Promotion des droits de l’Enfant

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L’enfant, une richesse qu’il faut préserver des atrocités de la guerre

Bora a 14 ans et vit à Lubumbashi, dans l’ex-Province du Katanga au sud de la RDC

« Nous, enfants du Katanga, disons NON aux six violations graves des droits de l’enfant en temps de conflit armé. Ces violations sont de graves délits qui affectent sensiblement nos frères et sœurs de l’est de la République Démocratique du Congo ainsi que ceux du Nord Katanga et compromettent leur avenir. Et par conséquent, le développement de notre cher et beau pays », c’est ce qu’a indiqué Bora, âgée de 14 ans, enfant reporter de Lubumbashi, appuyé par le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef).

A l’en croire, il est impossible de dire que le pays est en cours de développement. Car, jusqu’alors, des enfants subissent encore des traitements inhumains. La jeunesse étant l’empreinte du développement ainsi que le profil d’un avenir radieux, se doit d’être protégée contre toutes ces maltraitances. «  Nous devrions comprendre que la phrase de nos ancêtres selon laquelle « l’enfant est une richesse » ne signifie pas seulement qu’il peut être une source de revenu mais aussi et surtout que l’enfant est un arbuste qui, après un bon entretien, deviendra un arbre qui produira de bons fruits, un arbre capable d’améliorer chaque jour le profil de ce beau pays qu’est la RDC. Nous pouvons pleurer tous ces enfants mutilés et tués mais il faut surtout toujours se souvenir que chacun d’eux portait en lui un atout, une connaissance », a renchéri Bora, avant de préciser qu’à chaque fois que ces enfants sont tués : «  nous devrions nous demander si l’on n’a point perdu un homme meilleur qu’Abraham Lincoln, une femme plus courageuse que Jeanne d’Arc ou même un individu plus savant qu’Albert Einstein ».

Et pour les enfants qui subissent des violences sexuelles ainsi que toutes les autres formes de maltraitances, cet enfant reporter renseigne qu’ils pourraient éventuellement récupérer leurs années d’études perdues et passeraient par des centres spécialisés et tout le reste. « Ces enfants ayant vécu ces violations paraîtront certainement guéris mais comme on le sait si bien, il faudrait parfois toute une vie pour oublier un mal. Mais que dire des maux ? D’une enfance perdue ? De tant d’années de souffrances continues ? Tout cela peut être dissimulé mais ne sera malheureusement jamais oublié. Il y aura toujours des conséquences néfastes à l’avenir ; mieux vaut prévenir que guérir, dit-on. Nous saluons les efforts du gouvernement mais parfois, à regarder la Rdc, nous pensons que nous régressons. En effet, pour nous, la seule manière de voir que le chemin a été parcouru, que le pari est gagné, sera de voir qu’il ne reste plus aucun enfant dans les parties au conflit, même dans les groupes armés », estime-t-il.

« On aura beau avoir des richesses, être un scandale géographique, mais tant que nous perdons une jeunesse devant être instruite et pouvant travailler pour ce beau pays qu’est la Rdc, aucune de toutes ces richesses ne pourrait compenser cette perte. Les années avancent mais l’espoir d’un Congo plus beau qu’auparavant s’étiole. N’apprends pas à ma main à porter une arme qui pourrait te détruire ; mais apprends-lui à porter un cartable qui permettra de te construire. Un enfant perdu est un Congo perdu », conclut Bora sur un ton interpellateur.

(Yassa/Par Bora, enfant reporter de Lubumbashi)

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