Quand coexistent paupérisme et promiscuité

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Les vacanciers kinois stressés et dépourvus d’aires de jeu

Dans trois semaines, le 2 juillet qui marque le début des grandes vacances dans le calendrier scolaire congolais. Loin d’être une période de repos et de défoulement après neuf (9) de cours sans relâche, les vacances dans le contexte kinois, exposent les bénéficiaires à un stress permanent, pour plus d’une raison : A cause notamment de la promiscuité et de l’occupation anarchique de l’espace public, les vacanciers kinois sont dépourvus d’aires de jeu. Quand ils veulent organiser des compétitions de football ou se défouler dans la rue, l’espace, à cet effet, a été « réquisitionné » par des vendeuses qui disséminé leurs tablettes. Celles –ci occupent même les trottoirs. Les moto-transporteurs qui fourmillent dans les rues sont devenues un danger permanent, empêchant même de jeunes amateurs de la bicyclette de s’offrir quelque espace. Des garages de fortune avaient été chassés de la voie publique par la première phase de l’opération Likofi en 2005. Dix ans plus tard, c’est chassez le naturel, il revient au galop. Dans la plupart de quartiers, le parage de bureaux de la Police national servent de parking pour le besoin de la cause. Certains propriétaires de véhicules se sont débarrassés sournoisement de leurs engins déclarés hors-chaussée, en les gardant pendant de longs jours dans ces parkings de fortune. Il n’est pas rare, dans les communes de Kinshasa, à l’instar de Matete, Ngaba, Makala, Kisenso pour citer ce cas, de voir des champs de légume occupant la rue et même une dalle de fosse septique. Dans ce dernier cas, la rigole reçoit couramment des eaux usées, source de contaminations pour des enfants qui s’y hasarderaient.

Privation d’électricité, promiscuité, bars de plein air, délire publicitaire : les vacanciers stressés et désabusés

Quand ils sont terrés chez eux pendant les vacances, les enfants veulent bien s’émouvoir. La privation d’électricité et la pollution sonore des bars de plein air engendrent des habitudes inattendues auprès de jeunes vacanciers. A cela s’ajoutent des contraintes aliénantes, à l’instar de l’emballement de la publicité et la privation d’aire de jeu conséquente de la promiscuité. Les vacanciers qui n’ont pas eu assez d’espace de jeu pour « s’exprimer » dans la cour de l’école, ne peuvent non plus le faire quand viennent les vacances. Et les enfants sont stressés, désillusionnés. Le type d’école héritée du programme colonial prévoyait un espace assez étendu, aéré et éclairé pour la cour de l’école. La décrépitude du modèle postcolonial dans cet ordre d’idée présente une école à la cour rétrécie. Les moments du chant, du travail manuel, de la récitation, de la récréation et celui de l’éducation physique (la gymnastique) pour citer ces cas, ont subi le contrecoup du modèle d’école atypique.

Quand l’école ferme ses portes, des associations planifient des activités récréatives  

Les grandes vacances sont pour nombre de mouvements associatifs des moments propices aux affaires. C’est essentiellement pour cette raison que des activités comme des excursions, des soirées dansantes sont organisées au premier bond. Sur des affiches pleins les murs et des banderoles, l’accent est souvent mis sur le côté jouissance : alcool, promenade, sensualité, etc. Les organisateurs qui ne manquent pas d’imagination pour se renflouer les caisses, conçoivent des annonces portant des clichés en tout excitants. Ces moments dits d’évasion où interviennent des sponsors, permettent à beaucoup de jeunes (filles et garçons confondus) de rompre la pudeur, banalisant du fait même certaines observances inculquées en famille : l’alcool, la drogue, la cigarette, etc.

Les vacances de fin d’année scolaire offrent également une aubaine aux tenanciers de vidéo publique (jadis des salles de cinéma), qui rêvent d’accroître le taux d’assistance. Ainsi, profitant du laisser-faire de l’autorité, beaucoup proposent des films qui ne tiennent pas nécessairement compte des attentes du public, au regard des exigences morales.

Les acteurs sociaux : l’impératif d’aider les vacanciers à garder l’espoir…

En somme, les vacances débutent, tandis que les écoles et les jeunes vacanciers gardent mutuellement l’espoir de passer dans la quiétude ces moments prévus dans le calendrier scolaire pour commencer, deux mois plus tard, une nouvelle année scolaire leurs activités. Il est, de ce fait, souhaitable que les parents et d’autres acteurs sociaux s’assument, en proposant aux intéressés des cadres répondant à l’éclosion d’une nouvelle citoyenneté (pour le Congo de demain). Des activités éducatives comme des séances de lecture en famille ou en salles publiques, des débats ouverts, des vidéos-forums, des colonies de vacances devraient intéresser un grand nombre de parents, soucieux du devenir de leurs rejetons. Dans la commune de Kalamu, le Centre des jeunes de Matonge propose des programmes d’encadrement aussi bien des couples que des jeunes, comme le témoigne le directeur provincial de la Ligue Pour la Lecture de la Bible, LLB, le Rd pasteur Patrick M’Pezo N’Seke. « Pour esquiver cette vague ou en atténuer les effets, la LLB organise des réunions mensuelles des couples mariés et fiancés, animées par de spécialistes chrétiens, le 4ème dimanche du mois, de 16 à 18h30, au A5 de la rue Bonga à Matonge. Des thèmes très attrayants sont développés, et des moments de partages d’expériences. Il ya aussi des camps bibliques selon des tranches d’âges », a-t-il dit.

(Payne)

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