peuvent faire des infections, ce qui accélérera l’évolution du cancer. Au final, les régimes ont un effet contre-productif. » « L’essentiel est de manger équilibré et de manger de tout », ajoute Benoît You. Et de conclure : « Dans le cas contraire, la prise de poids peut en revanche induire un risque de rechute après un cancer. » Donc, c’est la prise de poids qui est à éviter et non de proscrire des aliments.

Le tabac est le premier facteur de risque évitable de cancer : Vrai. Aujourd’hui, le tabac est responsable de plus de 5 millions de morts par an. « Soit un décès toutes les six secondes », rappelle Benoît You. Le tabac engendre des cancers du poumon mais pas seulement. Il est également responsable des cancers de la gorge de certains cancers de la vessie. Il serait impliqué dans les cancers du foie, du colon, de l’ovaire et certaines leucémies. « En France, on considère que 54 % des hommes et 29 % des femmes qui décèdent d’un cancer meurent d’un cancer lié au tabac ».

Faire du sport permet de mieux lutter contre le cancer : Vrai. « Durant de nombreuses années, on déconseillait aux malades de porter des choses  lourdes ou de faire des efforts physiques mais la pratique d’une activité physique permet de garder une bonne condition pour mieux supporter les traitements », explique Claire Falandry.

On peut soigner le cancer avec des comprimés : Vrai. Ils sont souvent plus confortables que les chimiothérapies administrées sous forme de perfusion, et mieux tolérés. D’ici 2020, les chimios sous formes de cachets représenteront probablement la moitié des traitements. « L’efficacité est la même », affirme Benoît You.

Chez le patient âgé, il y a moins d’urgence à traiter le patient : Faux. Là encore, l’idée qui consiste à croire que les personnes âgées développent un cancer plus lentement que les personnes jeunes, est erronée. Claire Falandry explique :

« À dynamique de cancer équivalente, le retentissement sur l’organisme est plus important chez un patient âgé fragilisé par le vieillissement ».

(Mamie Ngondo)

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