Publication du calendrier électoral: Corneille Nangaa attend l’installation du CNSA et du nouveau gouvernement

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Il faut être Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), pour passer  près de 19 jours dans le Congo profond, dans des endroits où de fois il n’y a même pas de communication. Et ce, pour palper du doigt les réalités de certaines nouvelles provinces au regard de l’opération de révision du fichier électoral et d’enrôlement des électeurs.  Une opération qui, à ce jour, totalise plus de 15 millions d’enrôlés, dans les douze nouvelles provinces, sans oublier la province pilote du Nord-Ubangi, où l’opération est déjà clôturée. Pour l’instant, la CENI se prépare à lancer la même opération dans les 12 autres provinces de  la troisième et quatrième aire opérationnelle.

Si, à ce jour, la CENI est arrivée à une telle prouesse, c’est sans compter avec le leadership, voire la détermination de son président Corneille Nangaa, qui veut offrir aux Congolais un fichier électoral fiable d’ici le 31 décembre 2017, afin de leur permettre de participer aux scrutins qui seront organisés conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre. Pour y arriver, Nangaa qui était en province, aura constaté, partout où il est passé, que l’opération se déroule bien, à l’exception de la province de Tanganyika, où elle a commencé avec un grand retard suite au conflit entre pygmées et bantous. Il a aussi cité la province du Nord-Kivu, surtout les territoires Oninga et Fatwa qui sont en pleine forêt et dont l’accès est difficile. Pour atteindre ces deux territoires, les gens recrutés par la CENI ont fait 12 jours. Ceci, parce que la zone est couverte d’un nuage qui empêche aux hélicoptères de s’y poser. En plus de tout ceci, les miliciens y opèrent et contrôlent toute activité. Comme pour dire que toute entrée dans ces deux territoires doit se faire avec l’aval de ces miliciens.

Quelle est la suite après l’enrôlement ?

Il faut préciser que la CENI entend respecter son chronogramme, selon lequel l’opération de révision du fichier électoral et d’enjôlement des électeurs doit se clôturer au 31 juillet 2017. A partir de cette date, la CENI présentera au public les statistiques qui vont servir à la répartition des sièges et cela se fera à travers une loi. Mais bien avant, la loi électorale devra être modifiée pour donner la clé de répartition sur base du nombre d’enrôlés. Et si l’on veut avoir les élections à la fin de cette année, il va falloir que le Parlement organise une session extraordinaire, dont la mission serait de doter la CENI des lois essentielles pour la réussite du processus électoral.

Il est tout à fait normal que lorsque la CENI aura un fichier électoral fiable, elle ne manquera pas de convoquer l’électorat, qui est un acte réglementaire par lequel la CENI demande aux électeurs inscrits de se préparer au scrutin, ou à ceux qui ont la prétention de diriger le Congo, de déposer leurs candidatures. Et ce, sans oublier la phase de contentieux et la publication de la liste définitive.

Au sujet du calendrier électoral, Corneille Nangaa fait observer : « tout le monde nous demande de le publier, alors que les accords de la Cité de l’Union africaine et de la Saint-Sylvestre ont fixé les dates », a-t-il indiqué. A l’en croire, le calendrier ne sera publié que lorsque le Comité national de suivi de l’accord (CNSA) sera installé et le nouveau gouvernement investi. La CENI estime qu’elle n’a pas d’interlocuteurs et que si évaluation du processus électoral il y avait, qu’elle soit faite avec la CENCO.

Il sied de souligner que tout ce travail ne peut pas se réaliser sans quelques problèmes rencontrés, qui sont inhérents à la vie et au fonctionnement d’une institution comme la CENI. Il y a d’abord le défi sécuritaire. Ici, il faut dire que la CENI a perdu beaucoup de ses agents, 5 policiers tués par balles, 3 ou 4 agents de la CENI ont reçu des balles à Lubumbashi, il y a eu les vols de matériels (9 kits d’enrôlement volés), les accidents de circulation, etc. Ensuite, il y a le défi opérationnel, soit la question de savoir, comment arriver à Oninga et Fatwa dans la province du Nord-Kivu, deux territoires enclavés et sans oublier qu’il faut 12 jours de marche ? En plus, comment approvisionner les centres en carburant, etc. Enfin, le défi informatique, parce que c’est l’ordinateur qui sert d’outil. Il peut arriver que l’ordinateur bloque. Raison pour laquelle la CENI a prévu un stock stratégique dans chaque territoire.

Il s’agit de 1,333 et non 1,8 milliards de dollars Us

Des chiffres rendus publics par le ministre d’Etat en charge du Budget, Pierre Kangudia, ont alimenté la toile et toute la presse la semaine dernière. Etant donné que l’organisation du processus électoral en Rd Congo est du ressort de la CENI, Corneille Nangaa a tenu à apporter quelques précisions. D’abord, il ne s’agit pas de la somme de 1,8 milliards de dollars Us, mais 1, 333 milliards repartis en trois ans ou trois parties, et non pour un seul exercice budgétaire. La première partie qui a commencé depuis 2016 comprend 400 millions de dollars Us. La deuxième qui concerne les élections combinées (présidentielle et législatives nationales et provinciales) a 526 millions de dollars Us, pendant que la 3ème année est dotée de 385 millions de dollars Us, pour le reste des élections, soit un budget global de 1,333 millions de dollars Us.

(Jean-Marie Nkambua)

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