Province de la Tshuapa: Bongondo Simplice projette une école d’élite à Monkoto

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Bongondo Ikote Simplice, président d’une Fondation ASBL à caractère social portant son nom, est ressortissant de la province de la Tshuapa secteur de Bianga du territoire de Monkoto. Face au découpage et aux enjeux du développement, il est convaincu que la dynamique du changement est un processus qui relève de la volonté, de la détermination et même du courage. Selon lui, la nouvelle province de la Tshuapa a besoin d’hommes et de femmes intègres et capables de pouvoir relever le défi du développement principalement celui du territoire de Monkoto longtemps enclavé. Par ailleurs, il s’est lancé dans la formation des éducatrices et éducateurs (enseignants) précisément à Bianga. Tout en saluant l’implication du Ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Initiation à la Citoyenneté, il a proposé des voies de sortie pouvant permettre la concrétisation des solutions aux difficultés rencontrées dans divers domaines entre autres, la santé, l’éducation, l’amour fraternel et de l’insécurité qui sévit encore dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

Suivez l’entretien.

 Avenir : Quelles sont les actions concrètes posées par la Fondation Bongondo Simplice à Monkoto ?

Bongondo Simplice : En toute modestie, dans mon terroir de Monkoto, l’éducation c’est mon cheval de bataille. J’apporte mon soutien aux écoles dans l’encadrement des enfants, dès le bas-âge. Je promets de faire d’ici peu, à l’occasion de la rentrée scolaire, un don important des bancs, des tableaux, des boîtes à craies dans certaines institutions scolaires de cette entité. Dans la lutte contre l’enclavement, j’ai installé des phonies à l’intérieur du pays et envoyé des moteurs pour le montage des pirogues motorisées en activité. La Fondation Bongondo Simplice a aussi affecté des hors bords aux mouvements des commerçants versés dans la débrouillardise. Pour moi, Il ne faudrait pas tout laisser au gouvernement.

Apparemment, votre notoriété est grande dans cette contrée ?

On a des idées. Je suis toujours sollicité par les miens. Dernièrement, j’ai été contacté par le président de la structure « Bianga debout » qui m’a approché au sujet du développement du territoire, du secteur de Bianga. Je suis crédible chez moi. On me propose d’être leur porte-parole et interlocuteur valable. J’ai été très flatté de leur soutien déclaré en ma personne.

Qu’en est-il de votre projet sur la jeunesse de Bianga ?

En tant que digne fils de Bianga, je compte introduire un dossier au niveau du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, pour la formation des éducatrices et éducateurs de la maternelle. Il nous faut des formateurs. Un renforcement des capacités et remise à niveau des encadreurs des   enseignants. Une manière de les stimuler, car à l’intérieur, il y a des réalités que nous ignorons, on utilise des anciens livres tandis qu’ici tout évolue avec l’informatique. Je tiens personnellement à remercier le Ministre de tutelle pour avoir mis à notre disposition deux écoles-tests à Boende et à Monkoto. Dès cette année, on se met au travail. Créer une école d’élite au territoire de Monkoto est prioritaire pour l’instant.

Quelles sont les difficultés auxquelles est confronté le territoire de Monkoto ?

Il faudrait soulever le problème qui se passe dans la forêt équatoriale, principalement ses richesses qui constituent un patrimoine mondial, un poumon d’oxygène qui ne profite en rien aux habitants du territoire de Monkoto. Les paisibles autochtones sont quotidiennement tourmentés par des éléments en uniformes non autrement identifiés. Je plaide pour une harmonie entre nos soldats et nos populations. Tant il est vrai que le Parc Salonga se trouve à Monkoto, c’est normal qu’il y ait des limites. Mais que les habitants soient libres à faire la cueillette ou encore la chasse. Car, on apprend que manger de la viande, c’est infernal chez nous. Je propose la mise en place des magasins communautaires pour la création d’emploi et le dialogue permanent avec les populations autochtones. Sur le plan de la santé, il faudrait stipuler l’absence des centres de santé viables.

Quel est votre mot de la fin ?

La Fondation Bongondo Simplice est une Ong à caractère social visant principalement le désenclavement du territoire de Monkoto. Mais, les œuvres doivent primer à la place des paroles. Il nous faut des moyens conséquents. Dans l’union, nous somme forts.

Le développement de la province de la Tshuapa, le changement de comportement et l’amour entre les uns et les autres. Ce sont là les objectifs majeurs poursuivis par la Fondation Bongondo Simplice pour le développement de Monkoto. Je vous remercie.

(Propos recueillis par Franck Ambangito Baabamotiga)

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