Publication du calendrier électoral: La population appelée à se détourner des manipulations de l’opposition

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La République Démocratique du Congo est, pour sa troisième fois depuis son accession à la souveraineté nationale, dans une période très importante de son histoire. Cette phase se résume par l’organisation des élections démocratiques, paisibles et apaisées. Il est vrai, comme tout le monde le sait, que ces élections ont eu du mal à se tenir dans le délai qui était prévu. Un report occasionné par une période dont l’économie tant nationale que mondiale était vivement menacée. Ce qui a fait que le financement de ces élections, comme d’autres contraintes qu’elles soient logistiques que juridiques, ont empêché aux Congolais d’aller vers les urnes en 2016. L’Accord du 31 décembre 2016 signé par toute la classe politique, même celle dite opposition radicale, est venu à la rescousse de cette problématique d’organisation des élections jusqu’à accorder un sursis d’une année, soit au plus tard en décembre 2017. Mais ! Tout le monde est témoin. Malgré la volonté politique du pouvoir en place d’organiser ces élections, plusieurs contraintes n’ont pas permis encore une fois de plus que les Congolais votent dans au plus tard décembre 2017. Face à cette situation, la communauté internationale comme l’Union Européenne et les Etats-Unis, tout le monde a voulu connaitre les problèmes de fonds qui empêchent la tenue des élections dans le délai arrêté par l’Accord du 31 décembre 2017. A cet effet, la RDC a reçu les diplomates de toutes races, dont la dernière était l’ambassadrice des USA à l’Onu, Mme Nikki Haley. Cette dernière qui croyait que le président de la République voulait s’éterniser au pouvoir, est rentrée, après sa visite de quelques jours à Kinshasa, avec des assurances que les élections auront bel et bien lieu au pays de Joseph Kabila Kabange, en vue d’assurer une alternance politique pacifique. Et après sa visite, la Commission Electorale Nationale Indépendante (Céni) a publié, sans pression extérieure, le calendrier électoral global. Ce dernier qui fixe les élections au 23 décembre 2018. Ce, à la satisfaction de tout le peuple congolais, mais aussi d’une grande partie de la classe politique. Ajouter encore de la grande communauté internationale, qui, hier croyait que l’organisation des élections devenait un rêve des sourds.

A l’heure où le monde entier a salué la publication de ce calendrier électoral dont le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) affirme d’être consensuel et réaliste, il est permis de constater fort malheureusement qu’une opposition dite radicale constituée du Rassemblement/Limete, le MLC et l’UNC le boude. Au lieu de rester là, comme il est de coutume dans chaque opposition, tous ces opposants  procèdent à des appels à  l’insurrection dans toute l’étendue du territoire national. Les cas récents sont de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps) et d’un mouvement citoyen dirigé par un congolais de la diaspora vivant en Angola, dénommé Sindika Dokolo. Ce dernier, le bureau de sa mère venait d’être saccagé par des inconnus à Kinshasa.

L’Udps, ce grand parti de l’opposition congolaise qui se meurt puisqu’ayant en sa tête un Secrétaire général Jean-Marc Kabund, mais aussi de son adjoint qui manque de charisme politique Felix Tshisekedi, appelle à une mobilisation populaire. Kabund, qui a affirmé dernièrement avoir tenu une dernière matinée politique, a violé sa propre déclaration. Au cours d’une matinée organisée hier au siège de l’Udps à Limete, ce monsieur a demandé aux militants et sympathisants de son parti de sortir dans les rues « afin de contraindre le président Joseph Kabila à la démission avant le 31 décembre 2017.

« Je lance officiellement la campagne de mobilisation générale à tous les militants et militantes de l’UDPS, chacun dans son coin avec des mégaphones, sifflets, rameaux sans craindre qui que ce soit pour pousser définitivement Joseph Kabila à la porte de sortie avant le 31 décembre », a dit Jean-Marc Kabund, Secrétaire général de l’UDPS.

Outre, Kabund qualifie de “distraction” la position de la communauté internationale soutenant le calendrier électoral publié par la Ceni.

Il parvient même à critiquer la Communauté internationale qui hier était comme leur partenaire incontournable, pouvant soutenir leurs projets machiavéliques. Divorce consommé !

« Nous avons appris que les États-Unis, l’Union européenne soutiennent le calendrier électoral publié par Nangaa. Mais l’UDPS n’a rien à voir avec cette décision de la Communauté internationale, c’est une distraction (…) de la même manière que Barack Obama avait demandé que les élections soient organisées  au plus tard le 31 décembre 2016 et que la constitution devrait être respectée. Aujourd’hui, ils acceptent le calendrier qui prévoit les élections en 2018, ils sont juste en train de nous distraire et nous n’allons pas tomber dans leur piège », a-t-il signalé.

Dokolo, que veux-tu ?

Outre Kabund, un certain Dokolo, qui a quitté la RDC il y a plusieurs années et qui ne connait rien de ce pays, a aussi, autour de deux jeunes garçons, lancé son appel à l’insurrection. Cette vidéo enregistrée dans un lieu inconnu comme le faisait « Al Qaïda » ou l’ « Etat Islamique », a fait le tour des réseaux sociaux. Dans ses propos, le fils Dokolo, initiateur du mouvement citoyen « Les congolais débout », invite le peuple congolais à faire retentir tous les samedis des concerts de casseroles, des sifflets, des klaxons et des vuvuzelas jusque, dit-il, à « l’écoulement des murs de la dictature qui s’installe  en RDC ».

C’est qu’il appelle opération «Trompette de Jéricho», allusion faite à l’histoire des Hébreux en errance dans le désert et qui s’apprêtaient à prendre possession de la ville située en Terre promise.

Depuis le lancement en août 2017 à Paris (France) du mouvement citoyen « Les congolais debout », Sindika Dokolo, homme d’affaires congolais, multiplie des appels à la résistance du peuple congolais pour reconquérir le pouvoir que tente de lui confisquer le régime de Kinshasa, comme le dit actualite.cd. Très actif sur la toile, il se déploie sur tous les fronts pour sensibiliser davantage ses compatriotes à s’approprier leur destin.

Au moment où, dans le pays, le débat politique est focalisé sur le calendrier électoral, rendu public le 5 novembre 2017 par la Céni, Sindika Dokolo accuse le pouvoir de vouloir compliquer le jeu démocratique. Son plan va de la désobéissance civile jusqu’à la mobilisation générale de toute la population congolaise à l’échéance du 31 décembre 2017, date prévue pour la tenue d’élections conformément à l’accord du 31 décembre.

Qui vivra verra si même un Congolais sortira pour obéir à ce mot d’ordre de cet homme d’affaire marié à une fille de l’ancien président angolais.

Le gouvernement s’assumera

Au cours de son point de presse d’hier, le porte-parole du gouvernement de la République, Lambert Mende Omalanga  a, comme la grande majorité des congolais, salué au nom du  Gouvernement, ce calendrier tant réclamé et tant attendu.

Concernant les opposants de la haine, Mende s’exprime : « Quelques acteurs politiques, notamment de l’opposition dite radicale, ceux-là même qui exigeaient à cor et à cris avec force menaces, la publication sans délais du calendrier électoral ont été vent debout lorsque ce fut chose faite, contre ledit calendrier qu’ils ont affublé, sans même se donner le temps de l’examiner, de toutes sortes de qualificatifs qui sont en réalité la manifestation d’un certain désarroi. Pour les uns ce calendrier serait « fantaisiste », pour d’autres, il est « irréaliste » ou encore « non consensuel ». Quelques-uns appellent les Congolais qui ont massivement coopéré  avec la CENI pour lancer le processus électoral en participant à la réussite de l’opération de révision du fichier électoral à saborder ledit processus par un boycott du calendrier électoral aussitôt publié. Ils proposent à la place des projets creux de publication d’un calendrier dit « alternatif ». D’autres ont déclaré le plus sérieusement du monde que l’initiative de la CENI n’était pas conforme à la Constitution. Au sujet de cette grave  accusation de non-conformité à la Constitution lancée contre la centrale électorale, et pour autant que ses auteurs ne prétendent pas eux-mêmes s’être substitués à la Cour Constitutionnelle, ils devraient prendre au moins la peine de s’adresser, dans les formes requises, à cette dernière qui est, du reste, à notre connaissance, la seule instance compétente pour dire le droit en l’espèce. Le Gouvernement tient à rappeler que, contrairement aux élucubrations répandues aux quatre vents par les falsificateurs de notre histoire, en démocratie, la fonction première d’une élection n’est pas de congédier un (ou des) dirigeant(s). La fonction essentielle d’une élection demeure de permettre au peuple, souverain primaire de se choisir librement un (des) dirigeant(s). En cela, les élections que nous attendons doivent être perçues avant toute chose comme une apothéose démocratique, une véritable « fête populaire ». Ceux qui y voient comme on l’a entendu ici et là une occasion de régler des comptes ou de priver de sommeil leurs adversaires ou les animateurs de l’administration électorale ont tort. Les élections ne sont pas non plus comparables à un devoir scolaire ainsi que l’a suggéré étourdiment un acteur politique de l’opposition qui a qualifié sur les ondes d’un média français le calendrier rendu public par la CENI de « devoir de mauvais écolier » ; comme si notre centrale électorale était en quête de bonnes notes auprès d’on ne sait quel instituteur à l’instar de l’acteur politique en question et ses amis qui passent le plus clair de leur temps à quémander le satisfecit de leurs maîtres.

Pour notre part, nous sommes satisfaits que la CENI se soit assumée en toute responsabilité et qu’elle ne se soit pas laissée infantilisée en dépit des multiples pressions tant internes qu’externes dont elle a fait état tout en les prenant en compte dans la mesure du possible ».

(Bernetel Makambo)

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