Prolifération de salons de coiffure à Kinshasa La politique de prix fait la différence selon des témoignages

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Depuis quelque temps,  le nombre de salons de coiffure est en augmentation dans les quartiers de Kinshasa. Il s’observe que cette prolifération s’accompagne d’une politique de prix abordables qui attire la clientèle.

Les coiffeurs pour s’y prendre dans ce monde de concurrence accrue, chacun fait preuve d’habileté pour offrir à la clientèle la qualité de service. Dans les communes de Kalamu et de Limete, quelques tenanciers des salons de coiffure ont bien voulu s’exprimer, pour satisfaire la curiosité des lecteurs de « L’Avenir ».

-Idriss Nsimba (propriétaire du salon  Victoire, sur l’avenue de la Victoire) : « Ce salon est ouvert depuis trois ans.  Dans notre contrat avec l’administration communale locale, nous ne sommes pas sous le régime de loyer mensuel. C’est juste remplir ou être en ordre avec les papiers établis à cet effet. Si cela arrive à expiration, on renouvelle, ce qui nous facilite la tâche. Ici, nous exigeons 1.500fc par tête, puisque nous pratiquons ce que nous appelons la coiffure simple, en ayant essentiellement le peigne et une lame de rasoir. La pression du taux de change nous incite à augmenter le prix  de nos services. Vu que le dollar est en relative baisse par rapport aux semaines avant, nous maintenons ce prix, et des clients viennent quand même ».

– Trésor Mbala (gérant du salon Gresuss) : « nous coiffons à 2.500 fc, cela est reparti comme suit : 1500fc pour le coiffeur et 1000fc, le salon. Nous faisons une coiffure propre, en préservant la qualité qui est un appât pour les clients ».

– Serge Etoma :  (gérant du salon de coiffure RDC) : « Chez nous, la coiffure simple c’est à 1000fc. Il y a aussi le service à 5 dollars, et cela dépend du modèle. Le fait de coiffer à 1000fc nous garantit beaucoup de clients. Une  fois, nous avons essayé d’augmenter le prix, cela nous a éloigné un grand nombre de clients. Pour les récupérer, nous avons jugé bon de revoir à nouveau nos tarifs à la baisse. C’est ce qui fait que jusqu’à aujourd’hui, nous versions le loyer assez paisiblement. Car avec la politique de rabattre le prix à 1000fc, il y a affluence de la clientèle. Ceux qui font payer  4.500fc, je pense qu’ils en font un peu trop, ils veulent faire le luxe.  De notre côté, nous  entretenons la propreté, de telle sorte que le salon soit présentable et que nos clients y  soient à l’aise  ».

Josué Binonga (propriétaire du salon New  Style/ Limete) : « Pour fixer le prix, cela dépend aussi du milieu.  Ici à Limete, il y a foisonnement de la population. Des clients entrent au salon quand ils veulent, à chaque temps où ils sont disponibles. Même si je verse le loyer, j’ai de la clientèle, et le fait d’avoir beaucoup de clients m’encourage et je ne suis pas tenté pour autant d’augmenter le prix. Il y a des jours où  je gagne vraiment de l’argent, le samedi et  le dimanche, je peux réaliser 50.000FC, pour moi, ce n’est pas rien ».

Comme on le comprend, cette différence de prix est due à la manière d’attirer les clients et la qualité de coiffer. Pour certains, le fait de remplir les documents à la commune quand cela expire, leur facilite un peu la tâche pour réduire le prix, tandis que pour d’autres,  quand bien même qu’ils verseraient le loyer chaque fin du mois, cela les agace. Ils ont témoigné, les coiffeurs appliquent les prix  également en fonction des modèles de coiffure exigés. Et à 1000fc, un prix «  révolutionnaires » qui permet l’accès à toutes les bourses, et aux jeunes pratiquants du métier de tirer leur épingle du jeu par la coiffure simple sans produit.

(Bénie Ongala, stagiaire)

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