Protection des civils et accompagnement des élections, Monusco : Justicia Asbl interpelle le Conseil de sécurité

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Le processus électoral en République Démocratique du Congo étant en sa phase irréversible, quelques ajustements s’imposent pour la fiabilité et la crédibilité des élections afin d’éviter de retomber le pays dans une autre crise majeure qui impacterait sur tous les pays de la sous-région de l’Afrique centrale et Australe, a indiqué Me Timothée Mbuya, Directeur exécutif de Justicia Asbl, dans un point de presse qu’il a animé hier au siège de l’Ong œuvres sociales pour le développement, dans la commune de Kinshasa.

Cette organisation de promotion et de protection des Droits de l’Homme et du droit humanitaire basée en RD Congo se dit très préoccupée de la situation que traverse la Rdc en cette période électorale pendant que les membres du Conseil de Sécurité s’emploient à réexaminer le mandat de la Mission de l’organisation des Nations unie pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (Monusco).

Dans sa communication, il a rappelé que les Nations Unies et la Communauté internationale peuvent jouer un grand rôle dans le développement positif de la situation en Rdc en vue des élections transparentes, crédibles et apaisées. A ce sujet, l’Accord du 31 décembre dit de la Saint-Sylvestre n’est appliqué que très partiellement, car en dehors de la mise en place très du gouvernement et du Comité National de Suivi de l’Accord (CNSA), ainsi que la publication du calendrier électoral, les mesures de décrispation politique telles que la libération des prisonniers politiques et d’opinion, la cessation des poursuites politiquement motivées contre des opposants politiques et autres acteurs de la société civile, la fin du dédoublement des partis politiques, la réouverture des médias indépendants fermés et la libération de l’espace d’expression et des manifestations publiques et d’autres mesures prévues par ledit accord, tardent à être mises en application.

Les trois propositions

Voilà pourquoi JUSTICIA Asbl estime que des mesures devraient être prises par le Conseil de sécurité des Nations unies premièrement en s’impliquant d’avantage dans le processus électoral afin de rassurer les acteurs politiques ainsi que la population en accroissant la sécurité en faveur de ceux qui prennent part à des manifestations politiques pacifiques et en s’opposant contre les atteintes aux droits de l’homme.

Deuxièmement, pour ce qui est de la machine à voter, au-delà des inquiétudes sur sa non fiabilité, le Conseil de sécurité devrait s’opposer à son utilisation dans un processus électoral hautement sous tension car non seulement il n’existe pas suffisamment d’experts pour tester ces machines et former les populations qui n’ont jamais eu accès à une machine électronique, alors que le seuil électoral tel que prévu par la nouvelle loi électorale résout la question du regroupement des partis politiques et empêcherait la mise en place d’un bulletin de vote pléthorique et épargnerait suffisamment des ressources. Dans le même sens, le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait s’activer pour augmenter le financement des élections que se contenter des simples promesses non tenues ou insuffisantes.

Et troisièmement, le Conseil de sécurité devrait aussi veiller à la mise en place d’un comité international d’accompagnement du processus électoral pour apporter un appui technique et s’assurer de la bonne gestion des ressources en sa disposition. Ce comité international aiderait à crédibiliser le processus électoral et s’assurerait de la justice effective des mesures prévues par l’Accord. Quant à la lutte contre les groupes armés, le Conseil de sécurité devrait accorder plus de moyens financiers à la brigade d’intervention de MONUCO afin de lui permettre de mieux appuyer les FARDC.

Il convient de préciser que le Gouvernement de la République s’emploie, en ce qui concerne le dédoublement, pour remettre une liste des partis politiques à la CENI, au plus tard le 26 mars 2018. La décrispation poursuit son cours normal, surtout avec la libération de plusieurs prisonniers politiques et d’opinion, notamment M. Huit Mulongo et Bagayamukwe. D’autres mesures sont attendues, pour permettre aux Congolais d’aller dans le calme aux élections attendues de tout le monde. Au sujet de la machine à voter, la CENI a amorcé la phase de la vulgarisation, qui permet aux Congolais d’en savoir un peu plus sur son fonctionnement. C’est le moment d’encourager ceux des partis politiques qui se regroupent déjà, pour éviter d’être surpris, au moment où il faudra compétir aux prochains scrutins.

(JMNK)

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