Publication des résultats d’Examen d’Etat: Les nouveaux diplômés débordés de joie ont envahi les grandes artères et les bars

par -
0 136
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Ça sifflote, ça chante, ça danse à Kinshasa depuis samedi dernier, jour de la publication des résultats des examens d’Etat. Des milliers  de nouveaux diplômés ont pris d’assaut  sur les grandes artères, chantant et dansant, en dépit de la mise en garde du commissaire provincial de la Police nationale, Ville de Kinshasa, le général Kasongo.

En effet, quelques jours avant la publication, le numéro un de la Police de  Kinshasa avait prévenu les finalistes de célébrer leur diplôme dans leurs domiciles respectifs. L’ambiance du samedi peu après-midi, a été si emballante et si généralisée que l’appel de l’autorité (qui prévenait d’éventuels dérapages), est resté lettre. Les heureux diplômés d’Etat, non seulement ont perdu la tête dans une sorte d’hystérie collective, mais ont eu également la grâce de ne par rencontrer de déploiements policiers sur leur aire de liesse. Par conséquent, les heureux finalistes ont débordé explosé de joie jusque dans les débits de boissons. Aussi le public a-t-il  assisté à ce qui se produit chaque année en pareille circonstance,  notamment le tapage populaire. Quand vient à passer la publication des résultats d’examens d’Etat, la vie reprend normalement.

Un passant témoigne ce dont il a été témoin oculaire : « Il est 12 heures et demi, à Lemba-super, non loin du Shop Vodacom. Quelques voitures peinent à se frayer le chemin au milieu d’une foule saupoudrée, joyeuse et mouvant dans tous les sens.  Aucun élément de la Police n’est visible en ce carrefour où l’intensité du trafic est éloquente aux heures de pointes », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « Des embouteillages sont évités mais pas pour longtemps, car trois heures plus tard, un groupe de jeunes excités paralyse à nouveau le passage, bloquant littéralement la circulation des personnes ».

Dans d’autres quartiers périphériques de Kinshasa, jusqu’à 13 heures, tout se passait normalement suite aux perturbations des réseaux cellulaires ; mais à partir de 14 heures, c’était l’euphorie. Des diplômés en petits groupes qui circulaient dans les avenues jusque dans les grandes artères. Progressivement, l’on assistait à un regroupement spontané… une centaine de fêtards tout extasiés, certains assis sur la chaussée au point d’obliger des conducteurs à rouler en sens unique. Là aussi, les agents de la Police de circulation routière ont brillé par leur absence.

« D’autres lauréats d’une école située au quartier Debonhomme dans la commune de Matete, ont choisi de fêter cette joie avec leurs enseignants, dans l’enceinte de leur école », se réjouit une lauréate.

« Cette fête n’a duré que l’espace de deux heures. Alors que la bière coulait à flot, certains d’entre les convives se sont montrés visiblement incapables de contenir leur joie, dans cette soirée festive. D’où, la fête a atteint son paroxysme dans la soirée, surtout dans les quartiers réputés ambiants au boulevard Kimbuta dans la commune de N’Djili. Là, certains bars ont revu à la hausse le prix de la bouteille de bière et des boissons sucrées, tandis que d’autres ont installé des chaises jusque sur la chaussée. De jeunes filles légèrement habillées, sont rentrés un peu tard à la maison. Une scène similaire a été observée à Lemba- super, où des lauréats ont conditionné par l’aspersion de la poudre, l’accès à un bar très fréquenté. Il a en été de même dans la commune de Ngaba, où des Kulunas (des gangs en vogue à Kinshasa, opérant à l’arme blanche), ont profité de l’attroupement pour arracher, dans la soirée, des téléphones portables à de paisibles passants. Ces inciviques comptaient parmi leurs victimes, des gens d’âge de leurs parents.

(Rosy Bondala/ stagiaire UPN)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse