Projet Inga 3: Les cinq revendications de la Société civile

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Le groupe de la Banque mondiale a suspendu depuis le 25 juillet courant, le décaissement des financements au titre de son assistance technique portant sur le développement du projet hydroélectrique Inga 3 basse-chute et de quelques sites de taille moyenne en République démocratique du Congo.

La Société civile avait donc réagi à chaud à cette décision de la Banque mondiale de suspendre son appui financier au projet Inga 3. A l’issue d’une réunion tenue au siège du CENADEP (Centre national d’appui au développement et à la participation populaire) à Kinshasa, les délégués des organisations de la Société civile engagées dans le suivi du projet Grand Inga, ont déclaré avoir pris acte de cette décision de la Banque mondiale.

Aussi, ont-ils constaté que cette attitude démontre un malaise entre le Gouvernement congolais et son partenaire habituel la Banque mondiale. De ce fait, ils interpellent toutes les parties prenantes au projet Inga 3 basse-chute, au respect des engagements pris sur la manière de conduire le projet, notamment pour les études d’impacts environnementaux et sociaux ainsi que pour d’autres études complémentaires.

La Société civile tient à ses cinq revendications-clés

Ces acteurs de la Société civile disent réitérer leur soutien au projet Grand Inga malgré tout, mais lequel soutien demeure conditionné par la réponse de leurs cinq revendications-clés en rapport avec ledit projet. Le premier est la prise en compte des risques que peuvent encourir les communautés d’Inga lors de la construction du Barrage Inga 3 et la réhabilitation des familles affectées par Inga 1 et Inga 2.

Au second lieu, c’est l’affectation d’au-moins 50 % de l’électricité qui sera produite aux besoins de la population congolaise. Troisièmement, le respect des normes techniques, environnementales et sociales internationales, ainsi que des lois de la RDC en la matière.

Les deux dernières revendications de la Société civile la plus large diffusion de l’information concernant le projet Inga 3 auprès du grand public ; et l’implication effective de la Société civile dans toutes les phases du déroulement de ce projet.

Enfin, ces délégués des organisations de la Société civile engagées dans le suivi du projet Grand Inga s’interrogent sur l’avenir de ce projet Inga 3 basse-chute après le retrait de la Banque mondiale. Signalons que ce projet consiste à la construction d’une troisième centrale hydroélectrique (barrage d’Inga 3 basse-chute et il y aura également Inga 3 haute-chute), d’une capacité de 4.800 mégawatts d’énergie électrique, dans le complexe énergétique d’Inga dans la province du Kongo central.

Pour le Gouvernement, c’est la première phase de l’aménagement du projet Grand Inga, en une série de projets hydroélectriques (jusqu’à Inga 8 pour atteindre la capacité du site). D’autant plus que dans ce seul site d’Inga, se concentre une capacité de production de plus de 40.000 mégawatts d’énergie électrique, sur les 100.000 Mw estimés du potentiel énergétique que regorge la Rdc en ce qui concerne l’hydroélectricité.

A ce jour, il y existe deux barrages, Inga 1 (d’une capacité de 351 Mw avec six tribunes dont deux seulement fonctionnent) et Inga 2 (d’une capacité de 1424 Mw avec 8 tribunes dont 5 en fonction), construits pendant la deuxième République.

Inga 3 et de l’implication de la Société civile

Les travaux pour la construction du barrage Inga 3 basse-chute, pourront durer au moins cinq ans. Le projet comporte donc sept phases. Le coût pour la réalisation de ce projet oscille autour de 12 milliards de dollars américains.

Un consortium privé (ou développeur du projet) se chargera de ce fait, de la construction du barrage ainsi que d’autres infrastructures sur le site. Au départ, six développeurs étaient en lice, puis ils sont restés à trois. Et aujourd’hui, il ne reste plus que deux dans la compétition, un groupe chinois (Trois Gorges) et un autre espagnol, le canadien-coréen s’étant désisté récemment.

Il sied de signaler que la Société civile de la Rd Congo, à travers le Centre national d’appui au développement et à la participation populaire (CENADEP), est très engagée dans le suivi de la mise en œuvre du projet Inga 3. C’est dans cette perspective que travaille la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique (CORAP).

A partir de cette CORAP est donc né le Projet d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif à l’énergie. Lequel tient compte des revendications de la population par rapport au développement du projet Grand Inga. Ce projet est financé par la Fondation OSISA (Open society initiative for southern Africa) à hauteur de 100.265 dollars américains.

(Lepetit Baende)

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